vendredi 30 mars 2018

Les Thugs - Paroles - Christophe Sourice

Les Thugs - Paroles - Christophe Sourice

thugs
Christophe Sourice - Les Thugs

"À l’époque, le progressif c’était 15 mille accords et 200 breaks, mais le punk, c’est le retour au basique: couplet-refrain, couplet-refrain, trois accords et basta! Le tout, c’est de savoir lesquels". 
Christophe Sourire, Les Thugs, Longueur d’Ondes, 1993.

Les Dogs de Rouen - Rencontre avec Catherine Laboubée

Interview de Catherine Laboubée - La soeur des Dogs

Retrouver cette interview sur notre nouveau Website à cette adresse : 

jeudi 29 mars 2018

Lemmy Kilmister - Paroles

Lemmy Kilmister - Paroles

lemmy-kilmister
lemmy-kilmister

"Quelle période géniale, l'été 71. Je m'en souviens pas, mais je ne l'oublierai jamais!"

J'en ai marre qu'on me réduise à cette chanson, dès qu'un mec vient me brancher dans un bar, il me hurle "Ace Of Spades"  à l'oreille. On a quand même enregistré une vingtaine d'albums, il pourrait varier non?

mercredi 28 mars 2018

Punkitude - Les Producteurs du DIY

Punkitude - Les Producteurs du Do It Yourself

punkitude
Punkitude

1ère partie - Le rôle des producteurs du punk - Les anglais.

1977, miroir de mai 1968, érige le Do It Yourself au rang d’idéal de vie. Les combattants musicaux s’en emparent et que tournent les presses à disques!

L’habit ne fait pas le moine, ce proverbe peut-il s’appliquer en toutes circonstances à tous sujets? De même: Sous les pavés, la plage, peut-il glisser vers: Sous les crachats les studios d’enregistrements? La légende urbaine véhicule des New York Dolls arrivant en studio guitares désaccordées, provoquant l’incompréhension de Todd Rundgren, Bob Ezrin effaçant les solos d’Ace Frehley - Kiss - pour placer ceux de son guitariste de sessions (Dick Wagner), Phil Spector kidnappant les Ramones, flingue en pogne...

Question: Quid du rôle des producteurs dans l’épopée punk? Arbitrairement, mettons cinq crachats sous la loupe - Clash - Sex Pistols - Wire - Damned - Stranglers.

Une dernière chose avant de passer aux travaux pratiques. Lorsqu’on aborde l’épineux problème du son, encore faut-il préciser la source et le moyen de lecture dont on dispose. En effet, compressé au format MP3, les finesses n’ont plus des sens. Les remarques qui suivent sont donc le fruit d’un disque vinyle première pression à chaud tournant sur une platine, tête de lecture insérée dans le sillon. Être plus précis, en citant par exemple les références du matériel, relèverait de la publicité, ce qui, dans le cadre de l’esprit punk, est un non-sens. Alors, entrons dans la danse...

The Clash - 1er album

Les débuts du Clash sont sonorisés par Micky Foote, producteur... producteur? Outre Strummer & Co, Foote ne compte qu’un Subway Sect à son actif, plus une pige sur l’album de 101’ers en 1980. Pour se rendre compte, l’acquisition d’un pressage anglais de 1977 est essentielle, les multiples rééditions ne présentant pas la même dynamique. «Brut de pomme», comme on qualifie un cidre, colle bien à la simple et directe accessibilité des chansons. La tentation tendrait à négliger le travail de console pour privilégier l’enregistrement sans overdubs. Pourtant, dans Rude boy, certes sorti trois ans après, on voit Strummer, casque sur les oreilles, s’époumoner dans un micro, artères du cou gonflées à rompre, voix dérapant dans la fausseté. Dans Conversations avec Jimmy Page - 2014 - le guitariste/producteur explique comment ralentir une bande pour obtenir de l’épaisseur ainsi que d’autres trucs et astuces susceptibles d’enlumi/manipuler le résultat final. L’écart de son entre ce 1er essai et London calling, discrètement « rock-chromé, plaide en faveur d’un Micky Foote plus ingénieur du son que producteur. Peut-être quelques retouches, un coup de fer à repasser sans plus.
Conclusion? Punk = 1, Producteur = 1/2.

The Clash - Remote Control


Sex Pistols - Never mind the bollocks

Deux bassistes pour un poste, dont un qui ne sait pas jouer, et un producteur habitué de Roxy Music et autres glam rockers: Chris Thomas. Le son de Never mind the bollocks participe activement au résultat final: monumental! Il circule des rumeurs sur des musiciens de studio... pfffffff, calomnies!
Pourtant, Jimmy Page, encore lui, musicien de studio émérite, joue de la guitare sur des albums de The Who (et de tant d’autres), rien que ça! Factuellement et indéniablement, ce disque n’est pas que le fait des quatre hommes nommés: The Sex Pistols. Sorti après ceux de la concurrence, Never mind the bollocks devait marquer le coup, d’où cet important travail de studio. Le nombre de pistes de guitares collées les unes sur les autres s’apparente aux mille feuilles. S’il n’est pas la progéniture exclusive de l’homme aux manettes, on peut dire que ce 33 relève d’une garde-robe qu’il a sélectionnée:
Punk = 1/2, Producteur = 1.

Sex Pistols - Never Mind The Bollocks


Wire - Pink Flag

En 1977, Wire, techniciens du punk, font appel à Mike Thorne, producteur punk rock, pour enregistrer leurs 21 premiers titres . Outre Pink flag, on retrouve Thorne associé au LAMF de The Hreatbreakers, au premier album de Téléphone ainsi qu’au méga hit de Soft Cell: Tainted love... enviable tableau de chasse! Pour Wire, le son est clinique. Il sent l’ozone, le coup de batte dans un quartier de viande d’une salle réfrigérée, aux abattoirs. Les Lps sus cités présentent tous un son différent. Intéressant, le producteur n’applique pas une formule, il s’adapte aux musiciens. Dans le contexte, peut-on dire que, sur Pink flag, Thorne est déterminant? J’opte d’avantage pour des musiciens déterminés. Mettre en valeur, enrubanner, certainement, mais pour les choix finaux, il y a fort à parier qu’ils relevèrent du groupe.
Punk = 1, Producteur = 1/2.

Wire - Mannequin


The Damned - Damned, Damned, Damned

Elvis Costello, The Pretenders, Dr Feelgood et Damned Damned Damned, donc. Nick Lowe n’est pas un débutant et il pratique lui-même en tant que chanteur. Le son de ce disque «ouvreur de bal», 1ère sortie du mouvement, est plus proche de celui du Clash que de ceux des Pistols ou de Wire. Il donne l’impression d’un très peu entre les instruments et le résultat final, si ce n’est sur la voix vampiresque de Vanian à l’écho spectral. Sous des abords de joyeux drillent aux plombs partiellement fondus, les garçons savent travailler leurs instruments respectifs. Nick Lowe les laisser jouer sans leur greffer de protubérances, ces apparats et jeux de manches assimilables à de la poudre aux yeux. C’est que, déjà, pour lui-même, sur ses propres disques, il prône le bio, le naturel. Comme The Damned préfèrent se tartiner de crème (de mousse à raser?), il les laisse se la jouer à l’anglaise: Juste un nuage de lait avec notre thé, une once de crasse pour notre bébé ! Punk =1, Producteur = 1/2.

The Damned - Born to Kill


The Stranglers - Rattus Norvegicus 

Dernier objet d’étude, The Stranglers avec: Rattus Norvegicus, ce diamant de «IV» carats. Le producteur Martin Rushent le pare d’un son cinq étoiles. Comme les chansons ne valent pas moins, nous naviguons dans le domaine de l’incontournable. Examinons une partie du CV de Rushent, en qualité d’ingénieur du son ou de producteur: T Rex, Fleetwood Mac, Buzzcocks, Generation X, 999, The Human League Téléphone (Crache ton venin). Ce garçon connait autant son affaire que Burnel & Co la leur. Maquillage et moustache en façade sont les seuls artifices contenus dans cette galette: du pur jus de pur … rock à l’esprit punk. A mon sens, sur les cinq vinyles, il s’agit de celui dont on peut dire: Un partout, la musique au centre.

The Stranglers  - Peaches


Alors, quid du total, on additionne?  -  Punk = 4 ½, Producteurs = 3 ½.
La conclusion de la 1ère partie de cette savante analyse montre donc que, lors du mouvement punk, pour ce qui concerne l’Angleterre et l’année clé: 1977, la volonté des musiciens l’emporte sur celle des maisons de disques. Ces dernières, éternellement enclines à proposer un produit fini commercialement juteux, ont cédé au bordel orchestré de ces jeunes gens fougueux. Le public a suivi. Quand même, à l’apogée du Do It Yourself, il aurait été intéressant d’entendre comment ces musiciens affamés se seraient autoproduits et, ainsi, pouvoir comparer avec ces récipiendaires de l’ile déserte qui trônent désormais et à jamais dans nos discothèques. Au fait, nous discourons ici de la grise Albion mais ailleurs … 2ème partie à suivre: Punk et son Monde.

Thierry Dauge

samedi 24 mars 2018

The Clash - London Calling

The Clash - London Calling

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The Clash - London Calling

London Calling - Audace et réussite

London Calling - L'album magistral du Clash, le disque que je place volontiers parmi les plus belles pièces de l'histoire du Rock est sorti le 14 décembre 1979 en Angleterre. A l'époque, le Clash avait largement atteint ce statut de noblesse qui le portait au rang des meilleurs groupes punk britanniques. Cet album est un coup de pied dans la fourmilière de l'enfermement des genres. Pas question de ranger Strummer et sa bande dans l'unique "prison dorée craspouilleuse" de l'enveloppe punk rock, car le Clash, a longtemps revendiqué par son attitude, cette liberté et cette ouverture d'esprit que l'on retrouvait aussi bien dans les déclarations, les textes que la musique. Sur cet appel londonien, l'urgence est toujours de rigueur, dans la rage et la force de l'interprétation, les textes sont encore une fois licencieux, violents et fortement politisés... Joe ne mâche pas ces mots.
«On faisait tout ce qu’on pouvait pour s’accrocher alors qu’on glissait de plus en plus vers le précipice. Il n’y avait personne pour nous aider ».
Si certains ont parfois bassement tenté de les faire passer pour d'incultes musiciens, ne vous y méprenez pas, le Clash était un groupe en constante évolution technique et artistique. London Calling est à ce titre, le résultat flaggrant et bouleversant de ce mouvement perpétuel. Un disque qui s'ouvre sur la giffle magistrale de London Calling, une chanson écrite par Joe Strummer et Mick Jones, chez la grand-mère de ce dernier (ça ne s'invente pas). Le texte est politiquement fort, il fustige le thatchérisme, envoie aux limbes les vestiges du passé, en parfait accord avec une unité musicale qui donne d'emblée la tonalité de l'album. La bassline reggae largement inspirée du jeu de basse de Leroy Sibbles - The Heptones - est poussée par des guitares électriques syncopées mais péchues, le tout dans un rythme haletant porté par le phrasé punk et rageur de Joe Strummer. Premières notes, premièrs glissements sur le sillon et l'intention est donnée, London Calling est une Revolution Rock!

The Clash - Revolution Rock



Ce disque étonnament prolixe aurait largement pu contrarier les afficionados de la première heure tant l'étendue de la palette musicale est large. Fini la castration musicale, place à l'ouverture vers une audacieuse fusion des genres, du rock au punk, en passant par le rockabilly, funk, reggae, pop, rhythm and blues et incartade vers le jazz, Mr Jimmy Jazz. Il faut dire également qu'il s'agit d'une période de transition pour le groupe qui vient de se séparer de son manager Bernie Rhodes et qui a dû trouver de toute urgence un local pour préparer et répéter ce nouvel album. L'endroit au dire de Strummer est plutôt glauque et l'ambiance est studieuse, si bien qu'à l'entrée en studios, l'album est réglé aux petits oignons. C'est à ce moment qu'intervient Guy Stevens, un producteur excentrique, ravagé sur les bords et pas mal entâmé par l'alcool et les drogues. Idée du groupe, semblerait-il, le gaillard est connu pour faire voler les chaises et donner des directives farfelues... Stevens malgré son humeur bipolaire est également connu pour ses qualités techniques et ses capacités à canaliser ses artistes. Sa folie décongestionne le groupe, qui retrouve sa rage originelle. Résultat, le double album est mis en boîte quelques semaines, et c'est une véritable bombe à succès.

Joe Strummer racontera plus tard :
"On a vécu trois mois dans un trou à rat de Pimlico. On était mal: on avait plus de manager! Mais on a passé nos journées à écrire et finalement, on a sorti un album tellement nickel qu'on l'a enregistré en quelque chose comme trois semaines et deux jours."

Difficile de faire l'impasse sur la mythique pochette de London Calling. Photo réalisée par Pennie Smith lors du concert 21 septembre 1979, sur la scène du Palladium de New York. On raconte qu'il y avait une certaine pression, le Palladium voit roder fréquement Bruce Springsteen, Robert De Niro ou encore Andy Warhol. Ce soir là, Paul Simonon furieux de sa prestation explose sa Fender precision sur scène... Pennie immortalise l'instant. Le graffisme de la pochette est un clin d'oeil manifeste au premier album d'Elvis Presley, sorti en mars 1956. Clin d'oeil aux racines américaines du rock, probablement... Il est également intéressant d'observer la déconstruction de l'analogie. Alors que le King semble faire corps avec son instrument, le serrant sur sa poitrine, la pochette du Clash montre Simonon en train d'exploser sa basse sur scène. Destruction, reconstruction, violence créatrice, esprit punk... une pochette magnifique qui semble servir à merveille notre imaginaire. Un album icônique qui a depuis longtemps pris sa place dans l'inconscient collectif rock.

Auguste Marshal

vendredi 23 mars 2018

Elvis Presley - Birth of Rock and Roll

Le premier album du King - 23 mars 1956

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Elvis Presley - Birth of Rock and Roll

On peut ne pas aimer Elvis, surtout sa seconde partie de carrière quand il se produisait à Las Vegas pour les vieilles rombières américaines. Mais comment ne pas aimer le jeune Hillbilly Cat, qui rendait les foules hystériques, qui faisait faisait jaillir l’excès de testostérone d’une jeunesse trop longtemps abreuvée de musique aseptisée. Et surtout qui jetait les bases de la musique que nous écoutons tous, peu ou prou: le Rock’n’Roll.

On ne refera pas la genèse des prémices du Rock’n’roll, quand Elvis enregistrait chez Sun Records, elle est sur ce blog... Attelons-nous au premier album  sorti le 23 mars 1956 chez RCA.
Après avoir racheté son contrat, RCA veut rapidement capitaliser sur ce jeune homme qui casse tout sur son passage. Les séances d’enregistrement auront lieues les 10 et 11 janvier 1956, à Nashville (Tennessee) et le 30 janvier à New York. Notons que certains titres qui paraitront sur cet album ont été tirés du catalogue Sun, donc plus anciens (1954-1955)
L’album restera n°1 pendant 10 semaines, et fut le premier à atteindre la somme astronomique d’un million d’exemplaires vendus. En 2003, il est classé par le magazine Rolling Stones à la 56ème place des meilleurs albums de tous les temps. Mais place à la musique ….. Blue Suede Shoes.

Etienne FLT

Elvis Presley - Blue Suede Shoes



Pink Floyd - Wish You were Here

Pink Floyd - Wish You were Here

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Pink Floyd - Wish you were here

Excellent documentaire Arte, interview à la clé, concernant l'album Wish You Were Here de Pink Floyd sorti en septembre 1975. L'état du groupe à ce moment, la violente critique de Nick Kent, la chanson Wish YouWere Here marquée par la visite en studio d'un Syd Barett méconnaissable... un regard du groupe sur cette période tumultueuse dans la vie des Floyd en forme de témoignage, le recul des années en plus. A voir ou revoir. Documentaire de John Edginton.

 

mercredi 21 mars 2018

Mick Jagger - Paroles

Mick Jagger - Paroles

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Mick Jagger

"Parfois un orgasme est plus intense que de ressentir quelque chose sur scène. Parfois, être sur scène est plus fort qu’un orgasme…"

samedi 17 mars 2018

Dragon Rapide - Album - See The Big Picture

Dragon Rapide

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Dragon Rapide

Dragon Rapide - See The Big Picture

Dragon Rapide est un groupe originaire de Clermont Ferrand à la dénomination des plus mystérieuse. Leur premier album: See the big picture vient de sortir en ce début d'année. Bonne surprise pour nos oreilles, la découverte de ce groupe qui dégage une identité facilement reconnaissable. 
Treize titres entièrement réalisés version DIY, avec des compositions intelligement portées sur un alliage serré entre un rock électrique, frôlant parfois la rudesse, et un sens des mélodies fines, conduit par une voix résolument pop, en agréable décalage avec l'énergie Rock déployée. Mention particulière pour le travail sur les choeurs manifestement réussi et qui confine l'intention d'entraîner l'auditeur dans cette séduitante dualité pop rock. Dragon Rapide se produit sur scène en trio depuis 2016, avec Sylvain à la Guitare et au chant, Jimmy à la basse et POG à la batterie. Côté influences, ils mentionnent dans leur bio Nada Surf, Teenage Fan Club ou encore Travis. Pour ma part, j'ai retrouvé parfois quelques accents de pop rock anglaise énervée... quelques réminiscences des Pixies, de Blur par moments, Garbage à d'autres... mais ne vous laissez pas prendre au jeu des suggestions, Dragon Rapide possède un style bien personnel... Il ne vous reste plus qu'à les découvrir.


Auguste Marshal

vendredi 16 mars 2018

Joe Strummer - Paroles

Joe Strummer - Paroles

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Joe Strummer -1988
"Le Clash, ça venait toujours du cœur. Peu importait qu’on soit en pleine ascension ou en train de se casser la gueule, ça venait toujours du cœur." 

Joe Strummer - 1988

jeudi 15 mars 2018

Les Satellites - Pied Orange

Les Satellites - Pied Orange

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Les satellites

Satellites alternatif et festif

La fin des années 80 et le débuts des 90's a marqué en France l'engouement pour ce qu'on a appelé à l'époque: la scène rock alternative. Ils étaient un certains nombre de groupes rock très électriques, largement imbibés de l'énergie punk, et dont la plupart s'exprimaient dans la langue de Molière. Le label Bondage était l'un des acteurs notoire de cette scène alternative, avec pas mal de belles découvertes. Difficile d'oublier les Bérurier Noir, Ludwig von 88, les Washington Dead Cats, Parabellum ou Satellites...

Originaires de Versailles, les Satellites émergent en 1987 chez Bondage Records avec un premier album intitulé Du groove et des souris. Une petite réputation de groupe fun et bien rentre dedans, leur colle rapidement à la peau, et c'est le démarrage des premières tournées des festivals, puis des salles parisiennes de renom (Bataclan - Olympia). Leur deuxième album enregistré et tout d'abord sorti chez Bondage, les Satellites signent chez Sony avec qui il réaliseront les deux albums à suivre.

Les Satellites - Le nez à la place de la bouche


Le plus marquant à mon sens reste probablement Pied Orange sorti en 1990, et dont la production aboutie dévoile des accents groove aux harmonies proches du reggae, sans jamais laisser s'estomper cette puissance électrique dans les guitares, et cette veine humoristique et festive, largement cultivée aussi bien dans le texte que dans l'image scénique du groupe. C'est au fond, ce qui fit l'originalité des Satellites, un rock énergique et enjoué, porté par des textes gonflés à bloc de dérision et d'humour second degré. 
Exemple parlant, Le nez à la place de la bouche, ou l'interrogation existentielle, version "comics", est une chanson portée par des choeurs brûlants façon Kate Pierson - B-52's - et une section de cuivre dynamitant feu et flamme la joie et la bonne humeur. 
La vocation d'une chanson ou d'un groupe est parfois plus simple qu'on ne l'imagine, notamment pour son auditeur. Ces Satellites là, avaient avant tout le pouvoir de me propulser sur les hautes sphères de la bonne humeur et des envies festives... A bien y regarder, ça mérite tout de même un grand Merci!

Auguste Marshal

mercredi 14 mars 2018

Franck Zappa - Paroles

Franck Zappa - Paroles


“Jouer de la guitare, c'est comme faire l'amour: il faut vraiment être stupide pour oublier comment on fait une fois qu'on l'a appris.”

Franck Zappa

Johnny Thunders And The Heartbreakers

Johnny Thunders And The Heartbreakers

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The Heartbreakers

Genèse et tribulations d'un groupe mythique : The Heatrbreakers

Mars 1975, les New York Dolls jouent au Little Hippodrome de NYC avec Television en première partie. Johnny Thunders - guitare - et Jerry Nolan - batterie - ont dans l'idée de former un nouveau groupe et en touchent deux mots au bassiste de Television, Richard Hell. Le mois suivant, lors d'une tournée en Floride, les deux acolytes quittent les Dolls et rentrent à New York pour concrétiser leur projet. Hell les rejoint, les Heartbreakers sont nés.

Après un premier concert fin Mai à New York, ils recrutent le guitariste chanteur Walter Lure qui jouait précédemment dans les Demons. La formation comprend désormais trois chanteurs, Hell - basse/chant - Thunders - guitare/chant - et Lure - guitare/chant.
Le 7 Juillet a lieu leur second concert, au CBGB's. Enregistré, il est officialisé par le label Bomp sous le titre What Goes Around.

Johnny Thunders And The Heartbreakers - Can't keep my eyes on you


Début 76, première démo et premier article dans le tout nouveau magazine New York Rocker. L'auteur n'est autre que Richard Hell qui utilise le pseudo Theresa Stern. Les concerts continuent, la plupart du temps dans des clubs de New York, dont le Max's Kansas City, mais peu à peu la tension monte entre les trois chanteurs et Richard Hell finit par claquer la porte au début de l'été. Billy Rath, originaire de Boston et rencontré lors de la tournée en Floride, prend la suite. Nouveau concert en Juillet au Max's Kansas City chroniqué dans le New York Rocker par une certaine Nancy Spungen... Elle commence à suivre le groupe, devient accro à Jerry Nolan puis à l’héroïne qu'elle partagera plus tard avec Sid Vicious.

Le photographe Leee Black Childers qui a travaillé, entre autres, avec Andy Warhol et David Bowie, devient leur manager et arrange l'enregistrement de plusieurs titres studio. Début décembre, il les emmène en Angleterre, sur invitation de Malcolm McLaren, pour participer à la tournée Anarchy In The UK Tour avec les Damned, Clash et Sex Pistols. Ces derniers ayant fait scandale à la télévision, la plupart des concerts prévus sont annulés les uns après les autres. Cela permet aux Heartbreakers de jouer au Roxy de Londres durant leur temps libre et d'être remarqués par le label Track. Une chance pour eux car personne ne veut les signer aux USA à cause de la réputation sulfureuse des New York Dolls qui leur colle à la peau et de leur dépendance à l'héroïne. Track les signe pour six albums en trois ans!

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The Heartbreakers
Diverses sessions studios ont lieu de Février à Octobre 77. Entre-temps, le groupe joue en Belgique, en France, à New-York (album DTK – Live at the Speakeasy) puis entame une grosse tournée anglaise début octobre pour promouvoir l'album LAMF (Like A Mother Fucker).
Problème: le mix du disque ne plaît pas du tout à Jerry Nolan qui s'en va, une première fois. Paul Cook - Sex Pistols - puis Terry Chimes - The Clash - le remplacent. Comme si les ennuis ne suffisaient pas, le label Track est en difficulté, l'avenir discographique du groupe est mal engagé. Jerry Nolan craque et s'en va définitivement, les Heartbreakers finissent par tout plaquer au mois de Décembre, après un concert au Bataclan. Johnny Thunders rentre à Londres où il va enregistrer son premier album solo, So Alone, en compagnie d'une belle brochette de musiciens.

Août 78, le groupe se reforme une première fois, sans Jerry Nolan, pour un gig au Max's Kansas City. Dernier come-back en 1984 avec un passage au Lyceum de Londres le 25 Mars. L'enregistrement du concert sort officiellement en LP la même année (dispensable).

 Johnny Thunders And The Heartbreakers - Live at Max's Kansas City - 1979


Après la séparation, chacun vit de son côté, participant soit à des albums soit à des concerts dans différents groupes (Nolan, par exemple, jouera un temps avec les Idols en compagnie de son ex-compagnon de route Arthur Killer Kane). Seul Johnny Thunders maintient vraiment une carrière solo et sort des albums jusqu'à sa mort en 1991. Aujourd'hui, le seul survivant de cette affaire, Walter Lure, a son propre groupe, The Waldos. Il invite fréquemment d'autres musiciens à jouer avec lui, comme en 2017, pour célébrer les 40 ans de LAMF avec Clem Burke (Blondie), Glen Matlock (Sex Pistols) et Mike Ness (Social Distortion). Just like a motherfucker ! 

L.A.M.F - Born to lose - 2017 - The Bowery Electric NYC novembre 2017



Johnny Thunders & The Heartbreakers reste un des groupes majeurs de la scène punk New Yorkaise et  LAMF un album de référence. Pour les fans hardcore, il existe deux mixages différents ainsi qu'un coffret, LAMF - The Definitive Edition, avec des versions alternatives, démos etc. Citons également les meilleurs albums live du groupe: Live At Max's Kansas City, Vive La Revolution (Bataclan), DTK - Live At The Speakeasy (1 ou 2 sets selon le pressage) et LAMF - Live At The Village Gate 1977 avec la participation de Sylvain Sylvain et Robert Gordon.

Fernand Naudin

Johnny Thunders And The Heartbreakers - D.T.K



samedi 10 mars 2018

Good Rockin Tonight : The Legacy of sun Records

Good Rockin Tonight : The Legacy of sun Records

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Tribute triple cd du Label SUN - Let's Rock

Si on proposait sur Carotte Rock, groupe-émanation de ce blog sur Facebook, un sondage pour savoir où et quand est né le Rock'n'Roll, il y aurait autant de propositions que de «votants», et tout ce monde aurait tôt fait de s’écharper.. Par contre, personne ne pourrait remettre en cause la place prépondérante qu’a pris dans l’explosion musicale du début des fifties le fameux label SUN, de Memphis. Elvis, Johnny Cash, Carl Perkins, le killer Jerry lee Lewis ( pour ne citer que les plus connus...) y ont fait leurs premières armes, excusez du peu... Des artistes aussi différent que Chrissie Hynde, Robert Plant, Jimmy Page ou Paul Mc Cartney savent ce qu’ils doivent au label au coq jaune.

Pour "payer leur dû" à cette mythique maison de disque, l’album Good rockin tonight :the legacy of Sun records est sorti en 2001. On y retrouve: Jeff Beck, Chrissie Hynde, Elton John, Tom Petty, Van Morrisson, Bob Dylan, Bryan Ferry, Eric Clapton, Sheryl Crow, Johnny, Chris Isaak. 
Ouf… Bon, comme dans toute album Tribute, on y trouve du bon et du moins bon.
Petite sélection parmi ce florilège
Libre à vous de découvrir le reste... Un petit back to the roots, telle une piqure de rappel.

Etienne FLT

Jeff Beck et Chrissie Hynde : Mystery train


Bryan Ferry : Don't be cruel


Bob Dylan - Red Cadillac and a Black Moustache





The Jam - All Mod Cons

The Jam - All Mod Cons

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The Jam - All Mod Cons

All Mod Cons - Le disque attendu !

Souvenez-vous, nous sommes début 1978 et le groupe anglais The Jam vient de sortir son deuxième album intitulé: This is a modern world. Cet album, sorti visiblement un peu trop rapidement, seulement quelques mois après le succès du 1er opus In the City, dévoile une facette un peu plus "mods", et va recevoir un accueil des plus sombre, notamment de la part des critiques qui n'hésitent pas à le descendre en flèche. Le groupe, par ailleurs déçu par cet échec et  fatigué par cette très grosse tournée à travers le Royaume Uni, l'Europe et les Etats-Unis, se donne alors quelques mois de répit avant de revenir sur le devant de la scène.
Un retour en studio est alors programmé en mai 1978, mais les batteries sont à plats et la source d'inspiration de Weller semble alors tarie. Renvoyé momentanément par ses producteurs, afin de relancer sa créativité musicale, la légende raconte que Weller, alors en proie à une petite déprime, se serait isolé cet été avec pour seul bagage: Something Else des Kinks. Les légendes ayant toujours leur part de rêve et de réalité, personne ne sera surpris de retrouver une magistrale reprise explosive de David Watts des Kinks, sur le troisième album des Jam.

The Jam - David Watts


All mod Cons, le troisième album des Jam, sort en novembre 1978 en Angleterre et s'impose rapidement comme le disque attendu. Le ton aux résonaces punk a nettement évolué depuis le premier album, et on ressent l'admiration de Weller pour Ray Davis, jusque dans la structure des morceaux. Mais la touche Jam est efficiente, grâce à un style nerveux et cinglant, Paul Weller, savant génie de la composition, ne se contente pas de plagier sa nouvelle idole, il transcende la reprises des Kinks, et apporte un éventail de compositions jusque là sans pareil, alliant l'énergie Punk des débuts, à cette  incontestable influence Mod qu'il ne reniera jamais vraiment. L'album est une réussite, mais également un succès commercial puisqu'il culmine à la sixième place des charts anglais. Parmi les pépites absolues, je retiens pour ma part, l'insidieux et acerbe Mr Clean, Down In The Tube Station At Midnight, lugubre histoire de meurtre basée sur la basse syncopée de Bruce Foxton, All Mod Cons - qui donne son titre à l'album - et cette mystérieuse English Rose, ballade au travers de laquelle, Weller nous déballe avec grâce et tendresse, toute la délicatesse de son talent de songwritter.

The Jam - English Rose


Album de transition pour les Jam et retour à la case succès tant attendu, All Mod Cons est un concentré de joyaux bruts. Il marque l'évolution des Jam vers un style plus abouti, qui sans desservir cette nervosité électrique, laisse libre place à la verve mélodique de Paul Weller. A tout juste vingt ans, il pose déjà les bases de son indomptable talent de compositeur, doté d'un sens inné de la mélodie et d'une troublante virtuosité à équilibrer guitares scintillantes et mélodies pop, sans jamais laisser place à une quelconque apathie.

All Mod Cons est un album brûlant d'une fougue habillement maîtrisée... à conserver au rang des joyaux du british rock.


Auguste marshal

vendredi 9 mars 2018

Bo Diddley - Paroles

Bo Diddley - Paroles

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"J'ai ouvert la porte du Rock’n’roll, tout le monde s'est précipité à l'intérieur, je suis resté tout seul... avec la poignée!" 

Bo Diddley

Popincourt - The Brilliant Missing Link

Popincourt - The Brilliant Missing Link

popincourt
Popincourt

Popincourt - Nouveau Single

Nous l'avions découvert en 2016 avec son premier allbum solo intitulé: A New Dimension to Modern Love, et Popincourt nous revient aujourd'hui avec un nouveau single intitulé: The Brilliant Missing Link. Un nouveau titre pourtant issu des sessions d'enregistrements de cet album, mais qui avait été écarté lors du choix final.
Sensiblement décalé, The Brilliant Missing Link nous dévoile une facette un peu plus rock de l'artiste, dans laquelle l'influence Mod et l'inspiration de l'un de ses maîtres sacrés Paul Weller transpire avec force et limpidité. Une tonalité toujours légère et lumineuse, largement supportée par ce son aux affinités sixties et portée par la voix suave et bienveillante de Popincourt.
Le single vient de sortir sur le label de Seattle Jigsaw Records en format digital et vinyle et rappelons pour mémoire, que cet artiste à l'esprit très DIY, avait eu l'idée géniale et comme il nous l'avait confié à l'époque, le "culot" de faire appel à des musiciens de renom: Ken Stringfellow, basse et choeurs - The Posies - et Hervé Bouétard à la batterie - Bertrand Burgalat, AS Dragon
Résultat à la hauteur des attentes, The Brilliant Missing Link: à découvrir absolument!
http://www.popincourtmusic.com/

Popincourt - The Brilliant Missing Link




jeudi 8 mars 2018

The Runaways

The Runaways  

The runaways
The Runaways

The Runaways, un girls band monté de toutes pièces?

A l'instar d'autres formations des 70's, les Runways ont longtemps eu la réputation d'un groupe monté de toutes pièces par un producteur/manager malicieux, sorte de Brian Epstein du glam ayant créé un girls band avant les Spice Girls, en quelques sortes. Mais ce n'est pas tout à fait comme ça que les choses se sont déroulées.

Été 1975, une jeune américaine originaire de L.A., Joan Jett, rencontre le producteur Kim Fowley grâce à une amie. Elle a un projet de groupe Rock composé uniquement de filles, il la met alors en contact avec la batteuse Sandy West avec qui elle va débuter. Elles reviennent ensuite vers Fowley pour lui faire écouter ce qu'elles ont dans le ventre. Convaincu de leur potentiel, il propose de les aider.
Les Runaways commencent à jouer dans les clubs de Los Angeles sous la forme d'un trio, avec Joan Jett à la guitare, Sandy West à la batterie et Michael Steele en tant que bassiste et chanteuse. Lita Ford rejoint le groupe au poste de guitariste lead, Steele ne reste pas, on la retrouve plus tard au sein des Bangles. Viennent ensuite la chanteuse Cherie Currie et la bassiste Jackie Fox. D'autres musiciennes font de brefs passages au sein du groupe avant la formule définitive. A ce sujet, quelques années plus tard, Fowley expliquera qu'il n'a pas créé les Runaways, il y a eu différentes versions du groupe et la bonne est celle que l'on connaît et dont il s'est occupé. Il a mis West et Jett en relation, les a aidé à trouver d'autres musiciennes, mais à aucun moment il n'a imposé quoi que ce soit:
"J'avais des idées, elles en avaient aussi, on a mis tout ça en commun et le reste s'est fait naturellement". 
On est bien loin de la légende des marionnettes recrutées sur casting.

The Runaways - Cherry Bomb



1976, Kim Fowley leur trouve un contrat avec Mercury. Sort le premier album, The Runaways sur lequel figure le hit Cherry Bomb co-écrit par Jett et Fowley, ainsi que la reprise du titre Rock N'Roll de Lou Reed. L'album se vend plutôt bien et Mercury ne perd pas de temps, le second LP Queens Of Noise sort l'année suivante, et fait un carton avec l'aide d'une tournée mondiale qui passe par le Japon. Les cinq filles y déclenchent l'hystérie dès qu'elles montent sur scène ou descendent d'un avion mais en pleine tournée, Fox claque la porte et Joan Jett devient bassiste intérimaire assurant le job jusqu'au bout lors du plus gros concert au Tokyo Music Festival. L'album Live in Japan devient rapidement disque d'or.

The Runaways - Live in Japan - 1977



De retour aux USA, Vicki Blue est recrutée pour la basse, Jett reprend sa place de guitariste rythmique et le groupe repart en studio pour l'enregistrement du futur album Waitin' For The Night... qui se fait sans Cherie Currie. En effet, la chanteuse s'en va en solo et cède la place à Joan Jett qui sauve le groupe une nouvelle fois.

The Runaways - Wasted - 1977



Fin 77, elles se séparent de leur manager Kim Fowley pour des questions d'argent et travaillent sur de nouvelles compos en vue du prochain album, And Now... The Runaways qui sort l'année suivante. Associées à la scène punk depuis leur passage au CBGB's et leurs nouvelles fréquentations dont font partie les Ramones, elles repartent en tournée avec eux et passent par le Palladium de NYC le 7 janvier 1978. Le concert est diffusé à la radio US et finit en bootleg. La popularité du groupe n'est plus à faire, les choses vont vraiment bien jusqu'à ce que leur bassiste Vicki Blue les abandonne. Remplacée par Laurie McAllister, le groupe reprend la route une dernière fois, avec de se séparer en 1979 pour divergences musicales.

Lita Ford s'oriente peu à peu vers le Hard FM tandis que Joan Jett reste dans une lignée Rock. Elle part en Angleterre pour enregistrer son premier single, You Don't Own Me, produit par Steve Jones et Paul Cook des Sex Pistols. La face B est la reprise des Arrows: I Love Rock N'Roll sur laquelle jouent les deux Pistols. Plus tard, Joan Jett enregistre une nouvelle version de cette face B avec son groupe The Blackhearts dans lequel joue l'ancien batteur des Avengers, Danny « Furious » O'Brien. Le single devient un hit planétaire et lance véritablement la carrière de Jett.

I love Rock'n'Roll - Joan Jet and the Blackhearts



Aujourd'hui, Joan Jett, Lita Ford et Cherie Currie continuent leurs carrières solo, il leur est arrivé de rejouer ensemble. Jackie Fox est devenue procureur, Vicky Blue redevenue Victory Tischler-Blue fait du cinéma, elle a débuté sa carrière dans le film This Is Spinal Tap. Sandy West et Laurie McAllister sont décédées respectivement en 2006 et 2011. Les 4 albums studio ainsi que le Live In Japan sont vivement recommandés.


Fernand Naudin


Joan Jett & Cherie Currie - Cherry Bomb 2010



mardi 6 mars 2018

Citation - Dominique Laboubée - Les Dogs

Citation - Dominique Laboubée - Les Dogs

dogs
Dominique Laboubée - Les Dogs

"J'ai beaucoup de mal à avouer que j'aime bien Gainsbourg, Polnareff, Dutronc et Ronnie Bird. Quand on a commencé, il n'y avait pas beaucoup de groupes de Rock en france, et ça ne nous venait même pas à l'idée de chanter en français..."

Dominique Laboubée - Les Dogs

samedi 3 mars 2018

Iggy Pop - Paroles

Iggy Pop - Paroles



"Je voulais faire de la musique et, à l'époque, à moins d'être très doué pour un instrument, une formidable option se présentait: le rock'n'roll. Le rock se devait d'être sauvage. Je suis donc devenu un animal, imprévisible, incontrôlable." 

Iggy Pop - Télérama - 2016

Iggy Pop et David Bowie - Montréal 13 Mars 1977

Iggy et Bowie - Montréal 13 Mars 1977


Iggy et Bowie

jeudi 1 mars 2018

Starshooter - Mode - L'album le plus punk du groupe ?

Starshooter - Mode - L'album le plus punk du groupe?

Starshooter
Starshooter - Mode - 1979

Starshooter - Mode - 1979

Retour en 1978: un groupe de quatre gones lyonnais déboulent sur les ondes avec un titre imparable, Betsy Party, où un jeune homme subit la fougue amoureuse d’une jeune fille entreprenante... Époque bénie... Bref, la quasi-totalité des titres qui composent cet album vont permettre aux jeunes crêteux de pogoter dans les soirées...

Betsy Party, avec son riff imparable :


Starshooter : Inoxydable : 



Mais c’est quand sort l’album suivant que tout se complique: Mode sort en 1979 et déjà, la pochette est un choc: Kent - chant, guitare - Mickey Snack - basse - Phil Pressing - batterie - et Jello - guitare - arborent des tenues plus adaptées à enflammer les dance-floor qu’à slammer dans les concerts. De plus, une phrase barre la pochette: 
«Cette année, la jeunesse sera intelligente et sexy….» 
La pochette du disque signe Etienne Robial (fondateur de la maison d’édition Futuropolis et créateur de nombreux logos et notamment du célèbre habillage de Canal Plus dans les années 90) est parfaite illustration du décalage second degré, comme le sont également la plupart des chansons du disque.
Bon, tout ça n’est pas bien grave, et être Punk c’est être là où on ne vous attend pas, non? Mais s’ensuit une grande incompréhension entre le groupe et son public. Kent s’en explique: 
«Tout cela est en grande partie de notre faute. Au moment où nous avons fait la pochette , nous étions branchés sur les nanas et la mode, comme nous l’étions auparavant sur les camions..C’était notre truc du moment. Pour nous, c’était un gag. Malheureusement, personne ne l’a pris comme ça...»
Mais pourquoi ce virage musical, alors que le premier album avait si bien marché. Là aussi, Kent nous en donne la raison: 
«La maison de disque nous demandait de faire du Punk. Ça se vendait. La malhonnêteté aurait été de suivre ses directives pour le second album, alors que nous voulions faire autre chose...» 
Mais il affirme : 
« Il n’y a pas de différence de thème entre Inoxydable, du premier album, et Congas et Maracas du second . On y parle des mêmes choses, mais je veux que les gens écoutent la mélodie et qu’après ils s’aperçoivent qu’il y a autre chose derrière...»

Starshooter : Congas et Maracas 



Et de conclure: 
« Ce qui m’a énormément déçu, c’est que cet album a été pris au sérieux par tout le monde. Au départ, on est des vanneurs, des plaisantins. Ce qui avait séduit la presse et le public dans le premier album a été complètement occulté par ces mêmes personnes dans le second. D’où le plantage.. » 
Si être Punk, c’est être là où on ne vous attend pas, alors oui cet album est Punk. Tout autant que l’album de Country québécoise que vient d’enregistrer Didier Wampas, dont on a parlé ici-même. Et pour le plaisir, un dernier morceau de ce fameux album: Ma vie c’est du cinéma. J’adorais le premier couplet:
«Mon père s’appelait Cochran, il est mort le jour où je suis né, pour moi ce n’est pas un drame, et je ne l’ai jamais regretté. Je préfère me souvenir que de devoir supporter un vieux rocker vivant sur son passé…. » 
C’est pas Punk ça ?

Etienne FLT

Starshooter : Ma vie c'est du cinéma



Mode le deuxième album de Starshooter sort en 1979. Avide de provoc' et d'humour second degré, le groupe lyonnais en sortant cet album pour le moins en décalage avec l'état d'esprit déjanté du précédent, se tire finalement une balle dans le pieds, vis à vis de son public des débuts. Décrié et critiqué par certains, défendus par d'autres, l'album suscite la controverse. Provoc' vis à vis de leur maison de disque et humour second degré selon Kent, j'm'enfoutisme du résultat, n'est-ce pas là l'esprit punk? Une question suscitée aujourd'hui par Etienne FLT.