mercredi 28 février 2018

Kid Pharaon and the Lonely Ones - Love Bikes

Kid Pharaon and the Lonely Ones - Love Bikes

Kid Pharaon and the Lonely Ones

Love Bikes - 1987 - Un premier album très prometteur

Véritable bonne surprise à sa sortie en 1987, Love Bikes premier album de Kid Pharaon, fut un éclair de renouveau dans le paysage rock indépendant français. Un vrai parfum de Rock'n'Roll qui n'avait pas omis son attachement aux racines. Une voix plaintive et parfois éraillée qui envoyait un max de feeling, des compos inspirées, des arrangements léchés: on tenait enfin le groupe rock français de cette fin des années 80. Mais attention, le chant en anglais, le style, l'énergie rock, les influences parfaitement digérées, tout dans l'état d'esprit musical, nous renvoyait outre atlantique. On a souvent parlé des influences de Jonathan Richman, du Velvet et j'en passe, mais ce qui était absolument intense et vibrant à l'écoute de ce premier disque, c'est ce feeling rock jouissif et plein de fraîcheur, qu'on avait pas entendu en France depuis bien longtemps. N'oublions pas que , le premier Ep déjà très prometteur, sorti un an plutôt, nous avait déjà dévoilé entre autres quelques titres alléchants Jesus and Money, Walking  my way, ainsi que Pablo Picasso, une très belle reprise des Modern Lovers de Jonathan Richman.

Kid Pharaon and the Lonely Ones
Et même si le Kid et son équipe n'ont malheureusement pas décroché ce succès pourtant mérité, la notoriété s'est installé peu à peu dans le milieu rock indépendant français de l'époque. Thierry Duvigneau alias Kid Pharaon allait devenir pour quelques années, le temps de trois albums aussi distincts que complémentaires une figure incontournable du rock français. 
Enregistré au studio Le Chalet, la production est assurée par Closer, et le groupe est alors composé de Nico Saubade à la batterie, Alain Perrier à la basse et Philippe Charpentier (Sharp) à la guitare. 
Du pur rock'n'roll avec, pour les avoir vu plusieurs fois en concert, une énergie scénique réjouissante et un niveau musical largement à la hauteur. Des mélodies accrocheuses et sincères, des compos inspirées délivrant un pur parfum de rock et un sens de la mélodie inouï...

Kid Pharaon and the Lonely Ones : Jungle Queen


Réécoutez All Over The Sea et Jungle Queen pour les riffs électriques et le côté pur Rock punchy, Charly's Was Working For The BP afin d'appréhender la voix de crooner du Kid, et Your my friends (and it's true), déchirante ballade au piano qui nous induit dans l'univers émotionnel de l'artiste... inoubliable.

Merci à Nico Saubade, batteur des Lonely Ones, pour l'apport de ses documents photographiques.


Auguste Marshal

Kid pharaon


Kid pharaon

mardi 27 février 2018

Ramones - Paroles

Ramones - Paroles

ramones
Monte Melnick, manager des Ramones

Nous nous etions arrêté à une station. Une vieille dame et venue me voir et m’a dit : « c’est gentil de vous occuper de gens comme eux. Elle les avait pris pour des attardés mentaux… »
Monte Melnick, manager des Ramones

samedi 24 février 2018

Georges Harrison - Paroles

Georges Harrison - Paroles



"Reformer les Beatles ? Pas tant que John Lennon est mort" 


Georges Harrison

vendredi 23 février 2018

A Rock in Love Story in the eighties

A Rock in Love Story in the eighties

clash

C'est un post un peu spécial que l'on vous propose aujourd’hui. Tous les groupes dont nous allons parler ont fait l’objet d’une page sur ce même blog...  Et c'est l'humeur frivole et quasi printannière que l'on vous propose une Love Story de notre propre cru. Un petit voyage dans nos coeurs vibrants au carburant du Rock, petit prétexte aimable pour déambuler au travers de quelques uns de nos titres chéris, parmis ceux qui frémissent le plus régulièrement sur nos platines. Et si le coeur vous en dit, laissez-vous porter par le son...
Cette histoire d’amour contrariée débute au seuil des années 80... Ce soir là, IL n’avait vraiment pas envie de sortir, mais ses potes ont fini par le décider. IL a bien fait, c’est là qu’il va LA rencontrer.

Betsy Party - Starshooter


C’est l’amour fou. IL va au devant de ses désirs, pour la garder il est prêt à lui offrir tout ce qu’elle veut.

Tout ce qu’elle veut -  Les Dogs 


Il est fauché comme les blés, mais la belle a des goûts de luxe. Qu'importe, Il s’endette et cède à ses caprices. La belle aime se montrer, elle aime le luxe, c’est une femme quoi… IL lui achète une Cadillac… 

Brand new Cadillac, The Clash


Mais la demoiselle est versatile, pour ne pas dire ch…Ce n’est pas ce qu’elle voulait vraiment. Son truc, c'est les Vélomoteurs qui font...

Vélomoteur - Les Calamités


Bon, qu’elle ait des goûts versatiles en matière de moyen de locomotion, passe encore. Mais ce n’est pas tout, la fidélité n’est pas sa qualité première, et en amour, elle est instable et fantasque.

Où va t elle -  Bijou


Le scénario de la loose, voilà qu'elle le trompe avec son meilleur ami. Sa première intention: lui casser la gueule... à coup de battes de base ball! Classe et efficace, et pour ça, rien de mieux que de faire appel aux Sheriff.

A coups de batte de base-ball - les Sheriff 


Et puis au fond, ça changerait quoi? Ne dit-on pas que l’amour rend aveugle ? Et vous, jusqu'où iriez-vous, au nom de l'amour?

Au nom de l’amour - Bijou 


La belle ne veut rien entendre. Pour elle, tout est terminer, et "tes sanglots longs n'y pourront rien changer"

Je suis venu te dire que je m’en vais - les Infidèles 


Et cette fois, c’en est trop. De l’amour fou, il finit par lui vouer une haine féroce. 

Tu peux t’attendre au pire - Cyclope 


Crime passionnel diront les juges...

The cops are comin’ -  The Outcasts 


Soit dit en passant, tous les groupes qui apparaissent sur cette page on fait l’objet d’un article sur ce même blog…Bonne recherche!

Etienne Frelet


mercredi 21 février 2018

Didier Wampas - Paroles

Didier Wampas - Paroles

Didier Wampas

"J'ai toujours pensé que chanter juste, ça faisait petit bourgeois"

jeudi 15 février 2018

Hair Metal

Hair Metal -  Mötley Crüe, TNT, et les autres

Hair Metal
Hair Metal

« Hair Metal » pour « air musique » ? La réponse en deux exemples …

Au dos de la pochette, ce sont les New York Dolls version cuir… version queer? Il ne faut pas se fier au visuel du back-cover, ces « fillettes » made in US incitent à l’action musclée. Le maquillage, la mise en plis, les talons aiguilles et la moue provocante, sur Too fast for love (1981): Mötley Crüe peaufine une image racoleuse. Cet appel au sexe fonctionne à merveille car si quelque chose fait tourner le monde, c’est bien de cela dont il s’agit: débrider sa sexualité. Côté musical, le propos est plus «poilu». Des chansons adolescentes taguent le Kama Sutra sur les murs de la ville. En guise de peinture, les garçons tripotent des armes lourdes et des objets tranchants. The dirt, autobiographie du groupe, dresse l’exact portrait des loupiots, de sales gosses en vérité. L’album compte dix titres dont au moins sept déforment la membrane des haut-parleurs. Somme toute, leur juvénile-rock-métallique ne «révolution-ne» qu’en tournant sur les platines mais, de Live wire à On with the show, le breuvage relève quand même d’un certain Crüe. Pour le moins, ces pétroleuses possèdent de sacrées cuisses, amples en oreilles et capables d’âpres grand-écarts. Une fois tirées, on ne peut que les boire.

Mötley Crüe : Live Wire


Emergeant du néant grâce à Too fast for love, le groupe rejoint en même temps la bande des « ¨ », des « trémas », sis en « ö » et en « ü » dans leur logo. Cette secte compte dans ses rangs des pointures du calibre de Blue öyster cult, Motörhead ou encore Queensrÿche. Enigmatique? Vendeur? Usité, voire ringard? Surenchère, assurément. De fait, nos voyous proposent quatre de ces petits points où les trois autres en revendiquent deux. En français, depuis la réforme de l’orthographe de 1990, il est convenu de prononcer séparément la lettre placée sous le tréma. Ainsi, sous notre langue, Mötley crüe devient «M-ö-tley Cr-ü-e». En centrant sur les deux voyelles: « öü », nous obtenions graphiquement, et avec un peu d’imagination, une rivière de perles au-dessus d’une poitrine féminine. Le propos s’oriente salace! L’entre-jambe, sur la pochette annonce la couleur. Le harangueur, au micro, confirme. Le coté efféminé, c’est pour rassurer, rameuter les copines: «Terrrrible ton gloss !», «Chouette ta couleur !», «Mmmmmmm, ce petit haut assorti aux bottes… !». Et la musique dans tout ça? La bonne fréquence au bon endroit, l’over-drive réglé aux poils, elle vise sous la ceinture. Elle translate des enceintes pour masturber votre cerveau droit, centre du plaisir. A bord de chacune des chansons vous naviguez vers ce fleuve voulu par Nikki Sixx, bassiste et entrepreneur du combo, celui des Enfer: le Styx. A deux doigts de la noyade, vous adressez au ténébreux «héro-ïnomane» (deux ou trois OD à son actif) une ultime prière: Take me to the top. Alors, il tient la preuve que son disque vous a trouvé. En conclusion, si l’on considère que le Hair Metal a connu son summum dans les 80’s, on peut dire que Mötley Crüe, avec cet album, a ouvert le bal.

Mötley Crüe : Take me to the Top


Qu’en est-il en Europe ? Des chansons du calibre de 10 000 lovers (in one) ou Tell no tales valent bien un Smell like teen spirit. Permanentes et teintures contre cheveux raides et nature? Spandex à paillettes contre à carreaux les liquettes? On ne peut être bon que bucheron, on en a cure de la manucure? Revendiquons la possibilité de traces de gloss sur les tronçonneuses ou d’Exocets eye liner-isés. «Pardon? Des Tarlouzes, des Tapettes faces à des Homme »? Ok, je vois où l’on situe le débat.

Pour ce qui concerne les solos mitraillettes, les descentes ou envolées de gammes travaillées au hachoir, Ronni Le Tekro, première gâchette chez TNT, présente un jeu de guitare assez comparable à celui de Nuno Bettencourt, le prodige-virtuose d’Extreme. Il foisonne ses graves et ses aigües en tirant sur les cordes comme d’autres sur les pianistes. Tony Harnell, quant à lui, hurleur suraiguë de première catégorie, envoie ou susurre les couleurs du printemps sur un mode hivernal. Cette polyvalence harmonise à merveille les mélodies «FM-isées» du combo. En matière de chansons, si Tell no tales navigue entre Queen et Dokken, autre combo «hairysé», il reste une production typique du groupe par la double signature de son guitariste et de son chanteur. Pour en être convaincu, il n’y a qu’à se rendre sur Intuition (1989) ou Transistor (1999), leurs Lps suivant. Ces garçons, qu’on les aime ou pas, possèdent un grain musical identifiable instantanément et ce malgré les dix années qui séparent ces deux Lps. Gage de qualité? Je ne sais pas. Dans la catégorie : «Ce sont-eux !», on compte quand même quelques pointures dont AC/DC, Status Quo, Queen ou Led Zeppelin; des références à méditer.

TNT : 10,000 Lovers


Tell no tales contient trois petites pièces musicales qui peuvent laisser perplexe. Ils sont assez nombreux ces guitaristes amoureux de leur pratique qui raturent quelques partitions sur le mode de l’écriture automatique. Sapphire, Smooth syncopation et  Incipits sont-elles qualifiables de «psycho-musique»? Il reste qu’elles font de jolies dentelles/introductions aux chansons qui les suivent. En tous cas, d’une durée totale de 30’42’’, Tell no tales n’en souffre pas. Nous ne sommes pas dans le cas de ces albums de plus d’une heure où la masturbation du manche incite au giclement de cervelle. Une question subsiste: TNT, en tant que patronyme, signifie-t-il Tell no tales ou se rapporte-t-il à l’explosif du même nom?

A ce point de l’enquête, pouvons-nous d’ors et déjà tirer une conclusion? Suite aux deux exemples pré-détaillés, constatation: nous nous rapprochons d’avantage du «feu» que de l’«air». Peut-on généraliser? Citons d’autres noms, sans idée de classement ou de chronologie, juste pour différencier un peu plus la lave du vent: Skid Row, Warrant, Lillian Axe, LA Guns, Bang Tango. Extrayons n’importe quelle chanson, balades exceptées, des albums suivant: Skid Row, Cherry Pie, Psychoschizophrenia, Hollywood vampires ou Love after death, et touillons. Qu’obtient-on? Un cratère, un volcan, point de néant. Du coup, osons une conclusion: Hair pour les cheveux, Metal pour la musique, Sueur pour les deux. Des souillons, oui, des bâillements, non. D’ailleurs, aux USA, ces albums sont ceux qui se vendirent le plus (par millions!), sur la période où ils sévirent. Ce n’est pas un critère de qualité? Non mais tout autant qu’une connection GPS pour trouver son chemin. S’il y a parfois des ratés, ils ne font pas la majorité.

Thierry Dauge











Debbie Harry - Paroles

Debbie Harry - Paroles

Debbie Harry
Debbie Harry

"Chaud, fou et excitant, le punk est une histoire d’explosion, la première véritable expression du détachement."
Debbie Harry 

mercredi 14 février 2018

The Clash - Premier album - Clash

Le premier album du Clash - 1977

The Clash
The Clash 

Energie brute et canalisée, malgré une production cheap.

Février 1977, Le Clash entre en studio pour y produire son premier album. Un disque percutant et indispensable qui sortira deux mois plus tard le 8 avril 1977. Déjà largement électrifié par le punk américain, des Ramones aux Heartbreakers, la déferlante australienne avec Radio Birdman et les Saints, l'Angleterre déjà accoutumée aux premiers singles des Sex Pistols, va recevoir en pleine face ce disque brûlant de fougue et de talent, aussi explosif qu'un bâton de dynamite. Étonnant d'écouter la restitution de cette énergie brute, les guitares incisives sont tranchantes, la production est limite à mon sens supérieure à pas mal de disques punk sortis cette année là, et pourtant les conditions d'enregistrements franchement limites, ne laissaient guère présager un tel résultat. Conditions d'enregistrement Cheap, matos pas toujours en très bon état, mais qu'importe, quand la volonté prime. Même le batteur est provisoire, Terry Chimes sera bientôt remplacé par Topper Headon, quelques temps après la sortie de ce premier album.

The Clash 1977 - Protex Blue


A la fin de la courte session d'enregistrement, la production leur demande d'ajouter un titre à l'album. Ce sera une reprise, et marque déjà bien ancrée de leur pluralisme culturel, entendez par là, ouverture d'esprit, le Clash optera pour un reggae interprété alors par le jamaïcain Junior Murvin: Police and Thieves. L'arrangement et la couleur punk rock est une réussite grandiose qui affirmera dès lors l'union entre le Punk et le Reggae, dans la force du militantisme contestataire. Une porte ouverte, que le Clash n'hésitera pas à rouvrir par la suite. D'autres groupes talentueux, comme The Ruts à partir de 1979, enfonceront définitivement le clou... souvenez-vous de Jah War.

The Ruts : Jah War



C'est d'ailleurs cette même injustice envers la communauté noire, vécue en direct le 31 août 1976 lors des émeutes de Notting Hill par Paul Simonon et Joe Strummer, qui avait inspiré la création de White Riot, un véritable hymne, visant à insuffler aux blancs la même énergie de révolte... Le morceau souvent mal compris, donnant lieu régulièrement à des bagarres dans la salle, conduira Mick Jones à ne plus vouloir le jouer sur scène.

Véritable chapelet de déflagration rock, ce disque explose de part en part, envoyant des décharges musicales à grands renforts de slogans anti establishment. Ce qui est particulièrement génial sur ce premier Clash, est la manière avec laquelle cette violence, cette pulsation brutale s'acoquine particulièrement aux voix de Strummer et Jones, et à cette capacité que le groupe a toujours su trouver pour conserver de tous temps, une véritable ligne mélodique. De vrais chansons, magnifiquement construites, des refrains accrocheurs, parfois même des hymnes - White Riot, London's Burning - et une arrogance punk qui ne se perd jamais dans la nécessité d'y intégrer du subversif. Non seulement ces mecs ont déjà la classe, mais ils ont surtout un talent de compositeurs et d'interprète qui explose à la face.

The Clash : White Riot


Ce premier Clash sortira d'abord en avril 77 en Angleterre. Une seconde version en 1979 sera destinée au marché US, pochette modifiée avec le titre en haut, au lieu d'être en bas, ainsi que quatre titres en moins, présents sur le pressage anglais - Cheat, Protex Blue, 48 Hours, Deny - remplacés par cinq chansons enregistrées entre 1978 et 1979. Différence majeure, sur la version américaine, c'est donc le batteur Topper Headon qui actionne les fûts. Parmis ces cinq morceaux, il n'y a que des pépites. Excepté I Fought The Law qui date de 1979,  toutes ont été enregistrées en 1978:  Complete Control, (White Man) In Hammersmith Palais, Clash City Rockers et Jail Guitar Doors. L'ordre des chansons est remanié, et l'album US s'ouvre cette fois sur Clash City Rockers avec son intro fulgurante en lieu et place de Janie Jones sur la version British. 
Alors, quelle est la meilleure? Difficile de faire un choix... Même si on est tenté de préférer par essence la version originale de 1977, il faut bien avouer que le remaniement de 1979 nous a apporté entre autres des perles certifiées et devenues incontournables dans l'histoire de The Clash. 
"Garçon, s'il vous plaît, un de chaque"

Auguste Marshal

Février 1977, Le Clash entre en studio pour y produire son premier album. Un disque percutant et indispensable qui sortira deux mois plus tard le 8 avril 1977. L'Angleterre reçoit alors en pleine face ce disque brûlant de fougue et de talent, aussi explosif qu'un bâton de dynamite. Deux version de ce premier album : 1977, la première mouture british, et une version modifiée pour le pressage US en 1979. Un album majeur!

mardi 13 février 2018

Kate Bush - Paroles

Kate Bush - Paroles

Kate Bush
Kate Bush à propos de Bowie

L’atmosphère était si chargée d’émotion qu’à la fin, il a pleuré. Et nous avons tous pleuré avec lui (à propos de l’ultime show de Bowie en tant que Ziggy Stardust, le 3 juillet 1973, au Hammersmith Odeon de Londres, Mojo Classic, février 2007).

samedi 10 février 2018

Les Misfits

Les Misfits

Misfits
Misfits

Les Misfits , où le Rock qui fait peur...

Entendons-nous bien: nul ne peut avoir la prétention de posséder un savoir universel en matière de rock, au sens large du terme, mais en préparant ce post j’ai découvert un genre que je ne connaissais pas: l’Horror Punk. Contrairement au Rock Gothique, qui utilise la mort au «1er degré», l’Horror Punk se sert de cette imagerie plus pour le côté artistique ou  fun, un peu comme le train fantôme dans les fêtes foraines… Cela étant dit, revenons à nos Misfits: crée en 1977, autour du chanteur Glenn Danzig et du bassiste Jerry Only, le groupe perdure jusqu’en 1983, puis se sépare, se reforme plusieurs fois, avec des line-up changeants... Notons que Marky Ramone, batteur de qui vous savez a fait partie, temporairement du groupe... 
L’image du groupe est un peu leur carte de visite: vêtements noirs, maquillages outranciers, scénographie gore, tout cela mêlé à des textes sanguinolents...

Comme indiqué plus haut, au fil des années, le groupe se sépare, se reforme, se re-sépare, se re-reforme etc... retracer leur histoire est un véritable parcours du combattant. Au-delà de ces changements continuels, il nous reste la musique... Petit florilège.

Misfits : Dig up her bone ( déterre ses os… )


 Misfits : Scream (Hurlement…) 



Un album détonne un peu dans leur discographie, Project 1950, où ils reprennent des tubes des fifties à une allure un peu plus speed... 
Notamment Donna (un slow de Richie Valens, créateur de la Bamba….), avec Marky Ramone aux drums…


Etienne Frelet

vendredi 9 février 2018

Les Roadrunners - Beep Beep

Les Roadrunners - Beep Beep

Roadrunners
Roadrunners

1er album : Beep Beep

Il y avait évidemment beaucoup d'humour chez les Roadrunners, preuve en est, le titre Beep Beep de ce premier mini album sorti en 1987. Les Roadrunners, un groupe d' Evreux qui a posé ses valises pendant pas mal d'années aux Havre, soutenu à leur début par la figure locale incontournable, l'inépuisable Little Bob. Ils démarrent au début des années 80 et attendront cinq bonnes années de rodages sur les scènes locales, avant de franchir le sasse des premiers studios d'enregistrements. Avec Little Bob et cette énergie de groupe déjà largement rodée dans ce terreau rock à l'époque fortement développé au Havre, on pouvait s'attendre à du 100% pur rock'n'roll pêchu et électrique. Mission accomplie, ce premier mini album rempli ces attentes dans un pur jus de garage rock et d'inspirations pop, en anglais dans le texte, avec des titres mémorables, comme Umbrella ou encore Behind the door, qui feront longtemps partis du répertoire scénique du groupe. On ressent une forte inspiration des Who, Kinks, Pretty Things ou autres Jam. Les albums suivants affineront certes la couleur musicale des Roadrunners, avec l'affiliation au label Boucherie Productions, mais je reconnais largement à ce premier skeud, la fraîcheur d'un rock'n'roll qui longtemps m'aura fait usé le sillon de ce petit album plein de peps et de vitalité.

Roadrunners : Behind the door

Les Roadrunners étaient emmenés par François Pandolfi, excellent chanteur, guitariste, auteur-compositeur et bête de scène charismatique, qui portera son groupe jusqu'en 1997, après avoir sorti un dernier album : Sales Figures, ou le métissage "franglais" laissait déjà présager les aspirations de son futur nom de scène... Frandol, toujours aussi Rock, mais en français dans le texte. 
Beep Beep n'en reste pas moins, tout comme le coyote de la Warner, un album qui déferle à cent à l'heure!

Auguste Marshal

jeudi 8 février 2018

Killing Joke - Night Time

Killing Joke - Night Time

Killing Joke
Killing Joke

Love Like Blood

L'album Night Time de Killing Joke sort en 1985 et il s'agit s'en aucun doute de l'album le plus commercial du groupe. Pas foncièrement étonnant, le choix de la production signée Chris Kimsey, connu notamment pour avoir travaillé avec les Rolling Stones, permis au groupe de toucher un public plus large et même d'envoyer quelque titres pas mal classés dans les Charts, et ce n'est pas rien pour un groupe comme celui-ci. Album de la controverse pour certains, disque de la découverte pour d'autres, cette production un peu plus ancrée dans une cold wave plus accessible est donc à l'origine des trois titres sans doute les plus connus du groupe de Jaz Coleman, Night Time, Eighties et Love Like Blood.

Killing Joke - Love Like Blood


Un album qui marque un point de rupture avec la violence du groupe, même s'il est loin d'être définitif. La voix même de Coleman s'est mystérieusement adoucie sur la plus part des morceaux, comme si la rage de Killing Joke était tout à coup canalisée au travers de la tension et des atmosphères magnifiquement sombres qui se dégagent de ce disque crépusculaire. Pas si étonnant finalement, pour un groupe qui manie depuis quelques années déjà la balance entre différents courants et sentiments... ésotérisme, philosophie, colère, imagerie gothique ou autres affres de l'air post punk, dans une atmosphère où la rage semble avoir fait place à une mélancolie désenchantée.

Killing Joke - Eighties


Mention spéciale pour l’atmosphère délicieusement glaciale du disque, portée par e frappé brut et décapant, limite tribal de Paul Ferguson, la basse inflexible de Paul Raven et le jeu de guitare incisif de Geordie souvent léché par des nappes d'un synthé accentuant cette profondeur envoûtante. Sombre et pourtant lumineux, Killing Joke n'oublie cependant pas d'envoyer sa dose d'énergie brute. Preuve en est faite avec le titre: Eighties, dernier morceau de l'album, annonçant déjà des lendemains musicalement plus violents, et connu notamment pour son riff probablement réutilisé par Nirvana quelques années plus tard sur le fameux Come As You Are. Plagiat ou inspiration, tout est question de point de vue. Nous avions déjà parlé sur ces pages de l'histoire de Eighties, dont le riff "plagié" ressemble étrangement à celui du Lifes Goes On des Damned sorti en 82, soit trois ans plutôt, décidément...

Auguste Marshal

mercredi 7 février 2018

Rage Against the Machine

Rage Against the Machine

Rage Against the Machine
Rage Against the Machine

Culte, incontournable et ancré dans une époque où ils apportèrent l'originalité de la fusion des genres, le groupe Rage Against the Machine reste encore aujourd'hui une entité musicalement à part, même si son succès et son originalité pour l'époque, déclenchèrent les prémices d'un phénomène inspirant pour bons nombres de groupes. Difficile de trouver le point de fusion entre rock, métal, rap, et une once de funk. Passez tous ces courants musicaux au Shaker, et secouez, secouez avec une violence et une puissance déterminante, et vous aurez sans doute une part de la recette magique. Mais trêve de plaisanterie, RATM ont eu la richesse et le talent de forger un son reconnaissable instantanément, oscillant entre rock, métal et hip hop. Tout est dans la puissance et la mise en place parfaite, le son de guitare incisif et lourd de Tom Morello, porté par une rythmique de folie ou le couple basse-batterie de Tim Commerford et Brad Wilk se défonce comme une déferlante de violence, sur le vocal râpé/scandé par l'arrogant et charismatique Zack de la Rocha. Un groupe emblématique d'une époque, qui a fait de la scène son terrain d'expression essentiel avec un engagement politique contestataire fondateur. Revendications anti racisme, anti capitalisme, anti militarisme, dénonciation de la politique étrangère américaine, font partis des messages récurrents. Difficile en effet d'oublier le "Fuck you I won’t do what you told me" de Killing the Name, un titre qui explose à la face des radios en 1992, déversant une onde de chocs sur la planète. 
Un premier album et RATM est déjà devenu un groupe incontournable!

Rage Against the Machine : Killing the Name

1er album éponyme :  "All of which are American dreams"

Ce premier album, marqué par une pochette polémiquement inspirée, représente une photo de Thich Quang Duc sur laquelle un moine bouddhiste vietnamien, s'immole par le feu à Saïgon en 1963, pour protester contre l'oppression des bouddhistes par l'état vietnamien.
On y retrouve notamment, Know your ennemy, chanson anti-guerre du Golf. Zach de la Rocha dénonce le rêve américain basé sur huit principes fondateurs :
Le compromis, la conformité, l'assimilation, la soumission, l'ignorance, l'hypocrisie, la brutalité et l'élite
"All of which are American dreams" y est hurlé pas moins de huit fois à la fin de la chanson... pour ceux qui n'auraient pas compris, il suffit de réécouter. 

Yes I know my enemies   -  (Oui je connais mes ennemis)
They're the teachers who taught me to fight me  -  (Ce sont les profs qui m'ont appris à lutter contre moi même)
Compromise, conformity, assimilation, submission - (Compromis, conformité, assimilation, soumission)
Ignorance, hypocrisy, brutality, the elite  -  (Ignorance, hypocrisie, brutalité, l'élite)
All of which are American dreams  -  (Tout ce dont sont faits les rêves Américains)

Rage Against the Machine : Know your Enemy - Live Woodstock 1999


Comment ne pas oublier non plus la collaboration en 1999 au film Matrix. Le titre Wake UP, s'impose comme une envolée sur l’œuvre des frères Wachowski, entraînant sur son passage les cinéphiles non encore convaincus par la tornade RATM

Auguste Marshal

Matrix Wake Up - Rage Against the Machine




Bjork - Paroles

Bjork - Paroles


"Chanter, c’est comme si on célébrait l’oxygène."


 (Björk)

samedi 3 février 2018

Quand les STRAY CATS rendent hommage aux pionniers

Quand les STRAY CATS rendent hommage aux pionniers.

stray-cats

Souvenez-vous, 1981: en pleine période Disco, on entend ça! Le genre de claque (musicale) qu’on aimerait recevoir plus souvent! Runaway Boys, par les incroyables Stray Cats.




Trois petits gars de long Island, les Stray Cats, nous assènent ce Rockabilly pur jus, qui nous ramène trente ans en arrière, quand de jeunes teenagers americains créaient le Rock'n'Roll, ni plus, ni moins… L’engouement est immédiat, la planète redécouvre Les Origines par leur biais et, huit ans plus tard -1988 - ils sortent un titre qui rend hommage aux pionniers qui les inspirèrent, Eddie Cochran et Gene Vincent, pionniers dont ils se revendiquent fièrement. Ce titre reprend pas moins de 14 titres, avec à chaque fois le riff caractéristique qui permet d’identifier le morceau. 

Well be bop a lula she's my baby-les-pionniers-du-roc-and-roll
Well be bop a lula summertime blues
Well it's something else man and you can't lose
I'm gonna race with the devil and maybe I'll win
And I'm gonna dance with skinny Jim
Well hang on tight you better get ready
We're gonna rock with Gene and Eddie
Halleluja I love her so
Bee I bickey bop bo bo go
Cut across shorty you can't fail
She got a red blue jeans and a pony tail
Well hang on tight man you better get ready
'Cause we're gonna rock with Gene and Eddie
Well come on everybody let's get together tonight
Say mama can I go out tonight
Well I sure miss you and the twenty flight rock
Get your dungarees on let's a blue jean bop
Well hang on tight you better get ready
'Cause we're gonna rock with Gene and Eddie
Well hang on tight boys you better get ready
We're gonna rock with Gene and Eddie
Well hang on tight you better get ready
We're gonna rock with Gene and Eddie

Trêve de parlotte, écoutons plutôt ce fameux titre, Gene and Eddie.

Stray Cats - Gene and Eddie


Ce morceau rend un hommage ultime à leurs racines, le classique rock'n'roll qu'ils vénèrent et qu'ils transcendent tant avec l'esprit musical que scénique. Un petit coup d’œil sur les paroles de la chanson nous a permis de découvrir quelques uns des artistes qui ont fait vibrer le rock'n'roll des Fifties. Prenons juste le temps de détailler les titres cités, dans l’ordre chronologique de la chanson: ça commence avec l'illustre Gene Vincent.

Gene Vincent & His Blue Caps - Be Bop A Lula

Puis Summertime Blues - Eddie Cochran


Something else - Eddie Cochran


Race with the devil - GeneVincent


Skinny Jim - Eddie Cochran

Hallelujah - EddieCochran

Gene Vincent - B I bickey bi bo bo go


Eddie Cochran - Cut Across

Gene Vincent - Red Blue Jeans and a Ponytail


Et sans faire de la philosophie à deux balles, il y a une maxime qui s’applique merveilleusement bien à la Musique: 
« si tu ne sais pas où elle va, regarde d’où elle vient… »
C’est ce qu’ont fait les Stray Cats. Grâce leur soit rendue.

Etienne Frelet 

vendredi 2 février 2018

3 Fevrier 1959 : The Day The Music Die

3 Fevrier 1959 : The Day The Music Die

The day the music die
The day the music die

Bien triste anniversaire que ce 3 fevrier... 

En 1959, trois pionniers du Rock'n'Roll périssaient dans le crash de leur petit avion... Richie Valens, le Big Bopper,  et Buddy Holly. Les trois artistes participaient à la tournée Winter Dance Party. Les trajets entre les différents concerts se font en bus, non chauffé, tant et si bien que les artistes contractent grippes, engelures, etc... Lassé de ces conditions pourries, Buddy loue un petit avion, pour relier Clear Lake à Moorehead. Ironie du sort, la place de Richie Valens se joue à pile-ou face avec un musicien. Il gagne... Mais peu après le décollage, l’avion s'écrase dans un champs de maïs, ne laissant aucun survivant.

Pour leur rendre hommage, l’immense Eddie Cochran leur dédie le titre : Three Stars



Le texte est des plus poignants :


Look up in the sky,
up towards the north
There are three new stars,
brightly shining forth
They're shining oh-so bright
from heaven above
Gee, we're gonna miss you,
everybody sends their love
Ritchie, you were just starting to realise your dreams
Everyone calls me a kid,
but you were only seventeen
Now Almighty God has called you,
from oh-so far away
Maybe it's to save some boy or girl
Who might have gone astray
And with your star shining through the dark
and lonely night
To light the path and show the way,
the way that's right Gee,
we're gonna miss you,
everybody sends their love
Buddy, I can still see you,
with that shy grin on your face
Seems like your hair
was always a little messed up
And kinda outa place
Now, not many people actually knew you
or Understood how you felt
But just a song, just a song from you
Could make the coldest heart melt
Well you're singing for God now
, in his chorus in the sky
Buddy Holly, I'll always remember you with tears in my eyes
Gee, we're gonna miss you,
everybody sends their love
I see a stout man,
the Big Bopper's your nam
e God called you to heaven,
maybe for new fortune and fame
Keep wearing that big Stetson ha
t and ramble up to the mike
And don't forget those wonderful words,
you know what I like

 Richie Valens - La Bamba



Big Bopper - Chantilly Lace




Buddy Holly  : Peggy Sue



Etienne Frelet


Jimi Hendrix - Paroles

 Jimi Hendrix - Paroles


"A la fin de Wild Thing il allait vers l’ampli pour lui faire subir les derniers outrages. Il le secouait de telle façon que derrière, je devais tenir les colonnes pendant qu’il s’excitait devant".

Road manager de Jimi Hendrix

jeudi 1 février 2018

Electric Light Orchestra

Electric Light Orchestra  - “Out of the blue” -

elo
Electric Light Orchestra

 Un opéra rock en pleine année Punk!

Un OVNI en pleine explosion punk! Un double 33 tours! Un Lp «classique», un Lp «concerto»! Tout ce que les punks abhorrent: la longueur du propos servi par des chansons à rallonge dans le cadre d’un pseudo classicisme… on croit rêver! Jeff Lynne, leader d’Electric Light Orchestra, concertiste en chef, se la joue progressif avec cordes et cuivres alors qu’on réclame des crachats sur trois notes de guitares désaccordées. De qui se moque-t-on?

Mr Blue Sky, à la télévision, musicalise la pub pour un forfait téléphonique. «J’ai cette chanson quelque part… ?» De toute évidence, il s’agit d’Electric Light Orchestra; la voix et le son en faveur de. Mais sur quel album? Recherche du disque dans le meuble de rangement correspondant. Voyons voir… classement alphabétique des groupes puis Lps rangés par ordre croissant de parution… voilà! C’est ça! Dans la pochette, intacte, en carton prédécoupé, à plier et coller: la soucoupe volante gadgétisée! Son titre: Out of the blue.

Electric Light Orchestra - Mr Blue Sky


A partir de la Face C, et Monsieur bleu ciel en fait partie, les chansons conceptualisent le Concerto for a rainy day. Les bonnes idées perdurant, quinze ans plus tard, Extreme, avec III sides to every story, publie un manifeste du même ordre sur la face intitulée The truth. Comme en 1977, rien n’interdit de s’y vautrer allègrement lorsque l’envie nous en prend! ELO, c’est le pays de la nostalgie, des amours passées, des photos sépia et des jeunes filles en fleur. Nonobstant, affirmer: «C’est de la musique pour midinettes ou vieilles filles ménopausées», est tellement réducteur! En 1989, Mr Lynne s’accoquine avec Messieurs Harrison, Petty, Dylan et Orbison au sein des Traveling wilburys. En matière de midinettes et de vieilles femmes ménopausées nous disposons-là d’une belle brochette!

Out of the blue, tout en maintenant une ligne directrice, déploie une myriade de styles d’écritures rock différents tant au niveau de la structure des compositions que du son. A ce titre, ELO, tels AC/DC ou Status Quo, présente une identité musicale reconnaissable entre mille. Dans son cas, cette constante s’apparente à une sorte d’universalité. De fait, la grande majorité de celles et ceux qui s’y frottent l’adoptent, quelques soient leurs goûts musicaux. Jeff Lynne endosse le costume du joueur de flûte de Hamelin et ça lui va à merveille.

Electric Light Orchestra - Handle with Care


En 1979, sur Radio One, The diary of Horace Wimp rivalise avec Is she realy going out with him, My sharona et autres popitudes: des références. Déjà, en 1976, ELO trustait les charts avec Rockaria, un titre de A new world record, mi rock’n’roll, mi opéra. Serions-nous en présence d’un clone de Queen? Niente. Des langues vipérines affirment que tout ELO sort du pont placé entre les deux premiers couplets de I want to tell you, chanson de George Harrison sur Revolver. Vilenie! La musique d’ELO est fort heureusement plus étoffée que cela. Kitschissime à souhait, elle plante tout aussi bien le décor des mille et une nuits que celui du Londres de Jack l’Éventreur. Out of the blue est un objet stellaire regroupant les musiques d’un monde moderne et ancien. Sa pluralité et les possibilités d’errances qu’il procure sont évanescentes. Installé dans l’espace, lors de l’écoute des quatre faces, retrouver la terre ferme pour retourner les galettes de vinyle noir, loin d’une activité lassante, est promesse d’apesanteur à venir.
Question existentielle: quel lien unie-t-il Melle Newton John de Grease à ELO: Xanadu, le film. De fait, la BO est signé par le gr … Jeff Lynne. Outre, cette autre activité, le boulimique personnage a également produit un certain nombre d’artistes, dont Georges Harrisson lui-même, bouclant ainsi la boucle de ses influences musicales. Ultime interrogation: ELO = rock or not?
Sans trop s’avancer, on peut répondre: pop, indéniablement, rock … parfois.

Thierry Dauge