samedi 9 décembre 2017

The Stray Cats - Rock This Town

The Stray Cats - Rock This Town

Stray Cats
The Stray Cats

Avec les Stray Cats, on touche a une particularité qui nous renvoie fondamentalement à l'essence du Rock'n'Roll avec tout ce qu'il a de vibrant, de pulsant et de dansant. Un trio rock minimaliste attaché à la technique, à l'énergie et à un charisme viscérale chez eux, et qui emporte sur scène son auditoire dans un flot énergétique d'une puissance incroyable. Le rockabilly, ça peut paraître relativement basique, pourtant, les Stray Cats disposaient d'une aura magnétique capable de retourner une salle entière en quelques instants. La formule de ces matous survoltés était pourtant archi simple: contrebasse de Lee Rocker, Gretsch demi-caisse pour Brian Setzer, et un Slim Jim Phantom qui battait debout avec un set percus des plus minimalistes... et pourtant, ça sonne grave, ça pulse, ça remue, c'est instinctif et génial. Et même si nos matous enragés avaient cette énergie brûlante sans doute intrinsèque à leur courte durée de vie, il faut bien avouer que l'essentiel du charisme semble malgré tout condensé en la personne de l'incomparable Brian Setzer. A  ces qualités émérites de chanteur, guitariste s'ajoute la présence scénique de l'homme. Aujourd'hui encore, Setzer demeure un acrobate, une bête de scène incomparable, qu'il soit en trio ou suivi par un orchestre Big Band, il décoche avec style et élégance cette pulsation rythmique qui vibre instantanément tel un immense et intense rayonnement de joie. C'est en tout cas comme ça pour moi, cinq minutes de Setzer, et les batteries sont rechargées, le baromètre reprend son niveau optimal... magique!

The Stray Cats : Rock this town

  

Les matous new-yorkais

Historiquement, il faut bien se souvenir que les Stray Cats étaient originaires de la banlieue Est de New-York, patrie natale à l'époque indifférente au genre musical. Fin 1979, ils s'expatrient à Londres et après quelques temps de  galère, la presse s'intéresse peu à peu à leurs prestations scéniques. C'est Dave Edmunds qui va leur sortir la tête de l'eau en leur permettant d'enregistrer un premier 45 tours. Magie de l'instant, la vague rockabilly s'empare rapidement de l'Europe tout entière, entraînant les Stray Cats aux sommet des charts durant l'été 81 avec ce premier album éponyme. Le second album Gonna Ball sort dans la foulée la même année, mais malgré d'excellentes critiques, le parti pris Rythm and Blues de ce disque semble beaucoup moins en phase avec l'air du temps, et les ventes sont nettement en baisse. Ils signeront un troisième opus Rant'n'Rave en 1983,  avec un retour au style rockabilly, mais certainement trop tard, la vague s'est déjà retirée et le groupe se sépare un an plus tard.

Auguste Marshal





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