vendredi 15 décembre 2017

L'histoire déjantée du Rock'n'Roll - Sex Drogue et Rock'n'Roll

La route du Rock - L'histoire déjantée du Rock'n'Roll

Sex Drogue et Rock and Roll
Sex Drogue et Rock'n'Roll

Le Rock'n'Roll et la musique moderne en général, ont toujours fait bon ménage avec le scandale, la provoc', les dérapages et parfois malheureusement, la mort. C'est l'histoire déjantée du Rock'n'Roll en quelques exemples célèbres et pas toujours glorieux. Sex Drogue et Rock'n'Roll, pour le meilleur et pour le pire.

Rock et déjante : Volet num 1

Jerry Lee Lewis, alias le Killer, est peut-être bien le premier bad boy du Rock'n'Roll. A ses débuts, il donne déjà des concerts sulfureux, jouant de son piano avec les pieds, les coudes ou les poings, ce qui a le don d'exciter son public et d'agacer les parents. Mais comme si cela ne suffisait pas, un jour de 1958 il décide de demander sa cousine de 13 ans, Myra Brown.... en mariage. Résultat, l'industrie lui tourne le dos, les disquaires refusent de vendre ses albums, et il se retrouve dans la galère. Après avoir surmonté les difficultés, au début des années 60, il brûle son piano alors qu'il partage la scène avec Chuck Berry. Le concert se termine difficilement et le Killer revit une nouvelle traversée du désert. La vie de bad boy n'est décidément pas simple...

Jerry Lee Lewis
Jerry Lee Lewis

Mai 1976, David Bowie arrive à la gare Victoria de Londres, monte dans une Mercedes décapotable et fait le salut nazi. Scandale dans les tabloïds anglais. Comme si cela ne suffisait pas, lors d'une interview accordée au magazine Playboy en septembre de la même année, il déclare:
"les Rock stars sont fascistes. Adolf Hitler était l'une des premières Rock stars. Regardez le bouger, il est à peu près aussi bon que Mick Jagger ". 
Re-scandale. Des années plus tard, l'un de ses amis expliquera que la cocaïne avait un effet néfaste sur Bowie qui était "devenu peu à peu fasciné par les nazis au cours des années 70, il ne les aimait pas, il n'était pas nazi mais il était fasciné ". Quand on vous dit que la drogue c'est mal!
Bowie
Bowie
Le 5 août 1976, Eric Clapton se lance en politique à sa manière. Ivre lors d'un concert à Birmingham, il entame un monologue entre deux chansons, basé sur les thèses anti-immigration du politicien de droite Enoch Powell qu'il soutient. En 1968, Powell avait tenu un discours dans cette même ville, expliquant les dangers de l'immigration «non blanche», et allant même jusqu'à affirmer que peu à peu, les britanniques devenaient des étrangers dans leur propre pays. Clapton, reprend ses idées et demande aux spectateurs de voter pour lui afin que le pays ne devienne une «colonie noire». Il choque le public et les journalistes présents. L'un d'eux ira jusqu'à régler ses comptes par article interposé, demandant à Clapton où il serait sans les noirs et leur blues, sans le rhythm'n'blues, et affirmant que 50% de sa musique est noire. Pendant des années, le guitariste anglais devra s'expliquer à chaque fois qu'on l'interroge sur le sujet, mais aura toujours du mal à convaincre. A l'hiver 76, en réponse à ces déclarations racistes et au salut nazi de Bowie, Red Saunders et Roger Huddle créent Rock Against Racism.

Janvier 1984, ICA, Londres. Les Allemands Einstürzende Neubauten donne un concert apocalyptique. Sur scène, ils détruisent soigneusement ce qu'ils ont sous la main, y compris leurs instruments. Habitués à jouer aussi bien avec du matériel conventionnel qu'avec celui de l'industrie BTP, ils jettent des micros et autres objets dans une bétonneuse en service, ce qui provoque un bruit assourdissant, avant de s'attaquer à un piano à coups de tronçonneuses. Après avoir tout détruit sur scène, ils s'attaquent à la scène elle-même qu'ils quittent in extremis avant qu'elle s'effondre. Le concert a duré 25 minutes, le public fou de rage termine le travail et détruit ce qui reste de la salle.
Einsturzende

Apologie de la violence, dérapages, provocations, l'histoire du Rock n'en manque pas. La suite dans le prochain volet de cette sinueuse route du Rock!

Fernand Naudin 

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