samedi 30 décembre 2017

Patti Smith - Horses

Patti Smith - Horses

Patti Smith
Patti Smith

Patti Smith - L' esprit discident

1975 - Le premier album Horses de Patti Smith va secouer le rock engourdi depuis longtemps dans une routine un peu poussive installée par la tendance progressive née au début des seventies. Patti Smith est sans nul doute un des personnages précurseurs de l'esprit punk qui déferlera trois ans plus tard. Même si sa musique n'envoie pas la violence brute et sèche que connaîtra celle des Ramones, Sex Pistols ou Clash, le premier album de Patti Smith est un disque fondamentalement annonciateur de la déferlante punk. La volonté de Patti Smith est alors de faire un album discident, une fusion de fougue et de violence fièvreuse et contenue sur des textes admirablement poètiques, alliant sensibilité et révolte. Patti, c'est la superbe. A l'époque, elle se sentait comme elle l'avouera elle-même, investie d'une mission. Le Rock avait perdu ses égéries magnifiques, Jim Morrison, Jimi Hendrix ou Janis Joplin n'étaient déjà plus de ce monde, et l'envie de rallumer la flamme brûlait en elle comme le feu sacré.

"A l'époque de Horses, le rock se fourvoyait (...) Je voulais ranimer la flamme".
Patti Smith

Patti Smith - Horses


Mission réussie, nul n'oserait aujourd'hui remettre en cause l'apect fondateur de ce premier disque, qui jeta un véritable coup de pieds dans la fourmilière. Produit par John Cale, et malgré de fortes discidences concernant la réalisation, cet album réussit parfaitement à traduire à la fois l'inspiration urbaine du Velvet Underground, l'aspiration poético-folk de Dylan et la l'attirance de Patti pour la culture poétique... Verlaine, Rimbaud et notamment celle de William Burroughs, poète et écrivain de la beat génération et personnage qu'elle admire par ailleurs profondément. Patti qui sur Horses s'adonne uniquement à la force de son chant est entourée d'excellents musiciens: Richard Sohl au piano, Lenny Kaye à la guitare, Ivan Kral à la basse et à la guitare et Jay Dee Daugherty à la batterie. Sur Horses, tout est culte, même la somptueuse pochette sur laquelle Patti cultive son masculin féminin et sa liberté d'être, avec ce charisme infaillible qui la porte encore aujourd'hui au rang d'artiste inclassable.

A l'époque, le disque est une révélation pour beaucoup, l'accueil médiatique est dans l'ensemble chaleureux et même le NME se targuera de cette encensement inhabituel:
"Des coups d'essai comme celui-ci, il n'y en a pas un sur mille. Meilleur que le premier Beatles, que le premier Stones, que le premier Dylan, que le premier Roxy Music. Aussi bon que le premier album des Who, des Doors et de Jimi Hendrix... ".
Auguste Marshal 





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire