vendredi 8 septembre 2017

Sigue Sigue Sputnik : Precurseurs ou usurpateurs

Sigue Sigue Sputnik : Précurseurs ou usurpateurs?

Sigue Sigue Sputnik
Sigue Sigue Sputnik

Glam rock ou coup commercial ? 

Nous sommes au début des années 80: Tony James, en rupture de Génération X (dont Billy Idol est le chanteur) cherche à monter un nouveau groupe. Son background c’est, excusez du peu, les London SS, avec un line-up des plus solide: Brian James - The Damned -, Mick Jones - futur Clash - entre autres...
Mais à l’instar de Malcom Mc Laren, producteur de qui vous savez… il rêve de créer son propre monstre: un groupe basé plus sur l’image qu’il renverrait, que sur la musique proprement dite. Aujourd’hui, on dirait qu’il cherche à faire le buzz... 
Il approche alors Andrew Eldritch - Sisters of Mercy - sur les conseils de Mick Jones auditionne Annie Lennox - Eurythmics - mais rien ne fonctionne… jusqu’à ce qu’il rencontre Neal X qu’il recrute parce qu’il a les cheveux peroxydés et qu’il connaît les morceaux de Johnny Thunders…. Cela dit, Malcom Mc Laren a bien flashé sur Johnny Rotten parce qu’il portait un tee-shirt "I hate the Pink Floyd".
Dans un second temps, il repère Martin Degville, drag-queen notoire, acteur épisodique de pornos cheap, qu’il remarque parce qu’il danse en talons aiguilles dans un magasin de fringues et qu’il a un look pour le moins atypique. Il sera chanteur! et pour se distinguer encore plus, il y aura deux batteurs. Il ne reste plus qu’à trouver un nom: après avoir hésité entre Sperm Festival et Nazi Occult Bureau, il opte pour Sigue Sigue Sputnik, le nom d’un gang Russe. 
Bon, vous remarquerez que pour l’instant, on a pas encore parlé musique…Mais on y vient.

Avec un tel pedigree, la crédibilité des Sigue Sigue Sputnik est mise à mal (et ce même si Mick Jones joue les ingés son lors de leurs concerts live), et ce avant le moindre enregistrement, qui prendra la forme d’un album  Flaunt it, qui sort en 1986. Deux titres vont cartonner: Love missile F1-F11 et 21st Century boy, tous deux produits par Giorgio Moroder.

Sigue Sigue Sputnik Love Missile F1-11(live)


Il faut dire que ces titres ont de quoi désarçonner, puisque y sont samplés des pubs pour l’Oréal, ou pour des journaux anglais entre autres… Le second album, bien que réalisé par le trio Stock Aitken Waterman (Kylie Minogue, Rick Astley, Bananarama) fait un bide total.

Sigue Sigue Sputnik - Success 


En 1988, soit seulement deux ans après sa création, le groupe splitte, chacun partant vers de nouveaux projets: d’aucuns rejoignent les Sisters of Mercy (Jame), d’autres Big Audio Dynamite (où sévit Mick Jones), tout cela entrecoupé de juteuses reformations éphémères. 
Mais c’est déjà une autre histoire… 

Etienne Frelet

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