samedi 20 mai 2017

The Brian Jonestown Massacre

The Brian Jonestown Massacre

The Brian Jonestown Massacre
The Brian Jonestown Massacre

Une sacré discographie

Avec leurs seize albums studio, sept EP, quatorze singles, cinq compilations et autant d'albums live, attendez je bois un verre d'eau, le Brian Jonestown Massacre fut l'un de ces groupes américains qui aura marqué de son empreinte le rock des années 90. Fondé par Anton Newcombe, Matt Hollywood, Ricky Rene Maymi, Patrick Straczek et Travis Threlkel, le Brian Jonestown Massacre nous vient tout droit de San Fransisco, Californie.
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The Brian Jonestown Massacre

Le Brian Jonestown Massacre se nourrit de multiples influences dont les plus flagrantes sont le Velvet UndergroundJesus and Mary Chain, les Rolling Stones, ou encore Spacemen… Le groupe navigue depuis des années au travers de styles tellement variés qu'il est impossible, et c'est là tout leur attrait, de leur  coller une étiquette... rock psychédélique, shoegazing, new wave, folk rock... On ajoute à ça, une volonté constante et délibérée de rester indépendant des majors, de faire la musique qu'ils aiment et sans compromis. Comme ils le disent eux même, il y a en eux le désir de: "faire que la musique reste diabolique".

The Brian Jonestown Massacre : Caress - Lp Take it for the man - 1996


D'où vient ce nom étrange?

Le nom du groupe laisse visiblement planer l'aspiration d'un goût pour les histoires morbides et sinistres. Il résulte en effet de l'association du nom de Brian Jones des Stones, sur lequel 48 ans après sa mort plane toujours le mystère concernant l'origine exacte de sa noyade et le suicide collectif sectaire qui a eu lieu dans la ville de Jonestown en Guyane (le 18 novembre 1978, on retrouve 908 personnes assassinées principalement par ingestion de cyanure de potassium). 

Petit tour d'horizon des principaux membres du : Brian Jonestown Massacre

Anton Newcombe 

Anton Newcombe:

Auteur-compositeur-interprète Américain. Appartenant à la scène indépendante américaine, leader du groupe The Brian Jonestown Massacre, Anton Newcombe fut d'ailleurs le seul membre présent de façon continuelle depuis sa création au début des années 90. Il prétend savoir jouer de plus de 80 instruments et connut pas mal de déboire dus à son addiction à l'héroïne. Celle-ci est d'ailleurs probablement à l'origine  de son comportement parfois auto-destructeur, on se souvient notamment du sabotage de concerts importants pour la carrière du groupe. Cette attitude à la fois sulfureuse et intransigeante a été immortalisée en 2004 dans le documentaire DIG, qui bien qu'aujourd'hui décrié Anton Newcombe, a contribué à dresser le Brian Jonestown Massacre au rang de groupe culte.

Joel Gion (tambourin) - 

Joel Gion

Percussionniste rock Américain issu du mouvement indépendant de San Francisco, Joel Gion est aussi membre des Dilettantes et entame une carrière solo en 2011.

Et Matt Hollyood (guitare)

Matt Hollyood

Chanteur, guitariste, bassiste, auteur et compositeur américain, Matt Hollyood reste au sein du Brian Jonestown Massacre jusqu'en 2001. Il est membre-fondateur de la formation The out crowd. Il revient travailler à nouveau au sein du Brian Jonestown Massacre pour un nouvel album Who killed sgt pepper en 2010 ainsi que pour une tournée européenne.

Tout au long de son existence, le groupe verra passer une quarantaine d'artistes, ses membres partir, revenir, saboter leurs concerts, se droguer à outrance, se battre. Ce qui vaudra à leurs représentations une certaine renommée pour des raisons extra-musicales.
Joel Gion et Matt Hollywood sont les deux membres qui ont tenu le plus longtemps dans le groupe. Keep Music Evil est d'ailleurs le nom du label d'Anton Newcombe

Le Comité de Keep Music Evil s'est formé en 2001 à la fin du contrat avec TVT pour l’album Strung Out In Heaven. En collaboration avec Greg Shaw et Bomp!
The Brian Jonestown Massacre s’est longtemps autoproclamé: "groupe le plus prolifique de l’Amérique du Nord".

Brian Jonestown Massacre : It Girl



Avec une discographie délirante, fantasque, des albums livrés avec une régularité d'orfèvre, cette volonté ferme de rester indépendant des majors, le Brian Jonestown Massacre se révèle être un groupe incroyable, démentiel, diabolique, ils représentent une certaine idée du rock indépendant underground Américain.

Brian Jonestown Massacre : She Made Me



Avec Anton Newcombe est apparu pendant un temps comme un looser magnifique (cf documentaire Dig), exalté mais intègre face aux Dandy Wharols, il a pourtant su imposer le respect. Ne serait ce que de par sa longévité étonnante, compte tenu des excès en tous genres dont il fut longtemps coutumier, son goût de la promo autodestructrice, ses interviews kamikazes, ses bastons avec le public ou parfois même avec les membres de son propre groupe...

The Brian Jonestown Massacre
The Brian Jonestown Massacre

“Je n’ai jamais voulu ressembler à quelqu’un d’autre et je n’ai jamais accepté que quelqu’un me dise quoi faire. Lorsque je fais de la musique, je veux que ça retienne mon attention jusqu’à plus soif. Je veux pouvoir être en mesure d’écouter un morceau cinquante fois et d’être toujours abasourdi à la fin.”
“Quand j’étais plus jeune, j’étais stupéfait par le fait que les gens aimaient ce qui était mauvais, et que toute cette médiocrité se retrouve en couverture de magazines, à la télé… Faire de la musique a été une réaction contre ça. Pire que ça, il y a des groupes ou des artistes que je n’écoute pas simplement à cause de la manière dont ils s’habillent ou des gens qui les écoutent. Hot Chip, par exemple. Qui a envie d’être ces mecs?”
“Je peux être seul avec mes propres pensées, ce que je recherche.”

 The Brian Jonestown Massacre : Open inds Now Close


Une approche quasi monacale, intransigeante et jusqu’au boutiste, qui fait qu’après vingt ans de carrière, le BJM reste toujours aussi pertinent.

Mike2mike

Discographie

  • 1991, sortie chez Burger records de « Pol pot's pleasure penthouse », Album post punk – rock psychédélique sorti uniquement en cassettes et uniquement distribué de la main à la main (1000 cassettes). Album commercialisé officiellement de façon limitée en 2012. 
  • 1993, premier album « Spacegirl & other favorites. » Rock indépendant. Sorti chez Candy floss et Tangible.
  • 1995, sort « Methodrone » de style Shoegaze chez Bomp ! records
  • 1996, Excellente année pour le Brian Jonestown Massacre.
  • Sortie de « Their satanic majestic second request ». Album rock psychédélique paru chez Tangible.
  • Take it from the man, album de rock garage. Distribué par Tangible, Bomp ! Records et Tee pee records.
  • Et la sortie de thank god for mental illness chez Bomp ! Records et tangible. Album recouvrant le rock folk, le rock garage, le rock psychédélique et le rock alternatif. L'album aurait coûté 17 dollars et 36 cents à Anton Newcombe pour l'enregistrer. De plus, c’est un album enregistré sans basse mais avec trois guitares.
  • 1997, arrivée de Give it back chez Bomp ! Records et Tangible. Album de rock psychédélique. Peter Hayes, fondateur du groupe « Black Rebel Motorcycle club » est présent a la guitare.
  • 1998, Strung out in heaven. Album rock folk, rock alternatif, chez TVT records.
  • 2001, Bravery, repetition and noise. Rock indépendant, expérimental. A records, The Committee to Keep Music Evil. Après cet album, une moitié du groupe partira, et l’autre sera congédiée par Anton Newcombe. 2003, And this is our music. Album rock psychédélique, rock indépendant. Tee Pee records.
  • En 2005 sort We are the radio, qui est un album coécrit par Anton, et Sarabeth Tucek. C’est en fait un mini-album comportant 5 chansons aux accords simples.
  • Il existe d'autres mini-albums tels que Bringing it all back home again, (en allusion ici à un album de Bob Dylan), ou Zero.
  • 2008, My bloody underground. Un hommage A My Bloody Valentine ainsi qu'au Velvet Underground. Au style Shoegaze, rock psychédélique et rock indépendant. A records.
  • 2010, Sorti de Who killed sgt pepper. Album Shoegaze, noise, rock indépendant et ambiant. A records.  
  • 2012, Aufheben. Album rock, folk, rock psychédélique. A records.
  • 2014, Revelation. De style rock psychédélique. Ce disque est le premier de l'histoire du groupe entièrement enregistré et produit dans les studios berlinois d'Anton Newcombe. A records.
  • 2015, Musique de film imaginé. Soundtrack. A records.
  • 2016, Mini album thingy wingy. Album rock psychédélique. A Records.
  • 2017, Don't get lost. Album expérimental marqué, fabriqué en l'espace de six mois entre énormément de dates de tournées avec une belle additions de musiciens. On y retrouve Dan Allaire, Ricky Maymi, Collin Hegna ansi que Ryan Van Kriedt. Participation de Emil Nikolaisen du groupe Serena-Maneesh (Norvége), de Peter Fraser (The Pogues, New Young Poney Club) au saxophone, de Tim Burgess (Charlatans) et de Tess Park et Shaun Rivers aux voix. . Enregistré au Cobra studio, nouveau studio d'Anton Newcombe basé a Berlin entre mars et octobre 2016. A records.
  • En 2004, le groupe fait l’objet d’un documentaire de Ondi Timoner, Dig ! Illustrant l'histoire du groupe durant 7 ans, en parallèle avec celle des Dandy warhols. Il montre la confrontation entre ces deux groupes qui s’adorent à leurs débuts et décident de faire une « révolution musicale ». Le film dépeint la manière dont The Brian Jonestown Massacre tente de rester indépendant tandis que les Dandy Warhols, signent avec « Capitol Records » et remportent un certain succès commercial. C’est là que débute le conflit, et le film fait la part belle aux images d'Anton Newcombe drogué et violent, sabotant les concerts.

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