samedi 27 mai 2017

Les Barracudas

Les Barracudas :

The Barracudas
The Barracudas

Les Barracudas du Surf dans un monde de Punk!

Il est des musiques qui rendent de bonne humeur: le Surf en fait partie. En 1977, un groupe ressuscite cette musique, complètement à contre-courant de ce qu’on écoute à l’époque: les BARRACUDAS!
Formé à Londres en 1977, autour du binôme Robin Wills et du rock critique Jeremy Gluck. Ils sont rejoint par Nick Turner à la batterie et David Buckley à la basse. Leur premier titre: I want my woody back, contre toute attente, démarre plutôt bien.

The Barracudas - I Want My Woody Back



Les Barracudas font la couverture de plusieurs magazines, et surtout ils signent un contrat avec EMI. Deux titres accèdent aux charts: Summer fun morceau connu pour son intro piquée à une vieille pub pour bagnole (la Plymouth Barracuda): "I can't pronounce Baccaruda…"

The Barracudas : Summer Fun



Mais les Barracudas refusent d’exploiter cette voie, Emi se débarrasse de ce groupe hors mode des le deuxième album, et les Barracudas se tournent vers une musique plus sombre avec des titres comme I saw my death in a dream last night

Barracudas - I Saw My Death In A Dream Last Night


N'oublions pas l'épisode français avec le label historique Closer Records. Les Barracudas alors en plein turn over de musicos, changement au niveau rythmique et arrivée du guitariste Chris Wilson ex-membre des Flamin'Groovies, rencontrent alors Philippe Debris de Closer. Le groupe signe alors pour l'album Mean Time. En 2013, Closer sortira une réédition de l'album Mean Time, le tout dans un parfum de légende, évidemment.
Mais pour les Barracudas la fin de l'histoire se termine en 1985, chacun se dirigeant vers des projets différents, ils se reforment en 1989, ressortent un album et depuis rejouent épisodiquement... A redécouvrir au plus vite.

Etienne Frelet


vendredi 26 mai 2017

Paint it Black - Rolling Stones

Paint it, Black - Rolling Stones

paint it black rolling stones
Paint it, Black - Les Rolling Stones

Petite histoire de : Paint it, Black

Paint it, Black, numéro 1 des ventes de singles le 26 mai 1966. Le titre est sorti 19 jours plus tôt le 7 mai 1966. Paint it, Black apparaîtra en juin sur la version américaine de l'album Aftermath. Une petite histoire fait état du rajout de la virgule à son titre, à l'époque imposée par leur manager Andrew Loog Oldham, et qui a pour conséquence de changer potentiellement le sens originel. On passe de «Peins ça en noir» à «Peins ça, noir». Évidemment, la polémique est depuis longtemps dissous dans les affres de l'histoire et de l'actu people.
«Ne me demandez pas à quoi sert la virgule du titre, il faut poser la question à Decca» 
 Keith Richards

Lors de l'enregistrement, Bill Wyman joue de l'orgue, Charltie Watts est aux drums façon orientales, Brian Jones à la sitar, tandis que le riff de guitare est tenu par Keith Richards et Jagger est au chant.
Paint it, Black est à l'origine l'histoire d'une dépression amoureuse mais sa signification se dédoublera lorsque la chanson sera utilisée en 1987 à la fin du générique du film de Stanley Kubrick: Full Metal Jacket. Elle devient alors l'un des emblèmes du malaise d'une Amérique enlisée par l'engagement dans la guerre du Vietnam.
Troisième plus gros succès des Rolling Stones, Paint it, Black est devenu un titre culte des vieux loups du Rock'n'roll.

D'après John Lennon, il s'agit de l'une des chansons les mieux écrites du 20ième siècle...

Anecdote oblige, "I turn my head until my darkness goes" est emprunté à Ulysse de l’écrivain irlandais James Joyce. Là pour le coup, bravo les Stones, vous m'avez bien roulez!

Rolling Stones : Paint it black


Traduction de Paintit, Black

Je vois une porte rouge et je la veux peinte en noir, Plus de couleurs, je les veux toutes changées en noir, Je vois les filles se promener habillées dans leurs habits d'été, Je dois tourner la tête jusqu'à ce que mon obscurité s'en aille.

Je vois une file de voitures et elles sont toutes peintes en noir, Avec des fleurs et mon amour, aucun ne reviendra Je vois les gens détourner leur regard et rapidement regarder ailleurs, Comme un nouveau-né ça arrive seulement tous les jours.

Je regarde en moi même pour voir si mon cœur est noir, Je vois ma porte rouge je dois la peindre en rouge, Peut-être disparaitrais-je et sans avoir à assumer mes actes, Il n'est pas facile de faire face quand tout ton monde est noir.

Ma verte mer ne se changera pas alors plus en un bleu plus foncé, Je ne pouvais pas prévoir que cela t'arriverais, Si je scrute assez fort le soleil couchant, Mon amour rira avec moi avant que le jour ne se lève.

Je vois une porte rouge et je la veux peinte en noir, Plus de couleurs, je les veux toutes changées en noir, Je vois les filles se promener habillées dans leurs habits d'été, Je dois tourner la tête jusqu'à ce que mon obscurité s'en aille.

Hmm, hmm, hmm...

Je veux le voir peint, peint en noir, Noir comme la nuit, noir comme le charbon, Je veux voir le soleil, découpé du ciel, Je veux le voir peint, peint en noir, Je veux le voir peint, peint en noir, Noir comme la nuit, noir comme le blanc, noir, noir, noir, Peint, peint, peint en noir, noir, noir,  Noir, noir, noir... Noir, noir, noir...

Paroles originales de Paint it black :

I see a red door and I want it painted black, No colors anymore I want them to turn black, I see the girls walk by dressed in their summer clothes, I have to turn my head until my darkness goes.

I see a line of cars and they're all painted black, With flowers and my love, both never to come back, I see people turn their heads and quickly look away, Like a newborn baby it just happens ev'ryday.

I look inside myself to see my heart is black, I see my red door I must have it painted black, Maybe then I'll fade away and not have to face the facts, It's not easy facing up when your whole world is black.

No more will my green sea go turn a deeper blue, I could not forsee this thing happening to you, If I look hard enough into the setting sun, My love will laugh with me before the morning come.

I see a red door and I want it painted black, No colors anymore I want them to turn black, I see the girls walk by dressed in their summer clothes, I have to turn my head until my darkness goes.

Hmm, hmm, hmm...

I wanna see it painted, painted black Black as night, black as coal, I wanna see the sun, blotted out from the sky, I wanna see it painted, painted, painted black I wanna see it painted, painted, painted black Black as night, black as white, black, black, black Painted, painted, painted black, black, black Black, black, black... black, black, black...


mercredi 24 mai 2017

Les Inveteres du Rock 24 mai 2017

Les Inveteres du Rock Podcast du 24 mai 2017

Emission Radio Rock - Le Rock indépendant et les légendes du Rock

Podcast 24 mai 2017


Nouvelle émission radio: Les Invétérés du Rock diffusée chaque mercredi à 19H00 sur Radio Cultures Dijon et en Podcast sur le Blog!

Les invétérés du rock


Play List: 
  • Strokes
  • Damned
  • Mick Jagger et Bowie
  • Nick Cave & the Bad Seeds
  • Lenny Kravitz
  • The Nerves
  • Blondie
  • The Saints
  • Iggy Pop
  • Skunk Anansie
  • Calvin Russel
  • REM
  • The Clash
  • Ramones
RadioShow : Les Invétérés du Rock. Le Rock indépendant des années 70' à nos jours et les légendes du rock - Anecdotes, stories, clin d’œil, infos et humour Rock! Émission de radio en liaison avec le Blog Rock Auguste Marshal.
Présenté par Auguste Marshal
https://www.facebook.com/Augustemarshal/ 

Radio Cultures Dijon

Les Invétérés du Rock, un émission de radio diffusée chaque mercredi 19h 20h sur Radio Cultures Dijon 100 Fm

Les parages du vide - Aubert et Houellebecq

Les parages du vide - Aubert et Houellebecq

Retrouvez l'article sur notre nouveau website culturesco.com

Jean Louis Aubert : Reflets du vide





mardi 23 mai 2017

Nick Kent

Nick Kent - Journaliste Rock - Chanteur des Subterraneans

Chrissie Hynde et Nick Kent
Chrissie Hynde et Nick Kent

Nick Kent est probablement le biographe le plus intéressant de la scène punk des années 70'.

Nick Kent rentre au New Musical Express à sa grande période en 1973, et inventera un style journalistique rock proche d'une investigation poussée à son paroxysme. Car ces groupes qu'il adorait, il les a suivi, il a parfois vécu avec eux, Led Zepplin, Keith Richards, Johnny Thunders, Iggy Pop, il va connaître tous les abus et les déboires de cette époque, le rock, il va le vivre à fond, sans détour, risquant parfois même de se faire démonter en public par un Sid Vicious énervé... 
On peut l'admirer sur cette photo avec une charmante américaine répondant au doux nom de Chrissie Hynde, future Pretenders. Nick Kent qui aura une courte relation avec Chrissie Hynde, l'héberge quelques temps, et la fait rentrer comme pigiste au New Musical Express -NME-
Dans une interview à Vox Pop, il se souvient de cette époque:

« Chrissie voulait devenir musicienne à l’époque. Mais elle en était vraiment au début. Il a fallu du temps avant qu’elle ne devienne une chanteuse confirmée. En 1974, elle y travaillait, mais c’était trop stressant. Dans un hebdomadaire, il y a des deadlines, et elle a arrêté au bout de 6 mois. »

Son incroyable auto-biographie: Apathy for the devil est sortie en 2012 aux éditions Rivage rouge (traduction française: Laurence Romance).

 The Subterraneans : My Flamingo


En 1975, Nick Kent fonde The Subterraneans, groupe dont il sera le chanteur aux côtés de Rat Scabies à la batterie, Bryan James ancien membre de London SS à la guitare et Captain Sensible à la basse. Nick Kent sera ensuite remplacé par Dave Vanian, le groupe sera rebaptisé: The Damned.

samedi 20 mai 2017

The Brian Jonestown Massacre

The Brian Jonestown Massacre

The Brian Jonestown Massacre
The Brian Jonestown Massacre

Une sacré discographie

Avec leurs seize albums studio, sept EP, quatorze singles, cinq compilations et autant d'albums live, attendez je bois un verre d'eau, le Brian Jonestown Massacre fut l'un de ces groupes américains qui aura marqué de son empreinte le rock des années 90. Fondé par Anton Newcombe, Matt Hollywood, Ricky Rene Maymi, Patrick Straczek et Travis Threlkel, le Brian Jonestown Massacre nous vient tout droit de San Fransisco, Californie.
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The Brian Jonestown Massacre

Le Brian Jonestown Massacre se nourrit de multiples influences dont les plus flagrantes sont le Velvet UndergroundJesus and Mary Chain, les Rolling Stones, ou encore Spacemen… Le groupe navigue depuis des années au travers de styles tellement variés qu'il est impossible, et c'est là tout leur attrait, de leur  coller une étiquette... rock psychédélique, shoegazing, new wave, folk rock... On ajoute à ça, une volonté constante et délibérée de rester indépendant des majors, de faire la musique qu'ils aiment et sans compromis. Comme ils le disent eux même, il y a en eux le désir de: "faire que la musique reste diabolique".

The Brian Jonestown Massacre : Caress - Lp Take it for the man - 1996


D'où vient ce nom étrange?

Le nom du groupe laisse visiblement planer l'aspiration d'un goût pour les histoires morbides et sinistres. Il résulte en effet de l'association du nom de Brian Jones des Stones, sur lequel 48 ans après sa mort plane toujours le mystère concernant l'origine exacte de sa noyade et le suicide collectif sectaire qui a eu lieu dans la ville de Jonestown en Guyane (le 18 novembre 1978, on retrouve 908 personnes assassinées principalement par ingestion de cyanure de potassium). 

Petit tour d'horizon des principaux membres du : Brian Jonestown Massacre

Anton Newcombe 

Anton Newcombe:

Auteur-compositeur-interprète Américain. Appartenant à la scène indépendante américaine, leader du groupe The Brian Jonestown Massacre, Anton Newcombe fut d'ailleurs le seul membre présent de façon continuelle depuis sa création au début des années 90. Il prétend savoir jouer de plus de 80 instruments et connut pas mal de déboire dus à son addiction à l'héroïne. Celle-ci est d'ailleurs probablement à l'origine  de son comportement parfois auto-destructeur, on se souvient notamment du sabotage de concerts importants pour la carrière du groupe. Cette attitude à la fois sulfureuse et intransigeante a été immortalisée en 2004 dans le documentaire DIG, qui bien qu'aujourd'hui décrié Anton Newcombe, a contribué à dresser le Brian Jonestown Massacre au rang de groupe culte.

Joel Gion (tambourin) - 

Joel Gion

Percussionniste rock Américain issu du mouvement indépendant de San Francisco, Joel Gion est aussi membre des Dilettantes et entame une carrière solo en 2011.

Et Matt Hollyood (guitare)

Matt Hollyood

Chanteur, guitariste, bassiste, auteur et compositeur américain, Matt Hollyood reste au sein du Brian Jonestown Massacre jusqu'en 2001. Il est membre-fondateur de la formation The out crowd. Il revient travailler à nouveau au sein du Brian Jonestown Massacre pour un nouvel album Who killed sgt pepper en 2010 ainsi que pour une tournée européenne.

Tout au long de son existence, le groupe verra passer une quarantaine d'artistes, ses membres partir, revenir, saboter leurs concerts, se droguer à outrance, se battre. Ce qui vaudra à leurs représentations une certaine renommée pour des raisons extra-musicales.
Joel Gion et Matt Hollywood sont les deux membres qui ont tenu le plus longtemps dans le groupe. Keep Music Evil est d'ailleurs le nom du label d'Anton Newcombe

Le Comité de Keep Music Evil s'est formé en 2001 à la fin du contrat avec TVT pour l’album Strung Out In Heaven. En collaboration avec Greg Shaw et Bomp!
The Brian Jonestown Massacre s’est longtemps autoproclamé: "groupe le plus prolifique de l’Amérique du Nord".

Brian Jonestown Massacre : It Girl



Avec une discographie délirante, fantasque, des albums livrés avec une régularité d'orfèvre, cette volonté ferme de rester indépendant des majors, le Brian Jonestown Massacre se révèle être un groupe incroyable, démentiel, diabolique, ils représentent une certaine idée du rock indépendant underground Américain.

Brian Jonestown Massacre : She Made Me



Avec Anton Newcombe est apparu pendant un temps comme un looser magnifique (cf documentaire Dig), exalté mais intègre face aux Dandy Wharols, il a pourtant su imposer le respect. Ne serait ce que de par sa longévité étonnante, compte tenu des excès en tous genres dont il fut longtemps coutumier, son goût de la promo autodestructrice, ses interviews kamikazes, ses bastons avec le public ou parfois même avec les membres de son propre groupe...

The Brian Jonestown Massacre
The Brian Jonestown Massacre

“Je n’ai jamais voulu ressembler à quelqu’un d’autre et je n’ai jamais accepté que quelqu’un me dise quoi faire. Lorsque je fais de la musique, je veux que ça retienne mon attention jusqu’à plus soif. Je veux pouvoir être en mesure d’écouter un morceau cinquante fois et d’être toujours abasourdi à la fin.”
“Quand j’étais plus jeune, j’étais stupéfait par le fait que les gens aimaient ce qui était mauvais, et que toute cette médiocrité se retrouve en couverture de magazines, à la télé… Faire de la musique a été une réaction contre ça. Pire que ça, il y a des groupes ou des artistes que je n’écoute pas simplement à cause de la manière dont ils s’habillent ou des gens qui les écoutent. Hot Chip, par exemple. Qui a envie d’être ces mecs?”
“Je peux être seul avec mes propres pensées, ce que je recherche.”

 The Brian Jonestown Massacre : Open inds Now Close


Une approche quasi monacale, intransigeante et jusqu’au boutiste, qui fait qu’après vingt ans de carrière, le BJM reste toujours aussi pertinent.

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Discographie

  • 1991, sortie chez Burger records de « Pol pot's pleasure penthouse », Album post punk – rock psychédélique sorti uniquement en cassettes et uniquement distribué de la main à la main (1000 cassettes). Album commercialisé officiellement de façon limitée en 2012. 
  • 1993, premier album « Spacegirl & other favorites. » Rock indépendant. Sorti chez Candy floss et Tangible.
  • 1995, sort « Methodrone » de style Shoegaze chez Bomp ! records
  • 1996, Excellente année pour le Brian Jonestown Massacre.
  • Sortie de « Their satanic majestic second request ». Album rock psychédélique paru chez Tangible.
  • Take it from the man, album de rock garage. Distribué par Tangible, Bomp ! Records et Tee pee records.
  • Et la sortie de thank god for mental illness chez Bomp ! Records et tangible. Album recouvrant le rock folk, le rock garage, le rock psychédélique et le rock alternatif. L'album aurait coûté 17 dollars et 36 cents à Anton Newcombe pour l'enregistrer. De plus, c’est un album enregistré sans basse mais avec trois guitares.
  • 1997, arrivée de Give it back chez Bomp ! Records et Tangible. Album de rock psychédélique. Peter Hayes, fondateur du groupe « Black Rebel Motorcycle club » est présent a la guitare.
  • 1998, Strung out in heaven. Album rock folk, rock alternatif, chez TVT records.
  • 2001, Bravery, repetition and noise. Rock indépendant, expérimental. A records, The Committee to Keep Music Evil. Après cet album, une moitié du groupe partira, et l’autre sera congédiée par Anton Newcombe. 2003, And this is our music. Album rock psychédélique, rock indépendant. Tee Pee records.
  • En 2005 sort We are the radio, qui est un album coécrit par Anton, et Sarabeth Tucek. C’est en fait un mini-album comportant 5 chansons aux accords simples.
  • Il existe d'autres mini-albums tels que Bringing it all back home again, (en allusion ici à un album de Bob Dylan), ou Zero.
  • 2008, My bloody underground. Un hommage A My Bloody Valentine ainsi qu'au Velvet Underground. Au style Shoegaze, rock psychédélique et rock indépendant. A records.
  • 2010, Sorti de Who killed sgt pepper. Album Shoegaze, noise, rock indépendant et ambiant. A records.  
  • 2012, Aufheben. Album rock, folk, rock psychédélique. A records.
  • 2014, Revelation. De style rock psychédélique. Ce disque est le premier de l'histoire du groupe entièrement enregistré et produit dans les studios berlinois d'Anton Newcombe. A records.
  • 2015, Musique de film imaginé. Soundtrack. A records.
  • 2016, Mini album thingy wingy. Album rock psychédélique. A Records.
  • 2017, Don't get lost. Album expérimental marqué, fabriqué en l'espace de six mois entre énormément de dates de tournées avec une belle additions de musiciens. On y retrouve Dan Allaire, Ricky Maymi, Collin Hegna ansi que Ryan Van Kriedt. Participation de Emil Nikolaisen du groupe Serena-Maneesh (Norvége), de Peter Fraser (The Pogues, New Young Poney Club) au saxophone, de Tim Burgess (Charlatans) et de Tess Park et Shaun Rivers aux voix. . Enregistré au Cobra studio, nouveau studio d'Anton Newcombe basé a Berlin entre mars et octobre 2016. A records.
  • En 2004, le groupe fait l’objet d’un documentaire de Ondi Timoner, Dig ! Illustrant l'histoire du groupe durant 7 ans, en parallèle avec celle des Dandy warhols. Il montre la confrontation entre ces deux groupes qui s’adorent à leurs débuts et décident de faire une « révolution musicale ». Le film dépeint la manière dont The Brian Jonestown Massacre tente de rester indépendant tandis que les Dandy Warhols, signent avec « Capitol Records » et remportent un certain succès commercial. C’est là que débute le conflit, et le film fait la part belle aux images d'Anton Newcombe drogué et violent, sabotant les concerts.

vendredi 19 mai 2017

NOIR DESIR - Tostaky

Noir Désir - Tostaky - 1992

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Noir Désir - Tostaky

Tostaky : Tout est ici

Aux sombres héros de l’amer, mes connaissances en désirs obscurs s’arrêtent là, comme pour beaucoup je pense. Et puis, un jour de 1992, un p’tit air à la radio élargit mon champ d’intérêt pour le groupe. Indéniablement, avec cet album, les bordelais durcissent le ton, passant du rock indé au rock fort, limite garage, presque hard sur certains titres dont le sublime et emblématique Tostaky. Mais c’est loin d’être tout! Des chansons formidables de mélodies et d’originalité peuplent le CD: Here it comes slowly, Ici Paris, Oublié, Marlène, Lolita nie en bloc. Dans l’hexagone, les artistes ayant sorti des albums de rock approchant ce niveau (et chantés en français!) ne sont pas si nombreux que ça. A titre d’exemples, on peut citer: Blankass avec L’ère de rien , Eiffel avec Le quart d’heure des ahuris, voire La Grande Sophie avec La suite et la môme Paradis pour son dernier opus: Love songs. Evidemment, mes choix musicaux appellent la critique: est-ce véritablement de rock dont il est question dans ces disques? Pour le moins, et sans rapport, juste pour dire, je respecte la parité homme/femme et pour Tostaky, le disque, la question ne se pose pas.

Noir Désir : Ici Paris


Je coince un peu sur la façon maniérée dont chante B. Cantat et sur le son des guitares qui manque d’épaisseur à mon goût. L’emballage des chansons, la note parfois volontairement vagabonde et les textes à tiroir me décoincent sans peine. Jouer l’œuvre provoque un plaisir identifiable à certains casques, un plaisir intégral. L’album qui suit, quatre ans plus tard, bien que moins musclé, véhicule le même engouement. Un jour en France ou Comme elle vient boxent dans la même catégorie, chez les poids lourds. Je me retrouve donc Noir Dez’ addict au même titre que toutes ces autres nouvelles recrues attirées par la colère subtilement emballée.

Noir Désir - Tostaky -live Les Vieilles Charrues 2001


A la fin d’un de mes cycles professionnels, la colère subtile contenue dans l’album porte mes envies d’évasion. N’ayant jamais renoncé à devenir un jour guitariste rythmique dans un groupe de rock, je puise des rêves de fureurs scéniques aux propos du Dez. Mon pied droit scande des hymnes guerriers en lançant la broche de la machine-outil, une Gambin, dont le mécanisme de mise en route archaïque dépend d’une barre d’acier sise à hauteur des chevilles. Au sortir de son flexible, le liquide de coupe qui gicle autour de la fraise tournoyante lubrifie autant l’usinage que mes mains, allant parfois jusqu’à étoiler mon visage. Tostaky devient alors une des âmes-sœurs essentielles pour surmonter le quotidien. Il faudra que j’attende dix ans pour enfin rejoindre puis dépasser cet horizon industriel. Et il me faudra patienter le même nombre damné pour écouter l’ensemble des chansons de Tostaky gravées dans un sillon. L’exaltation initiale passe alors au contentement total. Pour les fêtes de fin d’année, en plat principal, qu’est-ce qui vous ferait plaisir? En vinyle, Tostaky, de Noir Désir.

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Noir Désir - 8 avril 1993
En passant… Un de mes potes, fana du groupe depuis toujours, me propose une sortie parisienne où nous pourrons apprécier le groupe sur scène. Ainsi, nous nous retrouvons à ce concert extraordinaire du 8 avril 1993 au Bataclan. Je pratique cette salle pour la première fois et l’expérience est tantrique. La fournaise générée par les Dez’ provoque des pissades de sueur, du front jusqu’aux jambes! Une ambiance à vous tremper les chaussettes! C’est de la folie, sans temps mort, avec en guise de feu d’artifices une version de I want you (she’s so heavy) des Beatles à ridiculiser le final d’Abbey road. Ça reste, mon seul concert de Noir Désir. Je juge cette prestation inégalable et, de mémoire d’homme, elle le reste toujours.

Thierry Dauge

jeudi 18 mai 2017

Décès de Chris Cornell - Chanteur de Soundgarden

Décès de Chris Cornell - Chanteur de Soundgarden

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Chris Cornell

Chris Cornell, Soundgarden - Audioslave

On vient d'apprendre le décès de Chris Cornell, une mort «subite, inattendue» selon son agent. Chris était pourtant sur scène peu de temps avant sa mort puisqu'il était de retour dans "la ville du Rock" à Détroit avec les Soundgarden avec qui il s'était reformé depuis 2010. Chris Cornell nous quitte à l'âge de 52 ans. Pour rappel, il était le chanteur et fondateur à la fin des années 80' du groupe de Seatle Soundgarden qui a eu gros succès à cette époque. On les a vu notamment en ouverture des Gun's n Roses, dans les gros festivals américains aux côtés des Red Hot Chili Peppers ou de Rage Against The Machine. A partir de 1997, Chris Cornell monte un nouveau groupe, Audioslave avec deux ex de Rage Against the Machine, le bassiste Tim Commerford et le cultissime guitariste Tim Morello. Il se lance également dans une carrière solo, mais son plus grand succès reste le fameux Black Hole Sun avec Soundgarden.

Soundgarden : Black hole Sun


mercredi 17 mai 2017

Les Inveteres du Rock 17 mai 2017

Les Inveteres du Rock Podcast du 17 mai 2017

Emission Radio Rock - Le Rock indépendant et les légendes du Rock

Podcast 17 mai 2017



Nouvelle émission radio: Les Invétérés du Rock diffusée chaque mercredi à 19H00 sur Radio Cultures Dijon et en Podcast sur le Blog!

Les Inveteres du rock


Play List: 
  • Jam
  • Stranglers
  • Joe Jackson
  • Popincourt
  • Dogs
  • Costello
  • Kinks
  • Paul Weller
  • Elliott Murphy
  • Franz Ferdinand
RadioShow : Les Invétérés du Rock. Le Rock indépendant des années 70' à nos jours et les légendes du rock - Anecdotes, stories, clin d’œil, infos et humour Rock! Émission de radio en liaison avec le Blog Rock Auguste Marshal.
Présenté par Auguste Marshal
https://www.facebook.com/Augustemarshal/ 

Radio Cultures Dijon

Les Invétérés du Rock, un émission de radio diffusée chaque mercredi 19h 20h sur Radio Cultures Dijon 100 Fm

Jack WHITE - Jack a dit : Do it yourself

Jack WHITE - Jack a dit : Do it yourself

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Jack White

Jack White : Drôle de bonhomme


Physiquement, Jack White est un croisement entre Johnny «Edward Scissorhands» Depp, un je ne sais quoi de Michael Jackson et un portemanteau du genre John Reese, le «poing américain» de la série télévisée Person of interest. La pupille noire aussi corbeau que ses cheveux permanentés (Michael ?), le teint aussi blafard qu’un personnage de Tim Burton ou qu’une victime d’un vitiligo intégral. Ombrageux, il lui arrive de jouer de ce physique pour dérouiller une serrure labiale irrespectueuse. Jack comme pseudo prénom… Jack ? L’étrange Noël de Monsieur Jack, n’est-il pas réalisé à partir d’une histoire écrite par ce même Burton? La coïncidence semble ne plus entre être une, il y a filiation, de toute évidence.

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Jack White
Psychologiquement, on le sait déterminé au point d’avoir érigé son propre empire musical et commercial cumulant un label: Third Man Records (en référence au film éponyme de Carol Reed sorti en 1949 avec Orson Wells dans le premier rôle?), un réseau de distribution et une usine de pressage de disques: c’est un amoureux du vinyle. Au-delà, la marque s’apparente à un véritable complexe de production musicale comprenant un studio d'enregistrement et une salle de concert. Implanté à Nashville – Tennessee, siège sociale des confédérés pendant la guerre de Sécession puis base de lancement de la country music à l’abordage des States et du monde entier, du moins pour les amateurs du genre, il en adopte progressivement les stigmates. Ainsi, avec Lazaretto en 2014, son 2ème Lp solo, l’artiste semble prendre le parti d’un retour à la terre en garnissant son sillon de violon cajun (la Louisiane via le Mississippi est au contact du Tennessee), et de Pedal Steel Guitar (ou Lap Steel Guitar), instruments de musique typiquement country. Pourtant, Mr White est originaire de Detroit où l’ambiance musicale rock est un peu plus musclée. MC5 et Ted Nugent y ont shooté tympans et consciences avec ardeur, pour le meilleur ou pour le pire. C’est d’ailleurs depuis cette charmante citée industrielle, et à destination du monde entier, qu’il fomente The White Stripes avec une de ses «futur-ex» sœur/épouse, la batteuse binaire Meg White: «Meg White ? Tac ! Boum !». Auparavant, il aiguise les dents de ses engrenages musicaux en tant que guest sur un album de The Hentchmen (Hentch-Forth - 1998) pour un garage rock typé 60’s ou en tant que membre à part entière du groupe The Go (Watcha doin’ – 1999) pour une pop rock trash fuzzy où la voix se noie dans un fleuve de réverbération. Il en retire vraisemblablement une obsession pour les noms de groupe en «The», affublant tous ses «futur-ex» (encore !) combos de cet article.

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Jack White
The White Stripes. Premier contact raté. Tard dans la nuit, toutes bouteilles essorées, White blood cells - 2001- ne passe pas la barre de mes addictions liquides. Endoctriné par l’emblématique Seven nation army, éléphant de l’album Elephant - 2003 - mon dédain perd du terrain et l’exemplaire red and white du double Lp, un disque rouge - un disque blanc, finit en écoute sur ma platine. Mais le vinyle, affreusement gondolé, provoque un effet sonore de fond sous la griffure de la tête de lecture. Je m’en sépare donc… et oublie d’y revenir. Par contre, les deux derniers Lps du groupe: Get behind me Satan - 2005 - et  Icky thump - 2007 - sont miens et le resteront, rattachés à ma mémoire par les deux concerts auxquels j’assistais en lien avec les tournées mondiales associées.

Jack White : Get behind me Satan




Musicalement, Les White’s badigeonnent de fuzz une toile de blues sans hésiter à postillonner des motifs punctiformes et colorés, étonnantes embardées sous le postulat entêté de leur drapeau tricolore: noir, rouge et blanc. Live, la partition en duo, sans artifices, plonge le public dans un juke joint, créant une proximité où la blondeur du tabac sudiste caramiélise les sens. Par instants, leur musique évoque des tranches de fruits givrés saupoudrés de poivre noir et découpés en écorchures glacées par les lumières stroboscopiques: on mange le groupe des yeux, leur partition déborde des pavillons auditifs à l’image de pièces d’or dans une coupe trop pleine.

Jack White est bien différent lorsqu’il produit des sons avec The Dead weather (dernier Lp en date: Dodge and burn - 2015) ou The Raconteurs (Lp le plus représentatif: Broken boy soldiers - 2006). Notons que, s’il tient guitare et synthétiseur chez les seconds, c’est à la batterie qu’il s’exprime chez les premiers. Ces deux groupes, tels des extensions de son talent, sont en quelque sorte ce qu’il est commun d’appeler des supers groupes: groupes comprenant des membres œuvrant déjà au sein d’autres formations. Ainsi, on trouve Alison Mosshart, l’élément féminin du groupe The Kills (dernier Lp en date: Ash & Ice - 2016) au micro chez The Dead Weather et l’artiste solo Brendan Benson, multi instrumentiste de talent (dernier LP en date: You were right - 2013) chez The Raconteurs. Ces derniers intègrent de la pop dans leur rock baroque alors que The Dead Weathers adoptent plutôt des séquenceurs. Une constante? La voix de Jack. Sur tous les enregistrements auxquels il a participé, sa diction s’apparente à celle de Zack de la Roqua (RATM), le contenu revendicatif en moins. Étonnant rapprochement entre Rage Against The Machine et l’insatiable artiste.

Quelle direction musicale va-t-il suivre à l’avenir? Dieu seul sait… et encore.
Jack White? Drôle de bonhomme.

Thierry Dauge

mardi 16 mai 2017

Alain Bashung - Paroles

Alain Bashung - Paroles

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Bashung


"En France, les gens viennent pour la musique et restent pour les textes"

"J'aimerais qu'un jour Ferré me téléphone de là-haut pour me dire: ''ça va p'tit gars ? Tu sais, j'aime bien ta dernière chanson."
Alain Bashung

samedi 13 mai 2017

Nuit Punk à l'Olympia - Le Rock d'ici à l'Olympia -

Nuit Punk à l'Olympia - Le Rock d'ici à l'Olympia - 1978

Nuit Punk à l'Olympia

Concet Punk à l'Olympia

La fin des années 80 vit une plethore de groupes français s’essayer au Punk…Parmi eux, ceux qui réussirent à enregistrer un «live» peuvent se compter sur le doigt d’une main… En dépit de ce triste constat, un album (le seul!) peut rendre compte de ce que furent les années Punk en France: Le Rock d’Ici à l’Olympia, enregistré dans la salle mythique en juillet 1978, à l’initiative de Philippe Constantin, éditeur et directeur artistique chez Pathé-Marconi. Avec, dans la track-list : Starshooter, Marie et les Garçons, Diesel, Bijou, Electric Callas, Lou’s, Asphalt Jungle, Guilty Razors

Marie et les garçons : Rien à dire


Pour la petite histoire, Kent (Starshooter), avait hurlé : «à l’époque de Bécaud, le public cassait les fauteuils…», et arriva ce qu’il devait arriver: les fauteuils furent arrachés et portés sur scène, comme des offrandes…

Starshooter : 35 Tonnes


Marie-France, célèbre transexuelle de la jet-set parisienne (qui enregistrera un album avec Bijou un peu plus tard…), arriva sur scène pendant le set de Starshooter, commença un strip-tease, jusqu’à ce que les punks s’aperçoivent qu’il y avait tromperie sur la marchandise… «on entendait les mâchoires tomber sur le sol», déclarera Philippe Manœuvre un peu plus tard…
Patrick Eudeline (Asphalt Jungle) : «ce soir là, je me suis battu avec une fille du groupe Lou’s, à propos d’une querelle sur les horaires de passage. Je lui ai dit que je ne tapais pas sur les filles mais, après son coup de pied dans mes couilles, c’était plus la même histoire…». Good time of Rock’n Roll, comme le dira plus tard Bob Seger

Electric Callas - I Wanna Be Your Dog (Reprise des Stooges)



Et regardez attentivement la pochette: les fauteuils cassés trônent, sagement alignés par paquet de 15. Qui a parlé de récupération? En attendant, la (presque) seule trace live de ce mouvement en France… à écouter au plus tôt pour «voir ce que c’était…».

Etienne Frelet

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Livret Nuit Punk à l'olympia

Asphalte Jungle : La nuit punk à l'Olympia - 1978


Bijou


vendredi 12 mai 2017

Dancing in the Street de Martha Reeves au duo Jagger - Bowie

Dancing in the Street de Martha Reeves au duo Jagger - Bowie

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Dancing in the street

Dancing in the Street - Jagger Bowie

On se souvient tous de la version de Dancing in the Street par le duo Jagger Bowie en 1985, vidéo certainement un brin sulfureuse pour l'époque, quoique finalement un peu comique avec le recul. A l'origine, l'idée était la réalisation d'un duo technologique en direct dans le cadre du concert Live Aid, Jagger à Philadelphie et Bowie à Londres. La retransmission satellite entraînant un décallage d'une demi-seconde, le projet dut être provisoirement abandonné. Profitant de l'enregistrement de la BO d'Absolute Beginners de David Bowie aux studios Abbey Road, le duo est rapidement mise en boîte (en quatre heures paraît-il), et le clip  est tourné dans le quartier des docklands de Londres où les deux hommes se rencontrent de nuit...
Le single sort le 12 août 1985 et sera numéro 1 au Royaume-Uni pendant 1 mois et numéro 7 aux Etats-Unis.

Jagger - Bowie : Dancing in the Street


Dancing in the Street - les origines : Martha Reeves

Même si le duo fantasque et cabotin des années 80' de Mick Jagger et David Bowie a laissé une trace indéniable dans l'histoire de la musique et du commérage people, la trajectoire de Dancing in the Sreet a démarré bien plus tôt dans les années 60' avec un destin inhabituel. On doit en réalité la paternité de ce titre à Marvin Gaye, William Stevenson et Ivy Joe Hunter. Le titre est offert aux quatuor féminin qui les accompagne régulièrement sur scène: Martha and the Vandellas avec au chant Martha Reeves.

Dancing in the Street voit le jour pour la première fois en juillet 1964. Le titre devient rapidement un tube, notamment dans les ghettos noirs.
Durant l'été 1964, un jeune noir est abattu par un policier blanc à Harlem, ce qui déclenche immédiatement une émeute. Cet événement est le déclencheur d'une période de troubles où vont s'enchaîner dérapages policiers et soulèvements de plus en plus violents. C'est dans cet atmosphère tendue et insurrectionnelle que les insoumis vont ériger naturellement Dancing in the Street comme hymne des émeutes. Et pourtant, le texte de cette chanson est à la base plutôt du genre inoffensif comme le précise d'ailleurs Martha Reeves:
"C'est tout à fait au contraire que nous voulons inciter les foules. Notre message est clair: All we need is music, sweet music… Nous voulons que chacun descende dans la rue pour danser et fraterniser, et non pas se battre."

Martha and the Vandellas : Dancing in the Street


Quoi qu'il en soit, la chanson Dancing in the Street change elle même de sens confrontée au contexte de l'époque, à tel point que les radios hésitent à diffuser le morceau tant son aura semble assimilée à un appel à la révolte. Pourtant, malgré son histoire et son appropriation, Dancing in the Street est un succès et également le plus gros tube de Martha Reeves. De nombreux artistes, outre Jagger et Bowie ont repris cette chanson. On citera entre autres l'excellente reprise des Kinks en 1965, mais également The Mamas and the Papas en 1966, Little Richard en 1971, Van Halen en 1982, Phil Collins en 2010. Dancing in the Street faisait également partie du répertoire Live des Who.


mercredi 10 mai 2017

Les Inveteres du Rock 10 mai2017

Les Inveteres du Rock Podcast du 10 mai 2017

Emission Radio Rock - Le Rock indépendant et les légendes du Rock

Podcast 10 mai 2017



Nouvelle émission radio: Les Invétérés du Rock diffusée chaque mercredi à 19H00 sur Radio Cultures Dijon et en Podcast sur le Blog!

Les Inveteres du rock



Play List: 

  • Red Hot Chili peppers
  • Blond
  • Shredded Ermine’s
  • Popincourt
  • Dogs
  • Tom Petty and the Heartbreakers
  • Les Olivensteins
  • The only ones
  • Cure
  • Stereophonics
  • Rolling Stones
  • Clash
  • Radiohead
RadioShow : Les Invétérés du Rock. Le Rock indépendant des années 70' à nos jours et les légendes du rock - Anecdotes, stories, clin d’œil, infos et humour Rock! Émission de radio en liaison avec le Blog Rock Auguste Marshal.
Présenté par Auguste Marshal
https://www.facebook.com/Augustemarshal/ 

Radio Cultures Dijon

Les Invétérés du Rock, un émission de radio diffusée chaque mercredi 19h 20h sur Radio Cultures Dijon 100 Fm

Johnny WINTER - Captured Live - 1976

Johnny WINTER - Captured Live - 1976

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Johnny Winter

Captured Live : La découverte

Entrer chez un disquaire (par chance, il en existe encore en activité). Franchir le seuil de cette cathédrale dédiée au vinyle (whatelse?), afin de communier avec toutes ces galettes d’où ne demande qu’à jaillir des musiques ensillonnées. Fureter ou écouter, sans chercher un disque en particulier, guidé par le sentiment d’un incontournable à découvrir. Parfois, il s’agit plus prosaïquement de récupérer une commande faite à partir du sempiternel processus: photo d’une pochette méticuleusement découpée dans un magazine puis livrée aux bons soins du maître des lieux…Ce jour-là, votre motivation reste floue. Vous vous dirigez vers l’endroit du sanctuaire où vous savez trouver un deskboard recouvert de velours pourpre qui accueille la platine. Soudain, les ébats d’ongles sur les cordes griffées d’une Firebird à tête inversée vous assaillent, averse torrentielle déversée des enceintes. Vous vivez l’intro de  It’s all over now  comme un tsunami. Une réaction chimique vous traverse, alchimie mystérieuse et magique qui vous envoie dans l’éther tutoyer les étoiles.

Johnny Winter : It's all over now 


En route vers mes 14 ans, tout cela m’arrive. Hébété, comme au sortir d’un rêve, je m’empresse de loucher sur la pochette du 33 tours capable de tant d’émois. Quelle cire possède si magnifique abeille en son essaim? Un bretteur des hauts sommets, cheveux blancs comme neige et en apesanteur, y prend le ciel à témoin. Ainsi, c’est de la Gibson turgescente qui lui ceint l’épaule que giclent ces saillies de blues blanc. Subjugué, je me vautre dans le flot de notes, surexcité et offert aux stimuli. «Ecoutes, ils font chacun un solo différent en même temps!», vous interpelle un type sur votre droite. Le duel de guitares que se livrent Johnny Winter et FloydRadford sur Sweet papa John est à couper le souffle. Tout l’album brûle de cette lave en fusion, qu’elle naisse des étincelles d’un bottleneck dérapant sur les 3 premières cordes ou du bout des doigts mitraillant les 3 autres (on attendra l’Ibanez Steve Vai Signature pour que naisse une guitare électrique à 7 cordes). Du blues-rock versus volcanique! Les critiques sont dithyrambiques et les amateurs font tourner l’alambic, descendant des rasades au goulot du brûlot. En bons afficionados, ils glorifient l’Albinos. Maître es cover, ce dernier hache le Dylan de l’ Highway 61 definitely revisited et son invité: Roll with me, transforme les auditeurs en: Rock & roll people. Ce n’est pas que la technique de Johnny Winter soit exceptionnelle mais il possède un feeling et un foncier hors norme. Si le houblon fait la bière et l’orge malté le whisky, son jeu de guitare fait le blues heavy, immergé dans le style pratiqué, les deux ne faisant plus qu’un.
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Johnny Winter

A la fin des années 50, un revival blues nait du côté de l’Angleterre: le British Blues Boom (BBB). Cette renaissance, assez fidèle à la musique des pionniers noirs américains du genre, se muscle progressivement tout au long des 60’s sous l’engouement de guitaristes déniaisés comme Page, Beck, Clapton, Green ou Lee qui, eux-mêmes, se branchent sur ce que touillent déjà leurs ainés, des types comme John Mayall. Il est écrit un peu partout que le BBB a relancé la pratique du blues aux States; sorte d’effet boomerang. John Dawson Winter III , de son nom complet, a-t-il pris le train en marche à cette occasion? Il est bien plus probable qu’il ait développé son appétence au contact des géniteurs, des Hommes comme Robert Johnson, Muddy Waters ou John Lee Hooker. Puis, lorsque le démon du blues rock l’eut saisi, à celui d’un Chuck Berry. Il reste néanmoins possible qu’un groupe comme les Stones ait concouru à tanner sa peau blanche de texan: sauce barbe-blues-cue. En tous cas, les cavalcades de sa main droite sur des câbles d’acier tendus n’ont pas finies de charmer les mélomanes et Captured live, plus qu’une entrée en la matière, restera à tout jamais sa flamboyante épitaphe.

Johnny Winter : Captured Live Tour - 1976


Pourquoi me faut-il passer 2010 pour me rendre à un concert de Johnny Winter? Peut-être pour la même raison qui fait que j’ai différé l’achat d’un de ses autres enregistrements, estimant que tout était déjà dit dans ce disque. Finalement, je succombe à la tentation et me procure un billet pour le concert du 7 avril 2013 à l’Olympia. Alvin Lee, gâchette ardente de Ten Years After, doit se produire en même temps. Mauvaise augure: I’m going home, ce grand guitariste meurt un mois plus tôt, le 6 mars 2013. Mauvaise augure?… Epaulé par son frère, Edgar Winter , Johnny Winter arrive sur scène comme sous l’emprise de neuroleptiques: démarche incertaine et traînante, dos voûté, visage à couvert d’un Stetson. A la fin du premier morceau, il s’assoit. Il ne se relève qu’une heure plus tard. En matière de guitare, il pratique sur un rectangle de bois garni d’un manche sans tête, sans doute la plus légère et la plus laide de toutes les rapières. Désemparé, je prends sur moi jusqu’au moment où il joue It’s all over now. Alors, n’y tenant plus, je quitte la salle, dépité. Depuis le début du show, tous ses solos se ressemblent, ternes bégaiements de gammes ralenties par des doigts gourds. Alors? … Captured live, Johnny, forever.

Thierry Dauge

Johnny Winter décède le 16 avril 2014 à Zurich.
De toute façon, il faisait déjà partie de la Légende.
Depuis 1970 qu’il attend ça, Hendrix a du endosser sa Stratocaster blanche et allumer son Marshall multi têtes…

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Johnny Winter - Concert 06 mars 2013 

Johnny Winter : Captured Live - 1976

Album enregistré en septembre 1975 lors d'une tournée conjointe de Johnny Winter avec le Edgar Winter Group (avec Rick Derringer).

Musiciens

  • Johnny Winter : voix, guitare, harmonica
  • Floyd Radford : guitare
  • Randy Jo Hobbs : basse
  • Richard Hughes : batterie

mardi 9 mai 2017

Paul Weller - Paroles

Paul Weller - 2015


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Paul Weller


Je suis peut-être devenu une icône pour certains. Mais je m'en fous, l'important c'est de continuer à écrire de bonnes chansons. Et j'ai l'impression qu'avec le temps elles sont meilleures.

Paul Waller - 2015

samedi 6 mai 2017

Punk Generations - Documentaire rencontre Didier Wampas - Loran Beru

Punk Générations

Punk Generations
Punk Generations

Documentaire rencontre avec Didier Wampas - Loran Beru (Ramoneurs de Menhirs) - Soft Erections - Celkilt - No More Waiting et Escobar.

Étonnant ce documentaire surgit de nul part ou presque, enfin découvert sur les réseaux sociaux de  façon quasi impromptue. D'autant plus étonnant lorsqu' après renseignements, on découvre que ce documentaire amateur de part sa production mais professionnellement réalisé, est l’œuvre de deux étudiants d'une vingtaine d'années, fascinés par le mouvement Punk et suffisamment déterminés pour mener à bien un projet audio-visuel surprenant dans le cadre de leurs études.
Punk Générations: un documentaire d'une dizaine de minutes instructif et passionnant. Un régal "télévisuel" digne des meilleurs moments de la TV rock Old School, celle que nous n'avons guère l'occasion de visionner aujourd'hui en dehors de rares événementiels sur Arte.
Explications, détails et anecdotes, Charlène Dosio qui a réalisé ce doc en collaboration avec Selim Tigrine répond à nos questions. Merci à tous les deux pour cet étonnant travail.

PUNK GENERATIONS




Charlène Dosio, co-auteur de ce documentaire répond à nos questions:

Pouvez-Vous présenter?
Je m’appelle Charlène, j’ai 20 ans, et je suis étudiante en arts du spectacle spécialité cinéma.

D'où est parti l'idée de ce projet?
Le mouvement punk me fascine depuis déjà de très nombreuses années. J’aime me documenter à ce sujet et l’étudier sous toutes ses coutures, que ce soit au niveau politique, mode, musique, sociologique, ou même psychologique. Étant étudiante en cinéma, nous avions récemment pour obligation de réaliser un documentaire journalistique sur un quelconque sujet pour notre projet de fin d’étude. C’était donc l’occasion en or! Cette idée de réaliser un état des lieux du mouvement punk de nos jours me trottait dans la tête depuis déjà un petit bout de temps. J’avais réellement envie de traiter le sujet de façon originale et intéressante, aussi bien pour les personnes s’intéressant au mouvement que pour celles ni connaissant pas grand-chose. Après avoir approfondi la démarche avec mon collègue, et après avoir trouvé un bon angle d’approche, la façon dont nous allions traiter le sujet apparaissait déjà beaucoup plus claire. Nous savions comment nous voulions présenter la chose, et surtout quels messages nous avions pour ambition de transmettre. Réaliser un projet documentaire esthétiquement et visuellement beau, réunissant des personnalités intéressantes, et abordant le sujet du mouvement punk de façon compréhensive, neutre, et novatrice, était notre ambition. A aucun moment nous donnons réellement notre avis, nous préférons laisser les images parler d’elles-mêmes. 

Comment c'est organisée la rencontre avec les différents acteurs du documentaire?
Pour ce documentaire, j’avais vraiment pour ambition de toucher un large public et d’avoir une grande portée. C’est pourquoi, il nous fallait absolument Didier Wampas et Loran Béru. Quand j’ai vu qu’ils passaient en concert avec leur groupe respectif dans la région, j’ai donc directement sauté l’occasion et j’y suis allée au culot. J’ai rédigé un message pour chacun d’entre eux expliquant notre projet, nos envies, et notre but. Devinez quoi? Seulement quelques jours après, bingo, ils nous avaient répondu favorablement. Comme quoi, il est clair que dans la vie qui ne tente rien n’a rien. À côté de ça, nous voulions également donner la parole à de petits groupes punk moins connus. J’ai réalisé la même démarche avec eux, et ils m’ont répondu favorablement aussi. Ce qui est beau, c’est qu’aucun des groupes que nous avons sollicité nous ont donné une réponse négative. Ce qui, une nouvelle fois, prouve bien l’humilité et l’ouverture d’esprit régnant dans ce mouvement.

Quesqu'y vous a fait le plus tripé dans ce travail?
Ce projet documentaire dans son ensemble était complètement dingue et kiffant. Que ce soit dans les différentes rencontres que l’on a pu faire, dans les interviews, les concerts que l’on a pu voir, le montage, etc. Mais, ce qui était vraiment fou, c’était de se retrouver face à des chanteurs que l’on écoute depuis très longtemps, de faire la part des choses entre la vie professionnelle et personnelle et de se dire «Bon, aller, fais pas ta gamine émerveillée, et sois pro». Au final, tout s’est toujours super bien passé, sans stress et problèmes, et ils ont tous été vraiment hyper cools avec nous. Avoir l’occasion de traiter de façon professionnelle un sujet qui nous tient particulièrement à cœur et d’échanger avec des personnes que l’on adore et dont nous sommes admiratifs était clairement méga trop trippant.

Vous avez fait ça par passion?
De mon côté, la musique et le journalisme sont deux de mes grandes passions. Ainsi, pouvoir réaliser un documentaire reliant ces deux domaines était donc une occasion rêvée. Même si ça n’a pas toujours été facile, j’ai vraiment adoré faire ça de A à Z, et j’espère très prochainement avoir la chance de recommencer.

Avez-vous d'autres projets?
Comme je l’ai dit précédemment, je suis vraiment passionnée de musique et de journalisme. Réaliser ce court projet documentaire m’a ainsi donné envie de réaliser de nombreux autres projets vidéos et documentaires! Certains traitants aussi du mouvement punk sous des aspects différents, d’autres sur des sujets complètements à part mais tout aussi hyper intéressants et sur lesquels j’ai hâte de me pencher prochainement. Restez donc branchés sur la chaîne!

Quelques anecdotes pendant les rencontres?
Des anecdotes marrantes et sympas à raconter à propos de ce documentaire j’en aurais tout un tas… MAIS celle qui m’a le plus marqué restera certainement l’interview avec le groupe Escobar. À la suite du concert, et après avoir échangé quelques mots sur la question, Rémi (le chanteur du groupe) nous a invités à le rejoindre et à boire «tranquillement» un coup avec lui. Après quelques verres en trop, des bouteilles de champagne hors de prix ouvertes et bien entamées, et l’heure ayant déjà bien tourné, on a finalement dû se résoudre (et à contre cœur) à quitter les lieux afin d’être en forme pour l’interview du lendemain. La gentillesse, l’ouverture d’esprit, et la personnalité unique de Rémi et de son batteur nous auront fait passer un super moment et nous aura en tout cas bien marqué.

Auguste Marshal

vendredi 5 mai 2017

Muse - Origin of symmetry

Muse - Origin of symmetry

Muse
Muse

Muse - Origin of Symmetry - 2001

Origin of symmetry du groupe Muse se présente sous la forme d’un double vinyle. A quelques exceptions près, il s’agit de la forme sous laquelle sortent actuellement tous les vinyles. Le but est-il d’obtenir un meilleur son en élargissant le sillon ? Ou alors est-ce dû à la longueur des enregistrements?  La durée de ces derniers a presque doublé depuis l’avènement du CD. Trente minutes de musique supplémentaire… que la plupart comble à la va vite, avec des chansons inutiles pleines de rien. Dans le cas de Muse en général et de ce disque en particulier, on accepterait volontiers que les garçons rajoutent quelques titres. En l’état, l’album tutoie déjà l’excellence. Toutes les chansons relèvent de la haute voltige. Intégralement ou par passages, elles combinent arabesques, ciselures et agressivité obtenant, au final, un équilibre idéal. La minutie est à l’œuvre. Si l’on sélectionne le critère du nombre de passages en radio pour gage de qualité, l’album contient au moins quatre morceaux qui les cumulent: New born, Bliss, Plug in baby et Feeling good. Il existe un CD bootleg du groupe, enregistré lors d’un concert de promotion pour Radio One, où ces titres repoussent les murs et décapsulent les tympans !

Muse : Feeling Good - Lp Origin of The Symmetry



La voix de Bellamy est extraordinaire. Non content d’exceller sur disque, contrairement à nombre de ses collègues dans ce registre: la voix de tête, il reproduit à l’identique ses parties vocales en live. Un extraterrestre! Les autres instruments agencent un ouragan progressif autour duquel cette voix tournoie, montant crescendo vers un paroxysme au lyrisme turgescent. Non content de manier ses cordes vocales à la perfection, le garçon triture sa guitare avec emphase, à la frontière entre musique classique et hard rock. Sur ce disque, il n’est pas encore question de Rachmaninov ou de Saint-Saëns, ou encore de rapprochement avec ce que Queen a fait de pire à mon sens. Le cœur du projet penche vers un rock progressif musclé, le coté ennuyeux en moins. Les mélodies insufflent des envies de batailles épiques saupoudrées de gloire, d’héroïsme et d’épopées fantastiques à la recherche d’un absolu magnifiant. Mieux vaut éviter d’écouter cette musique sur autoroute. Le cas échéant, vous prenez le risque d’alléger votre permis de conduire de plusieurs points, pied droit énervé traversant le plancher. Par contre, en compagnie galante, pour une écoute ou en cadeau, vous y gagnez l’assurance de séduire.

Muse - Plug In Baby - Live At Rome Olympic Stadium


Armé de ma guitare acoustique, à force d’acharnement, je parviens d’oreille à singer Plug in baby, un des plaisirs de mon entourage. Par expérience, ce titre et ses collègues rythment idéalement les foulées d’entrainements vers l’Everest d’un joggeur: courir le marathon. En fidèle ami, dépassant par là-même le statut d’excellent 33 tours, Origin of symmetry s’immisce naturellement dans la vie de celles et ceux qui y souscrivent.

Muse
Muse
Devenu président, et seul membre, de la ligue des «Vomisseurs de CD», je me procure dès que disponible les versions vinyle de Drones (2015), The resistance (2009), Black holes and revelations (2006), Absolution (2003), Showbiz (1999) et Origin of symmetry. Avant la sortie de ce dernier, j’ai la chance d’assister à la Cigale – Paris au concert où le groupe, en avant-première, l’interprète en intégralité. Une fois « défloré » live, le pouvoir de séduction de ses titres rend l’acquisition de l’album incontournable. On ne sait pas de quelle symétrie il est question mais on sait déjà qu’elle va provoquer un engouement profond.

Muse : Bliss Live 2011



En passant … j’ai vu Muse cinq fois. La plus époustouflante, celle qui m’a sidéré, a eu lieu à Rock en Seine le 28 août 2004, alors qu’Absolution garnissait les bacs à disques. Ce soir-là, malgré les samplers, discutables artifices scéniques à mes yeux, le spectacle fut grandiose. Beauté et virtuosité. Pour du plein air, le son bétonna l’atmosphère. Rien à voir avec l’écho exécrable d’un stade (et qu’il soit «de France» n’y change rien), ou les méfaits structurels de l’ex POPB. Il surgit avec puissance et clarté, sans échos ni tournoiements. Même le vent n’y put rien, pas plus que le type de deux mètres avec crinière et chapeau qui s’installe devant vous dans ce contexte, aléa indissociable de la musique vécue live. Une acoustique royale! De plus, si mes tympans se gondolèrent de plaisir, mes yeux se régalèrent aussi. Le Domaine de Saint-Cloud vécu à nouveau les heures fastes du roi Soleil. Des fontaines jusqu’aux cieux, l’illumination imposée par le groupe noya l’atmosphère d’or et de safran. Les chênes centenaires n’en revinrent pas, ils tendirent leurs feuilles vers cet essentiel. Muse, ce soir-là, arrêta le temps. Suspendu dans l’espace, l’«entertain-aMuse-ment» accrocha au velours de la nuit sa nouvelle étoile.

Thierry Dauge 
Muse - Concerts
Muse - Concerts