jeudi 6 avril 2017

Dick Wagner, le mercenaire (1942-2014)

Dick Wagner, le mercenaire (1942-2014)

Dick Wagner
Dick Wagner

Dick Wagner : Guitariste d'Alice Cooper

Guitariste du tout gratin, il a signé ses plus hauts faits d’armes avec Alice Cooper. Officiellement, à partir de Wellcome to my nightmare puis sur Goes to hell, Lace and whiskey et From the inside. Il arriva chez le Coop par Cooptation. Bob Ezrin, producteur des albums d’Alice Cooper depuis Love it to death, celui qui fit que ce groupe fut, le sollicitait depuis le début des années 70 comme musicien de studio, le faisant remplacer au pied levé les apprentis bretteurs mal aguerris: 
«Le temps de studio coûte cher, va faire un tour gamin, laisse faire le Mr, tu seras crédité».

Dick Wagner usinait des rythmiques et des solos tout autant qu’il en écrivait...

C’est qu’il a parfois essayé de percer sous ses propres couleurs. C’était juste avant la mise en scène, le théâtre parfumé hard-rock, le maquillage et les groupies de tous âges. Quand on est le petit-fils de Richard "Walkyries" Wagner, on ne peut qu’aimer la musique bruyante voire symphonique, celle qui exalte les envies d’horizons brulants, de champs de batailles balayés par un souffle épique. Sa première sortie se nommait The Frost et ça sentait déjà la poudre.
Alice Cooper
Alice Cooper
Mais ça ne suffit pas à son appétit, il manquait la symphonie. Il forme alors un autre groupe: Ursa Major, où il peut développer des thèmes plus spatiaux, des espaces plus spacieux. Succès fuyant, il se réfugie dans les studios d’enregistrement canadiens, louant ses services aux plus offrants. C’est là qu’il croise l’ami Bob. Ce dernier tambouille un projet gargantuesque et trouve en Dick Wagner l’homme répondant idéalement à ses projets. Il l’apparie à un autre six-cordiste. Les deux "Les Pauliens" se trouvent alors et ne se lâcheront plus pendant de nombreuses années.

Dick Wagner
Dick Wagner : il a joué avec...

Son double? Son jumeau? Steve Hunter, le bien nommé. Ensemble, ils gravent le joyau de Lou Reed: Berlin, puis ferraillent sur les deux live du Toxic animal (Rock'n'roll Animal - 1974 et Lou Reed Live - 1975). Après… ils s’en allèrent électrifier les soirées dionysiaques d’Alice Cooper. Guitariste du tout gratin… A écouter: Love it to death, sur Billion dollar babies d’Alice Cooper, sans crédits, mais c’est bien lui.

Thierry Dauge

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