samedi 11 mars 2017

Echo and the bunnymen

Echo and the Bunnymen

Echo and the Bunnymen
Echo and the Bunnymen

Ocean Rain : Echo and The Bunnymen - 1984

1984 le groupe Echo and the Bunnymen, originaire de Liverpool sort son quatrième album Ocean Rain qui demeure à mon sens le disque le plus abouti de leur carrière. Et pourtant, ça démarrait assez mal pour eux, puisque ce disque reçu des critiques assez peu élogieuses des magazines NME et du Rolling Stone américain. Heureusement, la presse anglaise dans son ensemble sut reconnaître le brio de cette petite perle qui domine par son mystère et son évidence la production discographique du groupe.
Évidemment, on a tous en tête l'incroyable ballade romantique et ténébreuse The Killing moon, un bijou servi dans son écrin, la quintessence du style cold et lyrique des Bunnymen. Une composition parfaite portée par une atmosphère sombre et émouvante, des mots d'amour tendrement désespérés sous un ciel étoilé ou la lune se meurt... la tension est palpable et l'orchestration nous entraîne dans le mélo romantique, enivré par la voix mélancolique et exaltée de Ian Mc Culloch.

Echo and The Bunnymen : The Killing Moon


L'ensemble de l'album est soutenu par un orchestre de cordes, et nous délivre 9 titres parfaitement aboutis, le tempo est quand à lui assez linéaire, le groupe ne s'affole pas, pas de démonstration, on navigue dans l'univers trouble et brumeux d'Echo and the Bunnymen, à l'image de cette pochette crépusculaire où le groupe semble perdu sur une barque, voguant sous un ciel nocturne violacé.
Echo and the bunymen ocean rain
Echo and the bunymen : Ocean rain
 
On rapproche très souvent les accents lyriques de la voix si particulière de Ian Mc Culloch des envolées vocales de Jim Morrison. Et pourtant, elle n'est pas sans rappeler les accentuations plaintives de Morrissey des Smiths, l'emphase d'un Michael Stipe (R.E.M.), ou les arcanes des vocalises de Robert Smith (Cure).
Et pourtant, malgré toutes ces analogies élogieuses, l'identité absolue du groupe réside dans cette voix unique de Ian Mc Culloch servie sur ce disque par des compos d'une très grande finesse, à la fois profondes et entraînantes, sur lesquelles les arrangements s'imbriquent parfaitement. Les guitares de Will Sergeant sont cristallines et hypnotiques, la rythmique en roulements de Pete de Freitas et la basse tendue de Les Pattinson soutiennent l'ensemble de cordes dans une homogénéité remarquable. On notera également d'autres morceaux d'une parfaite facture tels Silver, Crystal days ou encore Seven Seas.

Echo and the Bunnymen : Seven seas


Ocean Rain est en quelque sorte l'album de l'apogée, le sommet de leur carrière. En 1987, en panne d'inspiration et de motivation, Echo and the Bunnymen enregistrent un album éponyme dont ils auraient sans doute pu se passer. Plus rien de ce qui faisait la magie d'Ocean Rain n'est au rendez-vous. Défaillance des envies, perte des repères du groupe, malgré la participation de Ray Manzarek des Doors, le disque est un échec. L'année suivante, Ian Mc Culloch quitte le groupe pour se lancer dans une aventure en solo. Le reste du groupe déterminé à continuer recrute le chanteur Noël Burke, mais le batteur Pete de Freitas meurt tragiquement dans un accident de moto. Les résistants sortiront encore un album, avec une formation qui n'a plus rien à voir avec celle des débuts. Ni le public, ni la critique n'apprécieront, Echo and the Bunnymen se séparera en 1990.
A noter une surprenante reformation en 1997, après une réconciliation entre Ian Mc Culloch et Will Sergeant, mais ça, c'est déjà la seconde vie du groupe.

Auguste Marshal


Albums studio Echo and the Bunnymen

  • 1980 : Crocodiles
  • 1981 : Heaven Up Here
  • 1983 : Porcupine
  • 1984 : Ocean Rain
  • 1987 : Echo & the Bunnymen
  • 1990 : Reverberation (album) (en)
  • 1997 : Evergreen
  • 1999 : What Are You Going to Do with Your Life?
  • 2001 : Flowers
  • 2005 : Siberia
  • 2009 : The Fountain
  • 2014 : Meteorites

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