samedi 31 décembre 2016

Cure Seventeen Seconds

Cure Seventeen Seconds

The Cure
The Cure

The Cure:

Le deuxième album de The Cure est sorti en 1980, et il fonctionne à mon sens tel un mystère musical énigmatique. C'est certainement un album historique, une synthèse talentueuse de l'univers la New Wave et de la Cold Wave de l'époque. Un disque sombre, empreint d'un mystère désenchanté, dans lequel Robert Smith invente un univers à l'ambiance instantanément reconnaissable, au travers duquel toute une génération de jeunes va rapidement s'identifier.

The Cure : Play for today



Il s'agit encore aujourd'hui pour moi d'un très grand disque au panthéon des immortels, dont la recette aurait pu accoucher d'un flop. Un disque étonnamment calme, au tempo souvent lent et chaloupé, aux guitares arpégées sans violence, sonorités synthétiques des batteries et nappes des synthés de Hartley... il s'en fut de peu pour que l'auditeur prenne la fuite.

Cure
Cure
Bien sûr, il n'en est rien grâce à la magie indescriptible qui émane ce mystère quasi hypnotique, et qui semble érigé telle une cathédrale de la modernité des eighties, somptueuse et épurée jusqu'à l'abstraction. Seventeen seconds est également le premier volet de la trilogie Cold de The Cure (Seventeen seconds - Faith - Pornography). Un disque nébuleux et éthéré qui nous entraîne dans l'univers atypique, romantique et funeste de Robert Smith. Un disque simple et bouleversant qui laisse à entrevoir les mystères de la vie. La pochette de l'album dévoile ces formes énergétiques énigmatiques, indiscernables, tel des fantômes s’enfuyant dans l'orée sombre d'une forêt. Cette forêt, The Forest est devenue aujourd'hui l'un des titres symbolique de cette période. Tel un étendard, il trône désormais dans la quasi totalité des concerts de The Cure, indestructible, sombre et lumineux, incandescent.

Auguste Marshal

The Cure : A Forest - Live

  

jeudi 29 décembre 2016

Jean Jacques Burnel

Article the stranglers

Jean Jacques Burnel - Bassiste des Stranglers

"Les Stranglers c’est un nom qui te reste en travers de la gorge comme un os de poulet". 
(Jean Jacques Burnel)
Jean Jacques Burnel - The Stranglers
Jean Jacques Burnel - The Stranglers

mercredi 28 décembre 2016

MC5 - blog rock Auguste Marshal

MC5 : du feu sur le lac St Clair

MC5
MC5

Motor City 5: tout d'abord un groupe garage

Formé en 1964 dans la banlieue de Detroit (Lincoln Park), Motor City 5 est tout d'abord un groupe garage comme il en existe beaucoup à l'époque et son répertoire est essentiellement composé de reprises de Rhythm n'Blues et de Rock de l'époque dont I Can Only Give You Everything qui sera leur premier single en 1967.

MC5 - I Can Only Give You Everything (1966) 




L'année suivante sort le second simple, Looking At You qui donne sa véritable identité au groupe, surtout sur scène. Au delà du Garage Rock, au delà du Rythm & Blues, MC5 est désormais un mélange des deux, la sauvagerie en plus.

Looking At You - MC5





Comme ses voisins d'Ann Arbor The Stooges, MC5 va planter un nouveau décor dès cette seconde moitié des 60's. Exit les costumes et cravates, cheveux à plat et chansons « classiques », MC5 sort l'artillerie lourde et enflamme le Grande Ballroom de Detroit les 30 et 31 Octobre 1968.

MC5
MC5
Ces deux concerts sont enregistrés et servent de base au premier LP Kick Out The Jams qui sort en 1969. Ce disque est un cataclysme pour l'époque et va influencer des milliers de groupes à travers le monde.

MC5 - Kick Out The Jams (full album)




L'année suivante, après avoir divorcé de son manager John Sinclair, le « Five » sort son premier album studio, Back In The USA, base du Rock High Energy que certains qualifient aujourd'hui de disque Proto-Punk. On y trouve des reprises furieuses de Tutti Frutti et Back In The USA ainsi que des compositions de pur Rock'N'Roll telles que Shakin' Street (qui donne son nom à un groupe français), Looking At You ou encore Teenage Lust.

MC5 - Tutti-Frutti 



High Time sort en 1971. Dernier album avant le split, il renferme quelques pépites telles que Future Now, Sister Anne ou encore Over And Over
L'année suivante, MC5 tourne en Angleterre, en Allemagne dont un passage live au « Beat Club », et en France où il joue au Gibus et se fait filmer au château d'Hérouville pour l'émission de TV 'Rock En Stock' (LP disponible chez Munster).

MC5 - Future Now 





Le « Five » se sépare fin 1972, après avoir écrit un grosse page de l'histoire du Rock, sorti trois albums « High Energy » qui constitueront ensuite les bases du Punk, du Hard et du reste du Rock brut à travers le monde, de la Suède à l'Australie en passant par l'Angleterre et les USA. Après la séparation, Fred « Sonic » Smith fonde le Sonic's Rendez-Vous Band dans lequel on retrouve le Stooge Scott Asheton, Michael Davis rejoint son frère, Ron Asheton, dans Destroy All Monsters, Dennis Thompson joue dans New Order avec Jimmy Recca et Ron Asheton également (toujours dans les bons coups), puis New Race (avec Ron Asheton, encore lui, et Rob Younger de Radio Birdman). De son côté, Wayne Kramer fait couiner sa six cordes avec Larry Wallis des Pink Fairies puis Johnny Thunders et enfin, Rob Tyner, en bon docteur ès Rock'N'Roll donne des cours aux Hot Rods sur le simple Till The Night Is Gone (Let's Rock).

Sonic's Rendezvous Band - City Slang 





En 2004, les trois survivants, Michael Davis, Wayne Kramer et Dennis Thompson font le tour du monde sous l’appellation DKT-MC5, accompagnés de divers invités de marques tels que Lisa Kekaula (The Bellrays), Handsome Dick Manitoba (Dictators), Billy Duffy et Ian Astbury (The Cult), Nick Royale (Hellacopters), Gilby Clarke ou encore Dave Vanian et Lemmy que l'on peut voir sur la vidéo officielle « Sonic Revolution: A Celebration Of The MC5 ».

Gilby Clarke with DKT/MC5 - "Back In The U.S.A" feat. Lemmy. 





Aujourd'hui, le groupe qui représente le mieux le style musical du MC5 est sans nul doute The Bellrays, mélange de Rock'N'Roll High Energy, de Punk et de Soul, mais comme nous l'avons vu précédemment, le «Five» a laissé des traces partout dans le monde, depuis plus de 50 ans maintenant. Éternel. 

Fernand Naudin

DKT / MC5 - LIVE GUITARES EN SCENE 2011 WITH LISA DES BELLRAYS



samedi 24 décembre 2016

I'm waiting for the man - Lou Reed et le Velvet Underground

Lou Reed - I'm waiting for the man

Lour Reed- Mick Jagger - David Bowie
Lour Reed- Mick Jagger - David Bowie

Velvet undergroundI'm waiting for the man

On parle ici d'un titre devenu aujourd'hui incontournable, issu du premier album du Velvet Underground en 1967, l'album à la banane, couverture signée de Warhol et production également assuré par le maître dandy. 
L'album démarre sous de mauvais hospice, enregistré à la fin de l'année 1966, il sortira le 12 mars 1967 avec des ventes plutôt satisfaisantes. Un différent au niveau des droits de production le fera retirer puis remis en vente quelques mois plus tard, mais visiblement trop tard, l'engouement n'est plus là, le disque est un échec commercial. 
Lou Reed a certainement dû sourire du retournement de situations, puisque The Velvet Underground and Nico est aujourd'hui unanimement considéré comme un album culte. I'm waiting for the man, chanson  qui raconte un deal d’héroïne à 26 dollars au coin d' harlem est l'un des joyaux de cet album. On a réuni ici un florilège d'interprétations, un choix partial évidement tant ce titre a été repris à toutes les sauces... c'est la rançon de la gloire, lorsque un chef d’œuvre éclos.

David Bowie est un grand fan de Lou Reed et il a repris pas mal de ses morceaux à ses débuts, on les retrouve tous les deux en Live dans une version magistrale de puissance et d'intensité: un délice.

David Bowie et Lou Reed : I'm waiting for the man - Live


Ian Mac Cullogh (Echo and the Bunnymen ) - Cover : I'm waiting for the man



Rodolphe Burger (ex-Kat Onoma) - I'm waiting for the man


vendredi 23 décembre 2016

Dirty Old Town

Dirty old town

Shane Mac Gowan - Pogues
Shane Mac Gowan - Pogues
Comme pas mal de gens de ma génération, j'ai découvert tout jeune Dirty old town lors d'une fin de soirée bien arrosée dans un Pub, version des Pogues à fond la caisse et que la Guinness nous emporte: "One for the Ditch" comme disent les Irlandais. Les Pogues ont largement contribué à développer la popularité de cette chanson traditionnelle, à tel point qu'on imagine souvent qu'il s'agit d'un classique irlandais traitant des célèbres Dubliners de l'écrivain James Joyce. En vérité, Dirty Old Town est une chanson anglaise décrivant la sombre ville industrielle de Salford au Nord Ouest de l'Angleterre, elle a été écrite par un natif de Salford, Ewan Mac Call en 1949 comme un interlude dans son show scénique et chemin aidant, entrainé par le succès du Folk, le titre devint un incontournable de son répertoire.

The Pogues : Dirty old town



Ce n'était qu'un début, The Spinners (dont le chanteur était aussi de Salford) commencèrent à populariser Dirty Old Town, mais son succès à l’international fut couronné par les Pogues sur leur deuxième album Rum, Sodomy, and the Lash en 1985.
Un brin d'histoire et on s'y remet, "Sláinte" - Santé !

 The Dubliners : Dirty Old Town

  The Spinners : Dirty Old Town 

 Ewan Mac Coll : Dirty Old Town



jeudi 22 décembre 2016

The Pogues TV

The Pogues à la télé

Les Pogues  à la télé.

Les Pogues, le groupe irlandais légendaire de folk rock irlandaise, largement reconnu pour sa musique festive, métissée de rock et de folk trad', mais également pour son chanteur édenté et sulfureux Shane Mac Gowan, remplacé pendant quelques temps entre autre par Joe Strummer himself, qui avait d'ailleurs produit leur album Hell's Ditch ("Le fossé de l'enfer") en 1990. 
C'est une émission mythique de la télévision française qui leur avait consacré un numéro spécial en 1986. Les enfants du rock, consacrés aux  "Pogue Mahone", littéralement "embrasse mon cul", c'était leur premier nom de groupe dans les années 80', juste avant une transformation en Pogues pour des raisons commerciales. 
J'avoue que j'aimais beaucoup leur premier nom, visiblement le groupe également puisque ce fut le titre de leur album de 1996.

Les enfants du Rock : Pogues - 1986


Et un bonus sur Arte, c'est un régal...

The Pogues : Arte

 




Les enfants du rock - Pogues
Les enfants du rock - Pogues



mercredi 21 décembre 2016

Talking heads

Article sur Talking Heads

Talking heads : 77

Talking Heads
Talking Heads

Les débuts de Talking Heads

Le groupe s'est formé au milieu des années 70' à New York autour de deux potes étudiants, Chris Frantz - batteur - et David Byrne - guitariste et chanteur - Le nom de Talking Heads est trouvé un peu à l'arrache, et il désigne les présentateurs à la télévision américaine, ce qu'on appelait chez nous naguère les speakerines. Après une première expérience en duo, ils forment les Talking Heads à trois avec la petite amie du batteur Chris, fan absolue et joueuse occasionnelle. Tina endosse le rôle de bassiste et c'est dans cette formation minimaliste que le groupe se produit pour la première fois en 1975 à New York au célèbre CBGB pour la première partie... des Ramones
Ce soir là, à l'état de trio ils jouent Psycho Killer, morceau composé quatre ans auparavant, qui deviendra le titre emblématique du band. Un titre qui dégage une énergie cinétique sans limite, semant les germes de leur ingéniosité de compositeurs, dans un mélange de post punk avec des accents funk complètement novateurs pour l'époque et quelques mots en français dans le refrain: Psycho Killer, un bijou du genre... 

Talking Heads : Psycho Killer


Leur premier album "Talking Heads : 77" est un disque étonnant de vitalité et de fraîcheur, la pochette rouge reste d'ailleurs totalement énigmatique à mes yeux, certainement à l'image de cette musique avant gardiste qui sème déjà les germes du post punk. Petite précision biographique, depuis les premiers concerts, les Talking Heads se sont enrichis d'un quatrième larron en la personne de Jerry Harrisson - ex Modern Lovers de Jonathan Richman - qui occupe le post de second guitariste et clavier. Ce premier album est étonnant dans sa conception, et peut-être encore plus surprenant, les chansons à mon sens les plus innovantes et intéressantes se trouvent à la fin de l'album. 

Talking Heads : Pulled Up - Lp : 77


L'album 77 est couronné par un franc succès puisqu'il voit son entrée au Billboard 200 ainsi qu'une tournée en première partie des Ramones, un excellent démarrage pour les Talking Heads. L'album suivant marquera la rencontre et le début de la collaboration avec le producteur Brian Eno, une ouverture vers encore plus d'originalité, avec l'introduction de sonorités africaines (qu'on perçoit déjà un peu dans 77) au détriment peut-être de la spontanéité, mais ça c'est déjà une autre page de leur histoire. 

David Byrne
David Byrne - Photographie  Stephanie Chernikowski 1979
Auguste Marshal
"J’ai le sentiment que le monde est plus onirique, métaphorique et poétique que l’on pourrait croire. Mais tout aussi irrationnel que de gentils tours de magie quand on le regarde d’un point de vue strictement scientifique. Je ne serais pas surpris si c’est la poésie – dans le sens large du terme, celui d’un monde rempli de métaphores, de rimes, de circuits récurrents, de formes et de motifs – qui est à la base du fonctionnement du monde. Le monde n’est pas logique, c’est une chanson".  
David Byrne
The Talking Heads

Talking Heads : 77 

  Talking Heads : Psycho Killer Live 1980

 

lundi 19 décembre 2016

Amy Winehouse

Amy Winehouse


"L'alcool ne résout pas tous les problèmes, mais bon, l'eau et le lait non plus" 

Amy Winehouse
Amy Winehouse
Amy Winehouse

samedi 17 décembre 2016

David Bowie - Hunky Dory

David Bowie - Hunky Dory - 1971

bowie-hunky-dory

"Comme sur des roulettes"

"Comme sur des roulettes", c'est en quelque sorte la traduction de HunkyDory, 4ième album de David Bowie. L'album Hunky Dory a vu le jour chez RCA le 17 décembre 1971, avec une pochette magnifique sur laquelle Bowie imite Marlène Dietrich.

Les futurs Spiders From Mars, le groupe de Bowie période Ziggy Stardust se dessinent autour de Mick Ronson - guitare, chœurs, arrangements, mellotron - Mick 'Woody' Woodmansey - batterie - (tous deux, étaient déjà sur le précédent album), Trevor Bolder  - basse, trompette. Mais également un invité de marque, Rick Wakeman -piano, futur claviériste de Yes
Bowie enregistre guitares, saxophones, et quelques parties de piano. L'album est produit par Ken Scott et The Actor: David Bowie

David Bowie : Changes


C'est certainement le premier grand disque de Bowie, rempli de perles comme Andy Warhol, Life on Mars ou encore Changes, dans lequel Bowie déclame sa passion pour Dylan et le Velvet Underground mais dans un style personnel, grandiloquent, Glam... 
Et dire qu'il nous a fait l'affront de nous quitter...  tu as tellement brillé en bas, j'imagine à quel point tu dois être lumineux là-haut! 

David Bowie : Life on mars?

vendredi 16 décembre 2016

NOEL, soirée Wampas, Bijou, Ramones

NOEL, soirée Wampas, Bijou, Ramones : What Else ?

Wampas Ramones Bijou
Wampas Ramones Bijou
NOEL AVEC LES WAMPAS ( et un petit peu les Ramones et aussi Bijou…)
C’est d’actualité: on va bientôt fêter Noël, mais ce soir on va le faire version Punk, avec les Wampas: Ce soir c'est NOEL !!!

 Wampas: Ce soir c'est NOEL


Noel, c’est avant tout la fête des enfants. Pourvu que le Père Noel soit bien inspiré et n’offre pas une paire de bottes rouges à votre fiston !!!

Wampas : Les bottes rouges


Et on continue avec La fille du père Noel, un titre de Dutronc repris par BIJOU; mais là, cadeau: dans cette version vous entendrez Bernie ( Trust) et Didier Wampas!!!

Bijou : La fille du père Noël


Trêve de romantisme, on terminera cette épopée avec les Ramones qui, comme Auguste Marshal et moi-même, vous souhaitent un  MERRY CHRISTMAS !!! 

Etienne Frelet 

Ramones : Merry Christmas


 
 

jeudi 15 décembre 2016

Paul Simonon

paul-simonon

Paul Simonon - The Clash

Article complet sur notre nouveau Website :
https://culturesco.com/index.php/2018/12/16/paul-simonon-the-clash-au-palladium-de-new-york-1979/


Paul Simonon
Paul Simonon
Paul Gustave Simonon (né le 15 décembre 1955 à Brixton, Londres) est un peintre et musicien anglais. Il est plus connu comme ayant été le bassiste du groupe de punk rock The Clash emmené par Joe Strummer. On lui doit l'une des chansons les plus mémorables du groupe : The Guns of Brixton, apparue sur l'album London Calling.

https://culturesco.com/index.php/2018/09/27/annee-1976-au-commencement-etait-the-clash/

Les Inveteres du Rock - Podcast 14 decembre 2016

Les Invétérés du Rock - Emission Radio Rock 

Podcast 14 decembre 2016


Nouvelle émission radio: Les Invétérés du Rock diffusée chaque mercredi à 19H00 sur Radio Cultures Dijon et en Podcast sur le Blog! Au menu des réjouissances Rock'n'Roll, une play List concoctée avec amour bien entendu:
Emission radio Rock by Auguste Marshal
Les Invétérés du Rock - Emission radio Rock by Auguste Marshal

Play List:

Trust - Clash - REM - The Rolling Stones - Mike Rimbaud - Tom Petty And The Heartbreakers - Elliott Murphy - The Kid Pharaon Merry-Go-Round - The Jeff Healey Band - Kingsize - Plimsouls - The Strokes - Billy Ido.

mercredi 14 décembre 2016

Undertones

Undertones - Teenage kicks 

Undertones - Teenagekicks
Undertones - Teenagekicks
Les Undertones à leurs débuts étaient une bande d'ados' boutonneux venus du nord de l' Irlande, des p'tits gars simples et éclairés, qui étaient encore loin d'avoir intégré les codes du genre punk rock dont ils adoraient les icônes naissantes. De purs amateurs talentueux, fans des Ramones, ils n'étaient jamais allés bien plus loin que Belfast et avaient à priori très peu d'espoir d'évoluer. Et pourtant, à la fin de l'année 1978, ils réussissent à sortir le single Teenage Kicks, dans une première version en 45 tours sur le label Good Vibrations à Belfast.

The Undertones : Teenage Kicks


Coup de baguette de la fée rock, le groupe est repéré par John Peel (DJ, animateur de radio à la BBC, journaliste et découvreur de talents...) qui déclare alors haut et fort que Teenage Kicks est sa chanson préférée de toute l'histoire. Une chanson parfaite! 
Il ne changera d'ailleurs jamais d'avis jusqu'à sa mort en 2004. Sur son épitaphe, il est inscrit: «Teenage dreams so hard to beat», la première phrase de Teenage Kicks: respect!

The Undertones
The Undertones
Teenage kicks est un petit chef d’œuvre du genre, un titre incroyable qui frappe en plein vol des la première écoute. Le genre de morceau qui nous capte instantanément, une sorte d'effusion de magie noire, une incantation chamanique moderne, un titre qui tient au cœur et qui ne lâche pas: c'est puissant et méchamment efficace. Cette première compos des Undertones a été mise en boîte et composée par le tandem Sharkey/O'Neill, avec des paroles et un état d'esprit adolescent oscillant du rêve à l'excitation. Il résonne comme une alchimie avec cette voix si particulière, cassée et fébrile de Feargal Sharkey qui nous raconte ses émotions de teenager irlandais et les riffs de guitare de John O'Neill vibrant à la manière d'un mur du son, comme un bloc, dans une puissance et une énergie que j'adore: un titre d'une évidence rare 

A l'automne 1978, Teenage Kicks atteint la 31 ième place des charts anglais, et figurera sur le premier album du groupe qui sort un an plus tard en 1979. Lors de sa réédition en 1983 et le titre va rester à nouveau deux semaines complètes dans les charts.

Undertones: Teenage kicks
Undertones: Teenage kicks

samedi 10 décembre 2016

REM - Green 1988

R.E.M - Green - 1988

REM
REM

REM, est une sorte de phénomène américain des années 80'.

Né de la rencontre étudiante à Athens en Géorgie entre Michael Stipe (chant), Peter Buck (guitare), Mike Mills (basse) et Bill Berry (batterie), le groupe se présente comme l'un des premiers groupes de rock alternatif populaire aux États-Unis. L'époque n'était effectivement pas propice à l'avènement du genre, car il faut rappeler que nous étions en pleine période de développement d'un genre rock beaucoup plus violent notamment dans le sud des États-Unis, le grunge faisait son entrée avec force et puissance, et ce paysage ne laissait pas présager un avenir aux lyrisme des guitares arpégées de Peter Buck, aux textes décalés de Mickael Stipe, aux compos d'un groupe extrêmement soudé et opiniâtre: REM. Et pourtant, dans ce contexte peu prometteur, le groupe qui connaît rapidement un succès local s'engage dans des tournées amateurs pendant près de cinq ans, avec foi et engagement et ils conquièrent peu à peu le cœur des radios universitaires américaines. Le premier single Radio Free Europe sort en 1981 suivi rapidement d'un Ep Chronic Town.

  REM : Radio Free Europe



Le premier album de REM: Murmur paraît en 1983. Il résonne pour beaucoup comme une découverte d'un groupe au style véritablement à part: outre la voix aux accents lyriques et aux paroles obscures et mystérieuses de Stipe, on y remarque déjà les guitares de Peter Buck fortement influencés des Byrds et de l'univers du Velvet Underground, qui était plus à l'époque underground que Velvet.

REM
REM
Voilà comment apparaît ce groupe différent dans la scène rock américaine de l'époque, tel un ovni dont on découvre le visage peu à peu. C'est ce ton alternatif et fortement intellectualisé qui occupera les cinq premiers albums de REM. Et puis, 1988 va certainement changer la donne, marquant à mon sens le grand virage dans la carrière du groupe. REM sort du circuit des productions indépendantes et signe chez Warner pour la sortie de Green, un album à la pochette orange peinte par l'artiste new-yorkais minimaliste Jon McCafferty (si l'on fixe l'image orange pendant quelques secondes et que l'on ferme les yeux, l'image en négatif que l'on garde sur les paupières est verte, tout un concept...).

 REM : Orange Crush - LP Green -1988


Après quatre mois d'enregistrements et de mixage, l'album Green paraît en novembre 1988, coïncidant avec l'élection présidentielle aux EU. C'est un album politique qui colle à l'aire du temps, on y évoque notamment la guerre froide, c'est aussi l'album de tous les changements créatifs. On écrit paroles et musique en même temps, chaque membre du groupe participant activement à la création, Bill Berry, Peter Buck et Mike Mills échangent leurs instruments pendant les sessions, le tout dans l'esprit d'aborder une nouvelle approche conceptuelle et ça marche. C'est l'album du renouveau, avec des titres Rock comme Orange Crush, des titres plus Rock Pop tel World Leader Pretend, l'arrivée de la célèbre mandoline de Buck notamment sur Hairshirt.

REM : World leader pretend - LP Green - 1988



Green, c'est le premier album de REM qui va se loger dans les Charts, et c'est le précurseur de l'incroyable succès des deux suivant Out Of Time en 1991 et Automatic for the people en 1992, le sommet de leur carrière. Green est à mon sens une petite perle dans un écrin orange que je ressors régulièrement avec beaucoup de plaisir.

Auguste Marshal

  REM : Hairshirt - LP Green - 1988


 "Je ne démarre jamais l'écriture d'une chanson avec un ton ou un thème spécifique en tête. Quand j'arrête mon cerveau, c'est l'inconscient qui parle. Si je laisse cette voix faire le travail, ce qui en sort me surprend plus que n'importe qui d'autre".
Mickael Stipe
Mickael Stipe
Mickael Stipe

vendredi 9 décembre 2016

The Marshals

The Marshals - album : Les Courriers Sessions

The Marshals - Photo Sophie Hervet
The Marshals - Photo Sophie Hervet
A vrai dire, lorsque j'ai vu arriver l'album de The Marshals, je n'ai pu m'empêcher d'esquisser un sourire: avec un nom pareil, ces gars là doivent certainement être de ma famille musicale. A l'écoute, il paraît plus évident de dire qu'on est aux racines de celle-ci. The Marshals, c'est du Blues rock,  lourd, épais électrique et vivant. Les influences hendrixiennes évidentes fusionnent avec la tradition du genre blues, grâce à l'harmonica omniprésent et mordant de Laurent Siguret.
La voix éraillée de Julien Robalo et le son rugueux  et sale de ses guitares acerbes participe de ce voyage qui nous entraîne tout droit dans l'imaginaire bien connu d'une Amérique traditionnelle d' il y à quelques zan'nées. A la conquête de l'ouest, dans les champs de coton, ou au bord des eaux boueuses du Mississippi, pourquoi pas? On y retrouve des racines Blues enlevées par une énergie rock sous-jacente parfaitement digérée, au service de compositions à la croisé des univers de Jack White, Vaughan, Creedence ou pourquoi pas Johnny Cash. La rythmique est martelée lourdement par la batterie de Thomas Duchézeau apportant soutien et profondeur aux 9 titres de l'album (dont deux reprises), enregistrés au lieu dit Les Courriers, d'où le nom de l'album, bon sang mais c'est bien sûr.

The Marshals - LP : Les Courriers Sessions - Nov 2016

 
Les Courriers Sessions le quatrième opus des Marshals:  un bel album de Blues Rock français sorti depuis le 04 novembre 2016, une belle découverte du genre pour revivre le versant de nos racines.
A l'écoute sur bandcamp, juste pour donner envie de l'acheter.




The Marshals - Sophie Hervet
The Marshals - Sophie Hervet

jeudi 8 décembre 2016

Stray Cats - Chorus

Stray Cats - Chorus 

The StrayCats
The StrayCats

Le Son Stray Cats

Je ne suis pas un grand admirateur du genre rockabilly, et pourtant avec eux je craque à chaque à fois, que ce soit  avec les Stray Cats ou Brian Setzer en solo. La formule était archi simple, contrebasse de Lee Rocker, Gretsch demi-caisse pour Brian Setzer, pendant que Slim Jim Phantom battait debout ! Et bon sang, ça sonne vraiment bien. Une rythmique hyper solide et délirante sur scène soutenant un Brian Setser, excellent chanteur, guitariste hors pair, showman et bête de scène incomparable. Nos matous new-yorkais expatriés de leur pays pour cause de non reconnaissance ont trouvé leur terre d'accueil à Londres en 1979. Leur producteur Dave Edmunds sort le groupe de
son anonymat et fait déferler par extension une vague rockabilly en Europe dans les années 80' avec pour corollaire les rois du genre: The Stray Cats
L' émission Chorus d'Antoine De Caunes nous en donne un bel exemple : régalez-vous!

Chorus : The Stray Cats


J




Les Inveteres du Rock - Podcast 07 decembre 2016

Les Invétérés du Rock - Emission Radio Rock 

Podcast 07 decembre 2016


Nouvelle émission radio: Les Invétérés du Rock diffusée chaque mercredi à 19H00 sur Radio Cultures Dijon et en Podcast sur le Blog! Au menu des réjouissances Rock'n'Roll, une play List concoctée avec amour bien entendu:
Emission radio Rock by Auguste Marshal
Les Invétérés du Rock - Emission radio Rock by Auguste Marshal

Play List:

The Saints - ACDC - Church - Nick Cave And The Bad Seeds - INXS - Radio Birdman - The Johnnys - Died Pretty - Paul Kelly and the coloured girls - Midnight Oil

mercredi 7 décembre 2016

Blondie

Blondie

Blondie
Blondie

Du punk au disco

1976 vit l’explosion du mouvement punk, tant en Angleterre qu’aux States; les acteurs principaux auront pour nom MC5, Television,ou Ramones. Ils se produisent au célèbre CBGB, célèbre boite de New-York. La quasi-totalité de ces groupes, dopés à la testostérone, sont 100% masculin, sauf, sauf… Blondie, le groupe qui nous intéresse aujourd’hui.

Blondie : CBGB
Tordons le cou à une idée reçue: Blondie est bien le nom du groupe, et non pas le nom de la chanteuse, Debbie Harry. Celle-ci a débuté comme serveuse au Max kansas city, autre boîte new-yorkaise avant de fonder un premier groupe, les Stilettos. Après des débuts hésitant, émaillés de mésaventures contractuelles, le groupe trouve sa vitesse de croisière, grâce notamment à de bons musiciens, le guitariste Chris Stein et le batteur Clem Burke (qui joua, pour quelques concerts,avec les Ramones, sous le nom d’Elvis Ramone).

Blondie : X Offender 


Mais revenons à la musique: leur premier album Blondie sort en 1976. Précédemment appelé Sex offender, le titre du premier single évolua vers ce nom plus consensuel, passage "obligé" pour la diffusion en radio. Et pourtant, c'est l'échec: le titre ne fut presque pas joué…
Mais cet album contient également un slow (oui, vous avez bien lu, un slow!!! Imparable: In the flesh), qui cartonnera en Australie, tant et si bien que David Bowie ou Iggy Pop les engagent pour assurer la première partie de leur tournée américaine.

 Blondie : In the Flesh

Après ce titre, les albums s’enchaînent jusqu’aux méga-hits archi-connus: Heart of a glass ou encore Call me, mais c’est déjà une autre histoire…
Cantonnons-nous à ce premier album, et ouvrez bien vos esgourdes…

Blondie : In the Sun


Et pour finir: on raconte que, quand le groupe se produisait au CBGB, le public s’entassait au premier rang pour voir de quel couleur était la culotte de Debbie..Tel est la légende.

Le succès interplanétaire : 

Le 26 avril 1980, Blondie est Numéro 1 des ventes de singles avec Call me, un titre qui ne figure sur aucun album studio du groupe Blondie. Le morceau fait partie de la BO du film 'American Gigolo'. Le producteur, Giorgio Moroder avait initialement demandé à Stevie Nicks de Fleetwood Mac de composer et interpréter le morceau, mais elle avait refusé. Co-écrit par Deborah Harry et Chris Stein (fondateurs du groupe Blondie), Call me succès interplanétaire pour le groupe semble un bon reflet de l'amorce du virage des Eighties.

Blondie : Call me



Etienne Frelet

 

samedi 3 décembre 2016

Keith Richards -

 Keith Richards - Paroles II

Keith Richards
Keith Richards
"5 cordes, 3 clés, 2 doigts, et pour mettre tout ça en musique, 1 trou du cul : moi. "

 Keith Richards

Rolling Stones

Rolling Stones : Blue and Lonesome

Rolling Stones : Blue and Lonesome
Rolling Stones : Blue and Lonesome
Tout le monde en parle, 11 ans après A Bigger Bang, les Rolling Stones viennent de sortir un nouvel Opus Blue and Lonesome. Même plus besoin de mentionner le nom sur la pochette, la fameuse langue tirée, conçue en 1971 par le graphiste John Pasche, suffit à les identifier: sobre mais efficace. Côté musique, on a fait soft et efficace également. Le projet de création s'est transformé lors de l'expérience studio en un album de 12 incandescentes reprises de Blues.
Le premier extrait Ride ‘Em On Down, est une reprise de Shake ‘Em on Down du bluesman américain Bukka White. Le clip nous envoie du cliché tape à l’œil et sulfureux grâce au déhanché de la séduisante actrice Kristen Stewart démarrant tambour battant une splendide Mustang. Et oui, ce sont Les Stones, et ils peuvent bien tout se permettre. D'ailleurs, je trouve que cet esprit revival leur va comme un gant, ça sonne pour eux, c'est leurs racines et ils ont d'ailleurs eu le bon goût d'utiliser un répertoire musical érudit.

The Rolling Stones - Ride 'Em On Down 



Dans les notes qui présentent chaque morceau, les Stones n'hésitent pas à souligner que ces chansons – à l'exception de I Can’t Quit You Baby et I Gotta Go – ne sont pas entrées dans les classements des meilleures ventes. On sent ici l'énergie positive d'un retour à leurs sources blues. Je trouve que cet album leur va à merveille, et à ceux qui mettent en avant l'absence de créativité d'un album de reprises, je rappellerai combien certains covers ont transcendé les originaux au point de d'imposer la lumière à une première création passée presque inaperçue. Je citerais I faught the Law de Sonny Curtis transcendée à mon sens par les Clash en 1979 et Hallelujah de Léonard Cohen, repris une première fois par John Cale. Jeff Buckley inspiré de cette première reprise en fera une bouleversante interprétation qui propulsera le titre au rang de succès mondial.

Auguste Marshal

jeudi 1 décembre 2016

Un Havre de Rock

Un Havre de Rock

Le Havre est une terre de Rock: patrie de Little Bob devenu au fil du temps le mythe vivant de la cité, mais également terre d'accueil des Roadrunners, berceau des Fixed Up, Backsliders, City Kids, Marc Minelli, la liste est bien plus longue qu'on l'imagine. Elle est d'ailleurs parfaitement établie à la manière encyclopédique et ludique à la fois grâce au site web de Laury Rock in Le Havre dans l'intention perceptible de produire un véritable travail historique sur le passé et le présent rock de la ville. Un travail immense et de longue haleine que je ne cesse de louer... comme on aimerait avoir autant de passionnés de son espèce dans chaque point névralgique de cette culture en France. L'occasion de revoir trois vidéos qui circulent sur Youtube et autant de groupes qu'on adore!

  Le rock au havre en 1987


1976 - 1996 : 20 ans de Rock au Havre



Le Havre cité Rock. Never cry about the past

 
Rock au havre
Rock au havre