samedi 29 octobre 2016

Les Privés

Les Privés... d'Orléans

les-privés

Retour sur un album certainement oublié et qui pourtant... un vinyle des années 80'. 1987 plus exactement, sorti comme un grand nombre d'excellent bands de l'époque par le distributeur Closer/Records, le disque des Privés nous revient en mémoire tel un boomerang. Petite pochette style bande dessinée avec un guitariste en noir et blanc et une belle explosion faciale: l'album s'intitule Explosive Mood! Un Rock électrique, un son sec et vivifiant, on était à mon sens dans la veine des Dogs, City Kids ou Real Kids avec en prime une belle énergie rageuse sur scène. Étonnant de constater le peu de traces laissées sur la toile et pourtant j'ai fini par trouver mon bonheur avec cette émission de Fr3 (décidément...) consacrée aux Privés!

Les Privés : émission Fr3 - 1987 Live



Les Privés originaires d'Orléans étaient en place de 1982 à 1987 sur la scène française : Luc (Batterie) - Gérard Mony (Guit, Chant) - Patrick Jalau (Basse). Ils nous laissent un 45 tours No time / Song for Jeff en 1985 et un LP Explosive Mood enregistré à Londres en 1987 et produit par Alan Thorn (producteur des Hoodoo Gurus) aux studios Trafalgar à Sydney.
Les Privés, un groupe oublié des années 80', à redécouvrir avec le plus grand plaisir!

Les Privés : No Time - 45 Tours 1985 

 

Les Privés : Song for Jeff - 45 Tours 1985 


Les Privés - Orléans - Live 1987



vendredi 28 octobre 2016

The Cure - The Top

The Cure - The Top 1984

The cure - The Top
The cure - The Top

The Top

The Top n'est pas franchement l'album le plus évident de The Cure. Conçu en 1984, The Top est un disque assez étrange, Robert Smith enregistre la presque totalité des instruments avec l'aide ponctuelle de Steve Severin de Siouxsie And The Banshees, groupe dont il fait encore partie à l'époque. L'album est une sorte de virage un peu plus pop comparé au précédent et très cold Pornography de 1982, mais n’exagérons rien, l'atmosphère demeure encore tendue comme en témoigne l'ouverture grandiose composée autour d'un déchirant Shake Dog Shake, devenu aujourd'hui un incontournable de Cure. Je sais que cet album est souvent mal perçu, et pourtant il reste à mon sens un disque essentiel, beaucoup trop méconnu et trop souvent sévèrement critiqué. On y trouve notamment cette petite perle qui a bercé l'été de mes 12 ans! 
Graines de souvenirs parsemées dans un écrin un peu plus Rock Pop à l’instrumentation parfois expérimentale:  Birdmad Girl.

The Cure : Birdmad girl - The Top 1984


 

Birdmad Girl

This girl has got a smile
That can make me cry
This girl just burns with love
She's burning burning deep inside
Night time night time
Sets my house on fire
I'll turn into the melting man
I'll lose my life
To feel I feel desire
Oh I should feel
Like a polar bear...
It's impossible
She flies outside this cage
Singing girl mad words
I keep her dark thoughts deep inside
As black as stone
And mad as birds
Wild wild wild
And never turn away
Sends me all her love
She sends me everything
She sends me everywhere
Oh I could be
A polar bear...
But it's impossible
I try to talk
The sky goes red
I forget
So fill in my head
With some of this
Some of that
Some of every word she says
Oh I should be
A polar bear...
But it's impossible

jeudi 27 octobre 2016

The Streetwalkin' Cheetahs

The Streetwalkin' Cheetahs

The Streetwalkin' Cheetahs - Photo : Atomic Music Group
The Streetwalkin' Cheetahs - Photo : Atomic Music Group

2013, après un break de presque dix ans, les californiens font leur come-back et restent depuis plus que jamais actifs.
Les deux "piliers", Frank Meyer guitare/chant et Dino Everett basse, membres originaux désormais accompagnés de Bruce Duff à la guitare et Mike Sessa à la batterie sortent deux singles en 2014, histoire de se remettre en jambe, dont le très Punk Fuck the future (I want now).

The Streetwalkin' Cheetahs - Fuck The Future


Formé en 1995, le groupe trouve son nom dans la chanson "Search & Destroy" d'Iggy & the Stooges, et son style musical dans le Punk-Rock, le Rock'N'Roll High Energy, et son inspiration chez les Stooges, MC5, Johnny Thunders, Sex Pistols, Saints, Radio Birdman. Etc...
A leur actif, une dizaine d'albums, une bonne poignée de singles et des participations à des compilations qui ne se comptent plus. Des collaborations, et c'est bien la preuve que ces garçons ont du potentiel, parmi lesquelles un single avec Deniz Tek (deux reprises de Radio Birdman), Cherry Curry (single "Cherry Bomb"), Sylvain Sylvain, Kevin K, Walter Lure, Cheetah Chrome, Wayne Kramer, ainsi que leur ami Tony Fate (Bellrays).

The Streetwalkin' Cheetahs with Deniz Tek - Do The Pop

 
 
Citons également des participations à des split-singles et mini-albums avec Broken Teeth, Stepsister et The Bellrays et des reprises en veux-tu en voilà (Dead Boys, Flamin Groovies, MC5, Stooges, Heartbreakers, Saints etc).

The Streetwalkin' Cheetahs - Slow Death



Dernière info en date, Frank Meyer et Bruce Duff viennent de monter un groupe avec Tony Fate en parallèle des Streetwalkin' Cheetahs, de quoi se réchauffer pour l'hiver.


Fernand Naudin

The Streetwalkin' Cheetahs - "Future Lost" Live 2005

  

mercredi 26 octobre 2016

Bob Dylan - II

Bob Dylan - Paroles -II

Bob Dylan
Bob Dylan
"Les gens font rarement ce en quoi ils croient. Ils font ce qui est convenable, puis ils regrettent".

Bob Dylan : Like a Rolling Stone


mardi 25 octobre 2016

The Sound

Adrian Borland et The Sound

the-sound
The Sound

The Sound: le meilleur des groupes britanniques inconnus des 80's, de l'injustice au suicide.

The Sound: 7 albums et un live, 6 littéralement puisque Propaganda sorti en 99' est en fait un album non commercialisé de 79' soit antérieur au premier album.
The Sound are the greatest undiscovered British band of the 80's  peut on lire au dos du cd réédition de 96' chez Renascent qui regroupe Shock of Delight et Heads and Hearts, c'est probablement vrai. Vrai et injuste, d'une injustice qui poussera même Adrian Borland le chanteur à se jeter sous un train en avril 1999 alors qu'il enregistrait son 5ième album solo.
Lorsque l'on présente un groupe, le jeu est d'extirper le meilleur de la carrière pour le proposer. Encore injuste pour le groupe et sûrement le moyen de fâcher les rares inconditionnels tant le talent de songwriter de Borland est grand et la discographie homogène en qualité. Chacun aura ses préférences. 
The Sound est un groupe post-punk formé en 1979 sur les ruines des Outsiders trio punk ayant sévit depuis 1975. Adrian Borland en était le leader, chanteur, guitariste (gaucher), remarquable songwriter et occasionnellement organiste. 

Adrian Borland
Adrian Borland

Vous l'aurez compris, j'aime tout de lui mais je situerais dans mon Top One le premier album du groupe Jeopardy. A l'époque, en1980, je le mettais sur le même plan que le Boy de U2, j'étais dingue de ce post punk métallique avec juste un peu plus de révolte pour le Sound, une même qualité de guitare et la voix de Borland en plus. Empli d'une ferveur posée, elle emporta l'amour du fan que je devins dès la première écoute. A retenir particulièrement sur cet album les titres: «Missiles», «Heartland», «I can't escape myself» et «Resistance»!

The Sound : Resistance - Lp : Jeopardy - 1980

 

Le 2e album From the lion's mouthsort sort lui aussi chez Korova en 1981. Pour beaucoup de fans comme pour la critique c'est le meilleur, même si je ne partage pas véritablement cet avis commun. Mais bon je peux comprendre. Ecoutez plutôt «Sense of Purpose» «Skeletons» ou «Winning» pour vous faire un avis.
Un troisième album All fall down va voir le jour encore chez Korova en 1982. Il dénote d'une certaine recherche et d'une évolution plus Cold Wave. Pas mauvais et plutôt homogène, je n'y ai pas trouvé le gimmick qui scotche mais son écoute est quand même un bon moment.
Puis s'ensuit une période de gestation jusqu'à la sortie de l'EP Shock of delight en 1984 qui marque la mutation vers une musique plus posée, plus travaillée, de la pop rock non commerciale mais toujours aussi sombre. Six bons titres dont j'extirperais l'excellent «Counting the days».

The Sound : Counting the days - Live - 1984


 

On en arrive à l'age mûr que laissait présager le précédent opus, c'est de ce sublime Heads and Hearts de 1985 que la consécration aurait pu venir, encore aurait il fallu faire quelques concessions commerciales. Il n'en reste pas moins un énorme succès d'estime et des critiques enthousiastes, pour moi c'est le joyau. Je ne vais pas vous parler du tout venant déjà de grande qualité mais simplement vous demander votre avis sur un différent de 30 ans avec mon ex-femme, de ces deux morceaux: lequel préférez-vous? Total Recall ou Love is not a ghost?

The Sound : Total Recall


The Sound : Love is not a ghost



S'en suivront l'excellent live In the Hothouse une compil' des différents EP dénommée Counting the days du nom du morceau et encore un dernier album Thunder Up en 1987.
Largement affecté par l'échec du groupe, Borland provoqua l'annulation des derniers concerts et tomba dans une profonde dépression dont il ne se remit véritablement jamais. Celle-ci conjuguée à des désordres schizo-affectifs et une dépendance à l'alcool, l'emportera 12 ans plus tard, dramatiquement comme dit plus haut. Il en reste un héritage discographique étonnant et méconnu, à découvrir de toute urgence! 

Vince Loco Terry

Discographie: Brittle Heaven (Site Officiel dédié à A.Bortland)

samedi 22 octobre 2016

Jimi Hendrix - If Six was nine - 1967

Jimi Hendrix - Paroles

Jimi Hendrix
Jimi Hendrix
"Je mourrai quand ce sera mon heure de mourir, alors laissez-moi vivre ma vie comme je le veux". 




If 6 Was 9 : The Jimi Hendrix Experience.
Deuxième album Axis: Bold as Love, sorti le 1er décembre 1967.

Utilisée dans les films Easy Rider (1969) et Point Break (1991) et dans le 3e épisode de la saison 7 de Mad Men au générique de fin.

vendredi 21 octobre 2016

Zap FR3 - Roadrunners - II

Les Roadrunners du Havre - 1987 

Roadrunners
Roadrunners

Les Roadrunners du Havre

Retour à la fin des années 90' avec les Roadrunners, un band qui fait partie de nos groupes fétiches. Originaires d'Evreux mais rapidement basés au Havre, longtemps très proche de Little Bob avec qui ils produisent leur premier disque, les Roadrunners ont écumé les scènes françaises pendant une quinzaine d'années. Au chant, un certain Frandol qui fait ses armes avec ce groupe dont l'absence de succès est encore une fois à regretter. Je les aurais volontiers vus tenir le devant de la scène à la manière de Noir Désir, mais le destin en a voulu autrement. Une autre figure de cette scène rock du nord de la France se distingue en la personne du guitariste Nito Rodriguez, et pour les Roadrunners la carrière discographique aura laissé gravé dans les sillons six albums, presque tous sortis chez Boucherie Production. En 1987, Fr3 région diffusait ce reportage d'une dizaine de minutes dans l'émission Zap. Le son et les images sont d'époque, mais le témoignage de leur énergie scénique est absolument savoureux. Un vrai plaisir que de revoir ce témoignage vidéo des Roadrunners!

Zap France 3 - Les Roadrunners

 

Joey Ramone : album solo

Joey Ramone : First album solo

Joey Ramone
Joey Ramone

On reviendra un jour sur la saga des faux-frères, mais concentrons-nous pour l’instant sur (l’éphémère) carrière solo de leur lead-singer, Joey.
Après le splitte de 96', après 22 (!) années sur les routes, chacun des membres se tournent vers différents projets dont, pour Joey, la réalisation d’un album solo Don’t worry about me.

Joey Ramone : Don' worry about me


Quand on sait que cet album est posthume, et que Joey se savait gravement malade, on s’aperçoit de tout le «piquant» de ce titre. Et le titre d’ouverture What a wonderful world rajoute encore un peu plus d’amertume à la situation: Joey est sur son lit d’ hôpital, terrassé par un lymphome…

Joey Ramone What a wonderful world 

Sans faire dans le sensationnalisme, quand on sait qu’en outre il souffre de troubles du comportement (genre vérifier des dizaines de fois que son appartement soit bien fermé…), que son « frère-ennemi » lui a piqué sa copine (Johnny-Linda), et que les dernières années, plus personne ne se parlait dans le groupe, on se dit qu’il lui fallait quand même une sacrée dose d’optimisme et d’auto-dérision  pour chanter un tel titre.
Mais au diable ces considérations, recentrons nous sur la musique.
Plusieurs amis de Joey participent au projet: le second batteur des Ramones Marky, le Damned «Captain Sensible», le Dictators Andy Shernoff, le Misfits Jerry Only, on se dit qu’avec tout ce beau monde on ne peut avoir qu’un album de qualité: ce qui est le cas!!!
Pour ma part, ma préférence ira vers Don’t worry about me et Maria Bartimoro.
Et vous ?

Etienne Frelet 

Maria Bartimoro

jeudi 20 octobre 2016

Les Invétérés du Rock Podcast 19 octobre 2016

Les Invétérés du Rock - Emission Radio Rock 

Podcast 19 octobre 2016


Nouvelle émission radio : Les Invétérés du Rock diffusée chaque mercredi à 19H00 sur Radio Cultures Dijon et en Podcast sur le Blog! Au menu des réjouissances Rock'n'Roll, une play List concoctée avec amour bien entendu :
Les Invétérés du rock


Au programme : Rem: Orange Crush - Shredded Ermine’s: Insane - The Knack: My Sharona - Iggy Pop: Lust for life - Ramones: Blitzkrieg - Clash: I fought the law - Sex Pistols: God save the queen - Eric Clapton: Layla - Patti Smith: Smells like teen spirit - Telephone: 2000 nuits - Rita Mitsouko: Les Consonnes - Cure: Play for today - Lou Reed: Perfect day - Pretenders: Back on the Chain gang - Billy Idol: Flesh for fantasy.

samedi 15 octobre 2016

Play List Week-end 90'S

Play List Week-end 90'S

Play list week-end
Play list week-end

Il y a des week-end comme ça ou un petit brin de nostalgie nous conduirait volontiers dans les méandres des années Rock auxquelles on attache parfois un peu plus d'importance. J'avoue sans peine que je situe pour ma part cette période quelque part au milieu des années 90'S. C'était l'époque des labels Closer (1ère génération) et Danceteria qui nous ont  fourni une production discographique débordante et originale. 
Les Dogs, fleuron du rock à Rouen étaient installés depuis déjà bien longtemps sans avoir connus le succès mérité en France, et une série de jeunes groupes rock indépendants fleurissaient dans ma discothèque afin d'y laisser quelques traces indélébiles. Bien sûr cette Play List n'a rien d'exhaustif et ne reflète que mon envie du moment, une super envie de vous faire partager quelques groupes et titres auxquels je voue une véritable admiration, le genre de morceaux qui m'envoient voyager parfois très loin !

Et on commence avec un must pour moi, un certain Thierry Duvigneau, alias Kid Pharaon, bordelais et fervent admirateur du Velvet Underground et de Jonathan Richman, il nous fournit entre 1987 et 1991 une production de trois albums, tous relativement différents ! Le Kid comme on l'appelait à l'époque, a une influence majeure sur mon orientation Rock... C'est peut-être pas la révolution rock, mais quel album. C'est le premier - 1987 - et il s'appelle Love Bikes !

Kid Pharaon : Livin'on the sea Coast - Lp Love Bikes - 1987



Retour à Rouen pour continuer mon périple initiatique du week-end ! Fin des années 80', début 90' avec les Mister Moonlight, qui nous entraînent dans le sillage de leur rock incisif, servi par la très belle voix de José Butez! Ils avaient des mélodies envoyées, travaillées, un caractère affirmé et une belle énergie sur scène! Leur album Lullaby est un très bel écrin électrique porteur de quelques perles musicales. Mais juste avant en 1888, il y avait Precious Time sorti chez  Fu Manchu/Closer : on ressent sans hésitation les connections musicales avec les Dogs et  les Plimsouls, un régal!

Mister Moonlight : Precious Time



Je rajouterais car je suis bourguignon et parce que je les adore les Shredded Ermine's, un groupe de Nevers qui officia entre 1985 et 94' avec 2 albums, un premier Ep produit par Kid Pharaon et une compil' chez Danceteria ! Une musique précise, incisive parfois Pop, voir même très Rock faisant partie des nombreuses pépites méconnues du Rock français. Ils avaient un certain goût précurseur du mélange des genres assez original pour l'époque. Ainsi, on retrouvait notamment sur l'album Aldila de la mandoline, de l'harmonica, du banjo, du piano, le tout aromatisé aux saveurs Rock de l'époque. Écoutez ce : Would I ever love - 1988.

Shredded Ermine's : Would I ever Love - 1988



Pour terminer cette quart d'heure Play List Week-end Rock 90'S : un incontournable parmi les incontournables : Les Dogs! Retour à Rouen, encore une fois... une pensée bien sûr pour Dominique Laboubée qui de la haut doit certainement apprécié l'aura que son groupe, sa musique et sa personnalité ont laissé dans l'inconscient collectif Rock français! A croire qu'ils sont plus connus aujourd'hui qu'à l'époque. Mais qu'importe, quel héritage ils nous ont laissé... une discographie sans faille et des paillettes dans les yeux!

Les Dogs : More More More - Live 1999



Ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bon voyage, ce week-end je parts en Rock'n'90'S!!!

Auguste Marshal

vendredi 14 octobre 2016

Les Infidèles

Les Infidèles

Les Infidèles - Photo S. Rousselot-Pailley
Les Infidèles - Photo S. Rousselot-Pailley
Si vous avez été assidu sur ce blog, vous n’associerez plus : - L’hymne à l’amour  à Edith Piaf, mais aux Cyclope - Tu verras à Nougaro , mais aux Ablettes - La marseillaise à Rouget de Lisle, mais à Oberkampf. Et pour finir cette « quadrilogie » ( ?), - Je suis venu te dire que je m’en vais, ce ne sera plus Gainsbourg mais Les Infidèles!

Les Infidèles : Je suis venu te dire que je m'en vais


Lons le Saunier n’est pas seulement la ville d’origine d’une célèbre vache qui rit, mais aussi des Infidèles, groupe crée au début des années 80. Leur premier album Rebelle connait un certain succès, avec le titre  Mon Heroine

 Les Infidèles : Mon Héroïne

Mais c’est surtout le second, Héritage qui les fera vraiment décoller en 1992 avec le titre Les larmes, des maux. S’ensuivent 5 albums ( Heritage - 1992, HWOL - 1994, Ailleurs - 1997, Cirkus 2007, et enfin Turbulences - 2010), les tournées en France et en Europe, puis comme la quasi-totalité des groupes, le splitte et ….Ô surprise, une reformation en 2016 avec un nouveau batteur Frédéric Maisier.
En effet, le groupe envisage la captation d’un album live et fait appel aux amateurs pour faire la « claque » sur l’enregistrement ( se reporter au compte Facebook Les Infidèles l'Officiel si intéressé !!!!). Le rendez-vous est fixé pour le 14 janvier 2017 aux Forges des Fraisans, avec également un projet de nouvel album studio dans le courant de l'année prochaine.

Les Infidèles : Les larmes des maux

On gardera en mémoire l'année 1985 avec la sortie de cette adaptation… « punchy » du titre de Gainsbourg : Je suis venu te dire…  L’original était excellent certes, mais le cover Rock des Infidèles était pas mal non plus !

Etienne Frelet
Membres actuels:

    Jean Rigo : chant et guitare
    Olivier Dérudet : basse et choeurs
    Frédéric Maisier : batterie et choeurs
    François Grimm : guitare et choeurs

Anciens membres:

    Fabrice Ragris : Claviers et choeurs
    Annette Bailly : Claviers et choeurs
    Joe Mattis : Batterie
    Jean Cyril Masson : Basse

Les Infidèles : Rebelle

mercredi 12 octobre 2016

Les Invétérés du Rock Podcast 12 octobre 2016

Les Invétérés du Rock - Emission Radio Rock

Podcast 12 octobre 2016



Nouvelle émission radio : Les Invétérés du Rock diffusée chaque mercredi à 19H00 sur Radio Cultures Dijon et en Podcast sur le Blog! Au menu des réjouissances Rock'n'Roll, une play List concoctée avec amour bien entendu :
Les Invétérés du rock
Les Invétérés du rock

Dogs : Never Come back - The Do : On my shoulders - The Jam: In the City -  Aerosmith : Walk this way - The Batmen : The Beat - Sheryl Crow : My favorite mistake - Paul Weller : Wild wood - Stereophonics : Fight or Flight - The Craftmen Club : Back in Town - Cranberries : Zombie - Waterboys : Fisherman’s blues - Placebo : Special Needs - Acdc : Back in black - John Mellencamp : Jackie Brown - Ben Harper : Better Way - Rolling Stones : Rock and a hard place.

The Stooges: Fun House

THE STOOGES : Fun House - 1970

The Stooges : Fun House
The Stooges : Fun House
Fun House est le second album des Stooges et le dernier paru chez Elektra en 1970. De sa pochette à son contenu, tout laisse penser à un volcan en éruption, à sa lave en fusion, quelque chose d'incendiaire et de dangereux. Cette tornade est très vite devenue une référence en matière de punk et de Rock'n'Roll High Energy. Les Damned reprenaient «1970» («I Feel Alright») sur leur premier album (1977) et les Sex Pistols ne juraient presque que par ce disque, au point de vouloir le même son sur leur futur album. Quant à ceux qui les descendaient au lance-flammes, affirmant qu'ils ne savaient pas jouer, ceux-là, donc, n'avaient rien compris. Les Stooges savaient jouer et le coffret «Complete Fun House sessions» en est la preuve.

The Damned : I Feel alright

L'album, enregistré live en studio, livre la recette d'un très grand disque de Rock'N'Roll. Guitares fuzz, plans blues survitaminés des frères Asheton soutenus par un Dave Alexander plein de feeling et Iggy, au milieu, Iggy en sueur, Iggy en sang, la gorge en feu, qui hurle plus qu'il ne chante au fond, et envoie toutes les années 60 se faire foutre.

The Stooges : Loose 

«1970», «Down On The Street», «Fun House», «Loose» et les autres titres sont de vrais brûlots proto-punk. S'il fallait regretter quelque chose à propos de ce disque extraordinaire, ce serait l'absence de «Lost In The Future» que l'on trouve sur le coffret «Complete Fun House sessions». Certes, un peu faible comparé au reste de l'album, «Lost In The Future» s'inscrit dans la lignée de «Down On The Street», et du fabuleux «Dirt», titre plus posé que les autres, qui avait cependant toute sa place sur l'album.

The Stooges : Lost in the future

 

Fun House, incontournable, légendaire, mythique, ce que vous voudrez, ce disque aurait pu sortir en 1976, en 1989 ou en 2016. Intemporel. Dans mon Top 5 depuis toujours.

Fernand Naudin

The Stooges : Fun House

 


stooges
stooges

 


mardi 11 octobre 2016

Popincourt

Popincourt : A new dimension to modern Love 

Popincourt - Pics : Huw Jennings
Popincourt - Pics : Huw Jennings

 

Focus sur l'album A new dimension to modern love de Popincourt ! 
Vous l'avez compris je ne vous emmène pas dans le 11ième arrondissement de Paris rue Popincourt, mais plutôt à la découverte de la dernière création musicale d'Olivier Popincourt. On découvre avec ce disque l'inspiration Pop Rock d'un artiste dont les références et les inspirations ne font aucun doute!  
Popincourt s'en réfère facilement à Paul Weller plutôt période Style Council, et ça se ressent vraiment dans les compos et les arrangements! Il y a parfois un zeste d' Elvis Costello, un parfum de Joe Jackson, des accents Rock côtoient des arrangements de cuivres plus Jazzy, toujours dans une grande très grande finesse! Popincourt nous vient de l'hexagone mais sa langue artistique est celle de Shakespeare, et il semble d'ailleurs totalement imprégné de cette culture anglo-saxonne qui suinte des sonorités musicales émanant de ce très bel album !

Popincourt : A new dimension to modern love




Pour l'enregistrement de ce disque, Popincourt a su s'entourer de musiciens talentueux  avec notamment Ken Stringfellow (Posies, Big Star, REM) et Hervé Bouétard (Bertrand Burgalat, AS Dragon).
Le résultat oscille entre unité et éclectisme, une énergie douce portée par une voix limpide et mélodieuse de "French pop anglaise" ! Un voyage très agréable dans un univers Pop que je vous conseille fortement de découvrir : A new dimension to modern love est sorti il y a quelques mois ! Essayez- le !

samedi 8 octobre 2016

Johnny Ramone

Johnny Ramone | L'essence du son des Ramones!

Johnny Ramone - Photo Billboard.com

Johnny Ramone - Un style speed et primitif - 

L'un des guitariste légendaire de l'histoire du rock, au style primitif et extrêmement rapide, Johnny Ramone de son vrai nom John Cummings, est décédé le 15 septembre 2004 d'un cancer de la prostate!  Son jeu primaire et sauvage, pierre angulaire du son des Ramones, a laissé un trace indélébile dans l'inconscient collectif musical. A ce demander ce qu'aurait été cette révolution évolutive du son rock des années 70' à 90' s'il n'y avait pas eu les Ramones !

Pour l'anecdote, la première guitare que Johnny Ramone décida de s'offrir était une Mosrite Ventures bleue! Il l'avait acheté au magasin de musique Manny à New York. C'est d’ailleurs dans ce magasin "légendaire" que David Gilmour - Pink Floyd - avait fait l'acquisition de sa magnifique "Black Strat" quatre ans plutôt pour la modique somme de 54 dollars...
Cette première guitare sera malheureusement volée et remplacée à partir de 76' par un modèle identique couleur blanche et qui servira la quasi totalité des concerts des Ramones. 
Johnny Ramone est rentré au panthéon des guitaristes influents dans l'univers Rock! Une pensée émue pour lui et pour son œuvre en ce triste jour d'anniversaire.

Auguste Marshal


vendredi 7 octobre 2016

Oberkampf

 Oberkampf : Couleurs sur Paris

Oberkampf
Oberkampf

Oberkampf : le punk français des années 80' à Paris


Tout le monde connait la version reggae de la marseillaise, issue du cerveau embrumé de Serge Gainsbourg. A l’époque ( 1979) on avait assisté à une levée de boucliers, on ne touche pas à l’hymne national. L’homme à la gitane déclarait à l’époque : 
"C’est pas des dents que ça fera grincer, c’est des dentiers !” 
Ce que l’on sait moins, c’est qu’un groupe punk réédite la chose, un peu plus tard (1983), sans que cela ne provoque une telle vague de défiance… OBERKAMPF !
Pourquoi un tel nom, d’ailleurs : tout simplement parce que le Bataclan, célèbre salle de concert, jouxte la station de métro du même nom.
Alors, what’s about ce groupe ? Au départ, il y a la volonté du guitariste de monter un groupe de rock au sein de son lycée. Après plusieurs splites, le groupe se stabilise autour de Joe Hell (chant), Pat Kebra (guitare) et Buck Dali (basse). 
Notons, pour la petite histoire, que le «O» de «Oberkampf » est barré, pour faire référence au Who, particularité vite abandonnée… 
En 1981, sortie de leur premier EP Couleurs sur Paris », puis en 1983 PLC ( Plein les c…..) , un autre album Cri sans Thème en1985 ! Suivra un Live en 87' puis quelques compil et Best Of avant de retrouver une résurrection impromptue en 2007 avec l'album Animal Factory, sorti chez FGL productions !

Oberkampf : Couleurs sur Paris



Mais revenons sur cette nouvelle mouture de l’hymne national : Joe Hell raconte qu’il y eut à l’époque un malentendu, puisque ce titre draina aux concerts un public de nazillons, public dont le groupe n’avait que faire... et dont ils eurent du mal à se débarrasser…
La Marseillaise d' Oberkampf : une intention Punk et un vrai moment d'anthologie !

 Oberkampf :La Marseillaise


Dernier mot sur le sujet, Pat Kebra a continué une carrière en solo, et je ne saurais que vous conseiller d’écouter ce qu’il fait. A bon entendeur

Etienne Frelet

 Oberkampf : Fais Attention - 1984


jeudi 6 octobre 2016

Les Invétérés du Rock Podcast 05 octobre 2016

Les Invétérés du Rock - Emission Radio Rock - 

Podcast 05 octobre 2016




Voici un nouveau numéro de mon émission radio Les Invétérés du Rock diffusée chaque mercredi à 19H00 sur Radio Cultures Dijon et en Podcast sur le Blog ! !
Au menu des réjouissances Rock'n'Roll, une play List concoctée avec amour bien entendu :
Les Invétérés du Rock - Rock Indie Radio
Les Invétérés du Rock - Rock Indie Radio

Les Satellites : Le nez à la place de la bouche - Died Pretty : Blue Sky Day - Jean Louis Aubert : Stockholm - Creedence Clearwater Revival : Fortunate Son - Joe Jackson : One more time - Martyn Mulhere : Feel so right - Nirvana : Come As You Are - Killing Joke : Eighties - The Damned : Life Goes On - Mano Negra : Mala Vida - Lords of the new church : Russian roulette - Portishead : Roads - Steppenwolf : Born To Be Wild - Rage Against The Machine : Take The Power Back.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur le Blog également... On adore ça !

mercredi 5 octobre 2016

The Nerves

The Nerves

The Nerves : Jack Lee - Paul Collins - Peter Case
The Nerves : Jack Lee - Paul Collins - Peter Case

The Nerves: un groupe à part dans l'histoire du Rock! Leur carrière observée sur une ligne temporelle pourrait largement faire sourire les plus railleurs d'entre nous tant leur ligne de vie fut éphémère. Et pourtant ce petit groupe en forme d’éclipse sur la sphère (à peine plus d'une année d'existence) a laissé de solides traces dans l'inconscient collectif rock, le tout avec seulement un EP enregistré en 1976.
Ce qui est absolument surprenant, c'est la composition du Trio !

The Nerves : When you find out

Trois musiciens de pointures se réunissent à la fin des années 70' à  San Francisco, trois chanteurs efficaces dont les voix à l'époque étaient relativement proches, sortes de Beatles du Power Pop le succès en moins, trois personnages qui individuellement laisseront également leur empreinte dans l'histoire du Rock.

Le Trio de premier choix :

Jack Lee à la guitare, il est entre autre le compositeur de Hanging on the telephone, titre qui connaîtra une envolée vers les Charts lorsque Blondie le reprend en 1978 dans un arrangement un peu plus New Wave.

 Jack Lee : Hanging on the telephone

Paul Collins à la batterie : fondateur de The Beat rebaptisé ensuite Paul Collin's Beat pour des questions d'homonymie, il embrassera ensuite une carrière solo relancée en 2004 avec la sortie de l'album: Flying High. Paul Collins est un compositeur avéré et show man exceptionnel : écoutez cette verve, et la puissance d'un rock mis au service des mélodies... personnellement, la Rock'n'Roll Girl du 1er album reste ancrée dans mon génome... une référence du genre Power Pop!

 The Beat - Lp The Beat - 1979 (Paul Collins)



Et pour parfaire le Trio, il nous manque un bassiste et c'est l'excellent Peter Case qui occupera le rôle au sein de The Nerves ! Au sortir de cette expérience il fonde un groupe qui a eu une importance extrême dans mon initiation musicale. Pardonnez du peu, mais les souvenirs d'enfance ressurgissent, la voix rocailleuse et éraillée de Peter Case, un genre à mon avis un peu plus Rock que Power Pop, avec des mélodies toujours racées mais une place aux phrasés guitaristiques, parfois même aux solos, un son un peu plus gras, encore plus chaud... bon vous avez compris, je Kiff! Mais ça, c'est une autre histoire !

The Plimsouls : A million miles away


Peter Case leader des Plimsouls jusqu'en 1986 entamera à cette période une carrière solo bercée sur le versant du Blues et du Folk Rock ! Un chanteur qui a gagné en puissance et en charisme au fil du temps et des expériences ! Toujours actif aujourd'hui à plus de 60 ans, Peter Case s'adonne à sa vie de songwriter, parfois sur scène comme en janvier 2016 avant de préparer, dit-il, un prochain album ...

Bouillon de "culture" :

Les Nerves pourraient certainement obtenir la palme de la micro carrière, perdus dans le magma de ces nombreux groupes à jamais oubliés, et pourtant avec seulement un EP quatre titres sorti en 1976, ils réussissent encore aujourd'hui à faire couler l'encre. Deux compos de Jack Lee "Hanging on the telephone" et "Give me some time", une de Peter Case "When you find out" et un titre signé Paul Collins : "Working too hard" :
Un véritable bouillon de "culture" rock en ébullition... il ne leur a manqué que le succès.

Discographie
EP :     The Nerves (1976)

Rééditions
The Nerves: Jack Lee, Paul Collins, Peter Case (compilation 10 titres, 1986, Offence Records)
25th Anniversary (EP 6-titres, 2001, Penniman Records)
One Way Ticket (compilation 20 titres, 2008, Alive Records

Auguste Marshal

samedi 1 octobre 2016

Johnny Rotten

Johnny Rotten : le pouvoir des mots !

John Lydon
John Lydon

"Être Punk, c'est trouver sa voie, son style, surtout ne pas suivre bêtement les autres".


 "En tant que roi du punk, je décrète cette loi : le punk n’a pas besoin de roi”


John Lydon souvent plus connu sous le nom de Johnny Rotten.
Homme de paroles, et de phrases provocatrices, hautes en couleur, il raconte dans ses Mémoires  «La rage est mon énergie» : "Oh, mon Dieu, matez-moi ces dents!" C'est Steve Jones qui a fait : "Oh beuuurk, t'es tout pourri!" Du coup, tout le monde m'appelait Rotten, "pourri", et le surnom m'est resté à vie! 

Johnny Rotten : La rage est mon énergie
Johnny Rotten : La rage est mon énergie

En anglais ça donne «anger is an energy», le refrain de Rise, un morceau de PiL (Public Image Limited). C'est le groupe qu'il forma en 78' au sortir de l'expérience Sex Pistols !


Johnny Rotten qui déclarait en 2013 à Hugo Cassavetti de Télérama que la musique n'était pas une vocation dans sa vie, mais un truc qui lui est tombé dessus :
"C'est arrivé par hasard. Malcolm McLaren et Bernie Rhodes, le futur manager de The Clash, étaient en train de monter ce groupe, les Sex Pistols. Rhodes avait repéré ce drôle de gamin aux cheveux verts qui arpentait King's Road avec un tee-shirt sur lequel était inscrit : « Je hais Pink Floyd ». C'était moi. Ils m'ont demandé si je voulais chanter. Je n'y avais jamais pensé.
En fait, j'avais même développé un certain art de mal chanter. Parce que j'avais fréquenté un collège catholique où, dès qu'on repérait un garçon à jolie voix, il était enrôlé dans le chœur. Et on savait ce qui arrivait aux gosses qui tombaient entre les mains du prêtre… Voilà d'où vient ma voix si particulière. Une protection. Du coup, elle est assez unique. Et puis j'ai toujours été plus sensible à la force des mots, à leur prononciation qu'à une simple mélodie".

 "J'ai écrit le texte de God save the queen presque d'un trait, le temps d'avaler une boîte de baked beans [haricots blancs, ndlr] ! Une vérité qui ne demandait qu'à jaillir."

 Interview complète Télérama de Johnny Rotten 

  Johnny Rotten : magique sauvagerie du langage !

Auguste Marshal

Sex Pistols : God Save the Queen