mardi 27 septembre 2016

Gene Vincent

Race With the Devil : 

Tribute to Gene Vincent & Eddy Cochran

 
Eddie Cochran & Gene Vincent


Idée de scénar' pour les producteurs en mal d’inspiration: 1955, sud des États-Unis, un jeune mec de 20 ans se fait renverser par une Chrysler, on doit l’amputer de la jambe gauche. Il refuse. Il portera une armature métallique, s’assommera d’analgésiques pour le restant de ses jours… 
Pour tuer le temps, à l’hôpital, il grattouille sa guitare, écrit 2 ou 3 trucs. Il est repéré à un radio crochet, enregistre un disque, et c’est la gloire, sexe-alcool et rock'n'roll. 

Eddie Cochran - Somethin' Else




Tournées incessantes, split du groupe qui l’accompagne, son étoile pâlit, de jeunes bellâtres le remplace en tête des charts… Qu’à cela ne tienne, en Europe, il reste vénéré, adulé. Sa tournée outre-manche fait un tabac, c’est l’émeute partout où il passe, les salles sont combles mais sur la route de l’aéroport, alors qu’il revient aux States, c’est l’accident… Son meilleur pote, chanteur également, est tué sur le coup, lui est sévèrement touché… 
Plus rien ne sera comme avant, les albums s’enchaînent, les tournées également, mais sans retrouver la folie d’avant. Il est complètement oublié aux États-Unis, alors il tourne, tourne sans cesse en France, en Angleterre, mais dans des boîtes de nuit, des arrières salles miteuses, des dancing, et tout cela avec toujours l’alcool en toile de fond, les managers véreux, les divorces à répétition. 

Be Bop A Lula - Gene Vincent




Puis c’est le clap de fin, il s’écroule au pied de sa mère :  "hey, mam’, je crois bien que c’est fini cette fois-ci… ". Générique. Marchera pas ce film ! 
Qui y croirait ? Trop noir ! Et pourtant. Et pourtant… c’est la vie de Gene Vincent qui vient de se dérouler sous vos yeux, brut, sans fioritures. 
Son pote, mort à ses côtés ? Eddie Cochran, créateur entre autres pépites de Summertime Blues et de Somethin’else
Il quitte cette terre en 1971, assommé d’alcool et d’excès . Une vie Rock'n'roll en somme… Son plus grand succès Be bop a lula est universellement connu, mais écoutez ce morceau, injustement oublié. Vous verrez. Il y a plus de sauvagerie et de rage dans ce titre que dans toute la programmation du Hellfest réunie : B.I Bickey bo bo 

Gene Vincent & His Blue Caps - B-I-Bickey-Bi, Bo-Bo-Bo



Et je sais que beaucoup de Dijonnais sont sur ce blog: il existait une boite rue Marceau, le Moonlight. C’est ici qu’il se produisit pour un de ses derniers concerts, en octobre 1969. Bonnes ondes…

Etienne Frelet

Et si vous êtes réticents à écouter nos racines des années 50', prenez soin d'écouter ce qu'en fait l'incroyable Brian Setzer des Stray Cats : ça chauffe !

Stray Cats - Be-Bop-A-Lula - Live 


Eddie Cochran - Summertime Blues



Et on modernise légèrement : The Who - Summertime Blues

 

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